Êtes-vous déçu par la physionomie de cette rencontre ?
Oui, on est déçus par le fait d’être réduit à dix contre onze rapidement. A onze contre onze, on leur tenait tête. C’est dommage mais il faut retenir l’état d’esprit du groupe parce qu’à 3-0 à la mi-temps, ici au Parc des Princes, à dix contre onze, il y a beaucoup d’équipes qui auraient lâché et nous, on n’a pas lâché. On a gardé notre cap, on a fait une très bonne deuxième mi-temps et on s’en sort avec un 3-1. Dans l’ensemble, on peut être fier de nous.
Le rêve du titre s’est-il envolé avec cette défaite ?
Non car on n’a pas rêvé du titre. On voulait juste gagner ce match pour avancer et finir le plus haut possible. Dans le groupe on n’a jamais parlé de quoique ce soit. On est juste déçu du résultat car on pensait pouvoir embêter cette équipe et on a vu que dans les 20 premières minutes qu’on les a mis en difficulté. On savait qu’il nous craignait et ça s’est encore vu ce soir. C’est vraiment dommage de prendre ce rouge au bout de 20 minutes qui change la physionomie du match.
Avez-vous revu la faute de Salis Abdul Samed sur Achraf Hakimi ?
Non, je ne l’ai pas revu mais on m’a dit que c’était quand même une grosse faute donc pas de souci là-dessus.
Pensez-vous que sans ce carton rouge, vous auriez pu y arriver et que malgré tout ce soir c’est votre dernière chance de penser au titre qui s’envole ?
On voulait gagner ce match. Je pense que sur les 20 premières minutes, on a fait une grosse entame, on a deux ou trois situations qui aurait pu nous permettre d’ouvrir le score. On a des regrets par rapport à ce carton rouge car on pensait vraiment les embêter, on les avait bien étudiés mais malheureusement ça change le match et prend trois buts qui font mal à la tête. On est revenus en seconde période avec les mêmes intentions de jeu d’aller presser haut. A onze contre onze ici c’est difficile mais à dix contre onze encore plus mais on peut être fier d’avoir relevé la tête après la pause.
Comment jugez-vous votre réorganisation en seconde période et la manière dont vous avez muselé le PSG ?
Oui, on leur a tenu tête. On avait déjà changé l’organisation après le carton rouge puisqu’on était passé en 5-3-1. Forcément, ce n’est pas facile pour aller les chercher haut, ce qui est notre marque de fabrique. Mais on a gardé ce cap. Le coach a fait deux changements à la mi-temps pour amener du frais et du dynamisme et c’est ce que l’on a réussi à faire. On a pu les regarder droit dans les yeux. C’est dommage car à 3-1, si on marque ce deuxième but ça aurait pu les mettre encore plus en difficulté, le public aurait pu se retourner contre eux. En mettant ce deuxième but, on aurait pu les embêter encore un peu plus parce qu’on sentait vraiment dans leurs yeux qu’ils doutaient et qu’ils nous craignaient.
Quels ont été les mots du coach dans le vestiaire ?
Le mot c’est « fierté » ! Parce que ce que l’on fait depuis le début de saison est extraordinaire et on l’a encore montré ce soir malgré le fait que c’était difficile. On est fiers et il faut continuer comme cela lors des sept derniers matchs pour finir le plus haut possible. On est un groupe ambitieux et on va essayer d’aller chercher ce que l’on mérite.
Vous dîtes les avoir bien étudiés, quel était le plan pour déstabiliser cette équipe ?
Le plan c’était de rester nous-même et de prendre beaucoup de plaisir comme on le fait depuis le début de saison. On voulait aller les presser, les chercher haut c’est ce que l’on a réussi à faire parce qu’on a réussi à gratter deux ou trois ballons qui les ont mis lorsqu’on était à onze contre onze. A dix c’était plus compliqué mais on a récupéré quelques ballons qui nous ont permis d’avoir des situations et même des grosses occasions en seconde.





