Mesut Ozil ne regrette pas sa photo prise avec Erdogan

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Mesut Ozil vient de publier un communiqué dans lequel il indique qu'il ne ressent aucun remord par rapport à sa pose avec Erdogan.

Deux mois après les faits, Mesut Ozil vient enfin de sortir de son silence. Et ce n'est pas pour s'excuser. Loin de là. Le milieu international allemand a assumé parfaitement le fait de s'être pris en photo avec Recep Erdogan, le président turc, n'en déplaise à tous ceux qui l'ont critiqué pour cette initiative. Et, il y en a eu beaucoup. Le joueur d'Arsenal a même affirmé que si c'était à refaire, il le ferait sans la moindre hésitation.

C'est à travers un communiqué, publié sur ses différents supports sociaux, qu'Ozil a fait part de sa position et aussi de son mécontentement. Tout en exprimant son opinion, il a aussi critiqué tous ceux qui l'ont montré du doigt pour un prétendu ralliement politique. Son grief est dirigé principalement contre les médias d'Outre-Rhin, ainsi que certaines des sponsors de la Nationalmannschaft.

"Je ne voulais pas manquer de respect à mes ancêtres"

"J'ai rencontré le président Erdogan à Londres, lors d'un gala de charité, a-t-il expliqué. Pour moi, faire une photo avec le président Erdogan n'était en aucun cas politique, il s'agissait juste de respecter le plus haut dignitaire de mon pays (...), de ne pas manquer de respect aux racines de mes ancêtres, qui auraient été fiers de ce que je suis devenu aujourd'hui."

Dans la très longue lettre qu'il a rendue publique, le champion du monde 2014 a aussi précisé, et de manière qui ne laisse place à aucune ambiguïté, qu'il est fier de ses racines et du pays de ses parents. Et qu'à aucun moment, il ne se voyait renier tous les principes qu'il a inculqués. Enfin, il a mis les politiciens allemands devant leurs responsabilités en rappelant qu'eux-mêmes ont des relations avec le gouvernement turc et qu'ils n'ont aucun scrupule à échanger et se photographier avec les dirigeants de ce pays.  "Comme beaucoup de personnes, mes origines proviennent de différents pays. J'ai deux cœurs : un allemand, un turc. Durant mon enfance, ma mère m'a dit de ne jamais oublier d'où je venais", a-t-il lâché.

Pour ce qui est du message laissé à ses détracteurs, il était très offensif mais avec des mots bien choisis : "Certains journaux allemands utilisent mes antécédents et ma photo avec le président Erdogan comme une propagande de droite pour faire avancer leur cause politique. Pourquoi ont-ils utilisé des images et des titres avec mon nom comme une explication directe de la défaite en Russie ? Ils n'ont pas critiqué mes performances, ils n'ont pas critiqué les performances de l'équipe, ils ont simplement critiqué mon ascendance turque et le respect pour mon éducation. Cela franchit une ligne personnelle qui ne devrait jamais être franchie, car les journaux essaient de retourner la nation de l'Allemagne contre moi".

Enfin, Ozil a conclu en rappelant que Lothar Matthaus, l'une des légendes allemandes et représentant de la DFB lors du Mondial, a lui aussi "rencontré un autre leader mondial" (ndlr, Vladimir Poutine) aux principes et idées contradictoires avec ceux de son pays, mais sans que personne ne daigne le pointer du doigt. "Mon héritage turc fait-il de moi une cible plus facile", s'est-il interrogé.

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