Lionel Scaloni a vivement critiqué la FIFA. Le sélectionneur de l'Argentine estime que le calendrier de la Coupe du monde est loin d'être optimal et n'hésite pas à le dénoncer ouvertement.
« Je ne comprends pas le fonctionnement de la Coupe du monde : nous avons eu six jours de repos et il ne nous en reste plus que trois et demi », a-t-il déclaré en conférence de presse après le match haletant contre le Cap-Vert (1-1, 3-2 après prolongation). « C’est justement quand on a le plus besoin de récupération qu’on en a le moins. »
« C’est incompréhensible. Le tournoi aurait dû s’étaler progressivement. Mais bon, c’est ainsi », a-t-il ajouté. « Enzo (Fernández, ndlr) a ressenti une légère crampe en fin de match, mais il s’est remis. Facundo (Medina, ndlr) était épuisé à la fin, car nous l’avons beaucoup utilisé en attaque, ce à quoi il n’est pas habitué. »
Nombreux sont les supporters qui estiment que l’Argentine, bénéficiaire d’un tirage au sort « favorable », n’a pas le droit de se plaindre auprès de la FIFA. Après cette rencontre a priori facile contre le Cap-Vert, l’Albiceleste affrontera l’Égypte en huitièmes de finale, dès mardi soir.
Scaloni refuse toutefois de parler d’un calendrier « favorable » et tient à saluer le combat des Cap-Verdiens. « Bien sûr, nous avons mérité la victoire et la qualification, mais ce fut un match extrêmement difficile. Voilà pour ceux qui disaient que nous avions eu un tirage au sort facile. »
Scaloni s’est d’ailleurs rapidement montré irrité en conférence de presse. Interrogé par le journaliste Néstor Clivati sur les difficultés liées au statut de favori, il a coupé court avec fermeté : « Non, pas ça… Arrêtez ! »
« Il y a d’autres facteurs qui rendent le match difficile, comme le terrain. C’était étrange, le ballon ne roulait tout simplement pas aussi vite que d’habitude », explique-t-il ensuite. Lorsque Clivati tente alors de réagir, Scaloni l’interrompt. « Laissez-moi finir. Oh, vous vous énervez maintenant ? Alors dites ce que vous vouliez dire. » Clivati choisit alors de présenter ses excuses au sélectionneur, qui les accepte.

