Comment avez-vous vécu le fait de marquer ce premier but ?
Olivier Giroud : C'était un soulagement d'avoir pu concrétiser les occasions que j'ai pu avoir. Je n'ai pas pu le faire sur les premières occasions que j'ai eu. J'étais fier, soulagé, heureux, ce que vous voulez (sourire). Quand j'ai marqué à Nantes on m'a reproché d'avoir un peu trop intériorisé ma joie mais j'avais promis que je ferai le contraire contre la Roumanie. J'avais beaucoup de pression comme toute l'équipe donc ce but est arrivé au bon moment.
Votre but a fait un peu débat, alors faute ou pas ?
Sur l'action je ne vois même pas que je lui touche le bras. Sur le ralenti, cela peut se siffler. Après j'estime que je n'étais pas dans les 6 mètres et puis sauter les bras le long du corps, cela n'a jamais mené personne bien haut.
On a l'impression que vous vivez votre meilleur période en équipe de France, vous êtes d'accord avec ça ?
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Après plusieurs personnes m'ont dit que j'étais meilleur dans l'adversité mais je n'ai pas envie d'avoir toujours à me battre contre les médisants. Je me sens bien dans ce système et j'ai acquis beaucoup de confiance dans cette équipe.
Pouvez-vous nous raconter ce qu'il s'est passé après le match ?
Je ne sais pas si c'est parce qu'on était très fatigué mais cela a été très sobre vendredi. On l'a échappé belle, on aurait pu faire match nul. Cela s'est joué à un coup de Dimitri (rires). Il n'y a pas eu d'explosion de joie mais beaucoup d'applaudissements et d'encouragements.
Est-ce que Dimitri Payet a pris une dimension plus importante dans le groupe ?
Pour être honnête oui, il est de plus en plus décisif et vendredi il a fait le match presque parfait. Quand je me repasse nos actions dans la tête, il peut finir avec 5 ou 6 passes décisives si on avait été un peu plus efficace. Merci Dimitri quand même....
A quel moment un joueur comme lui change de dimension ?
Peut-être que le championnat d'Angleterre lui convient à merveille. C'est la seule réponse que je peux avoir par rapport à ça.
Il y a an vous jouiez le match en Albanie perdu, quel souvenir en gardez-vous ?
On n'avait pas fait notre meilleur match, c'est une certitude. L'Albanie avait montré des qualités assez exceptionnelles et ils m'avaient surpris. Ils jouaient avec beaucoup de coeur, de gaz... Ils ont aussi d'autres qualités donc on va les étudier. J'ai regardé leur match contre la Suisse et j'ai vu que Lorik Cana avait été expulsé, ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour nous.
Loïc Tanzi, à Clairefontaine



