Hier, pour l’Inter c’était la sixième fois qu’elle était menée, la quatrième en championnat seulement : si elle a toujours réussi à renverser la situation en Italie, elle n’y est pas parvenue lors des deux rencontres de Ligue des champions où elle s’est retrouvée menée. Quand le niveau s’est élevé, la remontée a cessé d’être la règle. Dans ce contexte, Cristian Chivu y a mis du sien, avec une telle véhémence qu’il en a même perdu la voix.
La mi-temps contre Bologne a en effet été la plus agitée depuis que le Roumain entraîne l’Inter, dépassant même la tempête qui avait suivi le Juventus-Inter (4-3) de l’an dernier. Les murs du Dall’Ara en ont vraiment tremblé : l’entraîneur en voulait à tout le monde et reprochait à son équipe ces quelque quarante minutes passées à la dérive. Après ces cris d’une intensité inédite, l’Inter s’est complètement réveillée et a disputé la seconde période avec l’autorité des grandes équipes. Chivu a ainsi obtenu l’effet escompté.
Aleksandar Kolarov, son adjoint, a pris la parole à sa place : « Je ne porterais pas non plus un jugement aussi négatif sur la première période, notre entame n’a pas été si mauvaise… », a-t-il reconnu. « Nous avons commis une erreur, mais l’équipe travaille et sait ce qu’elle doit faire : j’aurais signé d’avance pour gagner 3-1. Nos joueurs savent à quel point ils sont forts, mais il y a aussi un adversaire, nous ne jouons pas seuls. Cette fois, nous avons haussé l’intensité en seconde période et produit du très bon football, toute la différence est là. En Europe, le jeu va plus vite. Nous essayons toujours d’y être agressifs aussi, nous rencontrons quelques difficultés, mais seulement sur le plan des résultats : nous avons encore le temps de récupérer les points perdus en route. »

