Nommé sélectionneur de l'Italie en début de semaine, Roberto Mancini a un long chantier qui l'attend devant lui. L'ancien entraîneur du Zenith Saint-Petersbourg va devoir remettre la Nazionale sur le droit chemin en la qualifiant pour l'Euro 2020, après l'échec, en barrage, contre la Suède pour la qualification pour la Coupe du monde 2018. Mais l'entraîneur de 53 ans est prêt à relever ce défi.
Présenté comme sélectionneur, Roberto Mancini a remercié les dirigeants de la fédération italienne : "Je suis ému. Je remercie la fédération italienne pour avoir placé sa confiance en moi. Je suis fier de ce moment. Je suis excité car devenir sélectionneur de l’équipe nationale n’est pas quelque chose de banal, ça n’arrive pas toujours. Je suis fier de diriger l’équipe nationale. C’est la chose la plus belle. Je suis heureux de ce choix même pour mes parents, je pense qu’ils sont heureux. Devenir sélectionneur de la Nazionale est la plus haute aspiration de tous les entraîneurs. Quitter le Zénith ? Il y a des moments dans une carrière où une décision doit être prise. Je pense que c’est peut-être le bon moment pour faire quelque chose pour l’équipe nationale".
Roberto Mancini a dévoilé ses objectifs : "La Nazionale est importante. Manquer le Mondial a été un grand deuil pour nous tous (...) J’ai été de nombreuses années ici, malheureusement, nous n’avons pas gagné, mais nous nous en sommes rapprochés. Je voudrais être un bon sélectionneur qui peut ramener l’Italie où elle le mérite, sur le toit du monde et de l’Europe. II est difficile pour un entraîneur de l’équipe nationale de faire en sorte que tout le monde soit d’accord. J’espère que je pourrai être la personne qui ramène le triomphe en Italie. Notre mission est de faire que l’Italie soit proche de ses fans à travers notre jeu et nos résultats. Je demande aux joueurs de montrer les rêves qu’ils ont dans leur cœur".

Balotelli de retour, Buffon en attente
Le sélectionneur italien a évoqué les cas Mario Balotelli et Gianluigi Buffon : "En Italie, il y a beaucoup de joueurs de qualité. Balotelli ? Nous l’appellerons probablement car nous voulons le revoir en bleu comme lorsqu’il était au championnat d’Europe avec Prandelli. Gianluigi Buffon ? Nous allons lui parler aussi, jusqu’à présent, nous n’avons pas eu le temps. L'Italie a de bons joueurs et en a toujours eu. Il est clair qu'il y a eu des périodes où il y en avait tant que la qualité technique était impressionnante. Mais maintenant aussi, il y a de bon joueurs. Peut-être un peu jeunes, il faudra un peu de temps, mais je pense qu'on peut réunir une excellente équipe".
"Je veux connaître les joueurs avant de décider comment nous allons jouer. La formation et la mentalité seront déterminées par les caractéristiques de l’équipe. Il y aura de la place pour celui qui veut faire les choses bien pour l’équipe. L’âge est certainement important car nous avons besoin de construire l’avenir. Mais ce ne sera pas un critère excluant", a conclu l'ancien entraîneur de Manchester City.

