Kees Smit fait son autocritique après la défaite 1-2 de l’AZ contre la Juventus en Ligue Europa. « Je suis en fait revenu un peu trop vite », reconnaît le milieu offensif du club d’Alkmaar en évoquant sa récente blessure.
« C’est une leçon pour moi : je devrais peut-être être plus honnête avec moi-même et avec les kinés », déclare Smit, cité par l’Algemeen Dagblad. « Mais je veux simplement jouer le plus possible et c’est un peu un piège. »
Après s’être remis d’une blessure à l’aine, Smit avait retrouvé la sélection néerlandaise Espoirs. Titulaire contre la Norvège (0-0) et la Slovénie (victoire 2-4), il s’était illustré lors du second match avec un but et une passe décisive. Blessé, il avait manqué la rencontre contre la Bosnie-Herzégovine qui avait permis à son équipe de décrocher son billet pour l’Euro.
Le joueur de l’AZ est ensuite resté un mois sur la touche en raison de nouveaux problèmes physiques. « Quand on ne se sent pas bien, mieux vaut manquer un match, ou deux, mais je voulais aider les Pays-Bas Espoirs. À cause de ça, j’ai aussi raté de beaux matches, et ça m’embête beaucoup. Ceux contre le Feyenoord et l’Ajax, j’en suis encore malade. »
Contre la Juventus, Leeroy Echteld a fait entrer Smit à la 62e minute. « J’avais vraiment hâte de rejouer au football et ce genre de match donne de l’énergie, quoi qu’il arrive. Je suis très heureux de rejouer et il faut que ça continue. »
Smit et Elijah Dijkstra, l’autre remplaçant entré en jeu, ont permis à l’AZ de se montrer régulièrement dangereux en fin de match face à la Juventus. « Oui, ils sont bien entrés. Mais je ne pense pas que le match ait vraiment changé seulement à la fin. Je trouve que nous avons bien joué en seconde période », estime Echteld, satisfait.
« Bien sûr, avec les changements, le match s’ouvre un peu plus et ces garçons apportent davantage d’énergie », analyse l’entraîneur de l’AZ, qui aurait aimé voir son équipe jouer avec plus de maturité en première période. « Pendant le match, on sent qu’il faut passer une ou deux vitesses. À un moment donné, nous y parvenons et on voit alors que nous pouvons tout à fait rivaliser. »



