Fin janvier, Maxime Lopez fulmine. Le milieu marseillais n'a eu que six titularisations en Ligue 1 à se mettre sous la dent et enrage de ne pas retrouver le niveau affiché la saison dernière. L'OM, qui s'accroche à la troisième place du podium et qui avance en Ligue Europa, trouve son rythme de croisière sans lui. "Il devenait fou de ne pas jouer. Il ne voulait qu'une seule chose, c'est redevenir titulaire", témoigne son frère Julien Lopez, joueur au Paris FC et très proche de celui avec qui il entretient depuis toujours une "relation fusionnelle". Relégué à un statut de remplaçant dont il ne s'est pas encore totalement défait, Maxime Lopez a su dépasser son coup de moins bien pour revenir dans l'équipe avec un fil conducteur : le travail au service de l'ambition.
Déjà forgé dans la difficulté de ses débuts
S'il avait bien débuté la saison dans la peau d'un titulaire au mois d'août dernier, Maxime Lopez est rapidement sorti du onze type de Rudi Garcia qui ne l'a depuis utilisé qu'avec parcimonie. Avec 1040 minutes passées sur les terrains de Ligue 1, l'international Espoirs a deux fois moins joué que lors de la saison de son explosion. Moins de risques pris dans son jeu, un peu moins de dynamisme et d'influence, aussi... autant de difficultés expliquées par une baisse de régime en un sens logique. "C'est sûrement un peu le contrecoup de la saison dernière, analyse son frère Julien. Il ne faut pas oublier qu'il est jeune, il n'a que 19 ans. Il ne s'est pas laissé aller mais il s'est dit qu'il faudrait simplement faire ce qu'il faisait la saison passée. Il a compris qu'il fallait travailler toujours plus sans se relâcher la moindre semaine". En silence, Maxime Lopez a alors mis les bouchées doubles à l'entraînement, débriefant tous ses gestes et attitudes pour mettre en avant sa détermination. "Mon frère a vraiment un mental d'acier, reprend son aîné. Il n'a jamais baissé les bras, il n'a jamais maronné ou boudé et ça a montré sa force de caractère".
Avec le recul de ses premiers mois chez les professionnels, Maxime Lopez se retranche dans le travail et se dit qu'il a déjà connu pire. Sous Marcelo Bielsa, d'abord, qui l'avait tout de suite écarté du groupe alors qu'il venait de parapher son premier contrat professionnel. Puis sous Michel, qui le mettait sur le banc sans qu'il ne puisse en sortir à un moment où il voyait son club en perdition. "Il s'est souvenu de cette période qui lui a permis d'exploser dès qu'il a pu jouer la saison passée, explique son frère. Alors il s'est vu reproduire le même schéma, même si la situation était différente". Attentif à ce qui peut se dire autour de lui, Maxime Lopez a entendu les critiques et a un temps souffert de ces "passes latérales" pointées du doigt. "Je pense que les gens attendaient trop de lui à un moment donné", souffle Julien Lopez qui n'a jamais vraiment pu faire entendre l'argument à son frère, volontaire pour prendre tout le poids de telles responsabilités. Car même s'il ne peut plus en parler tous les jours à Julien qui ne vit plus avec lui dans la cité phocéenne, sa volonté de devenir un grand de l'OM n'a pas bougé d'un iota.

