On sent que la préparation commence à être longue, avez-vous hâte de commencer les matches ?
Hugo Lloris : On a senti l'engoument cette semaine autour de cette équipe de France. On a connu des périodes difficiles et on sent que le climat est calme. Mais il faut rester concentré et lucide par rapport à tout ça.
L'élan populaire peut-il porter l'équipe pendant la compétition ou au contraire cela met plus de pression ?
J'espère que ce sera le petit plus qui nous amenera le plus loin possible. On reste calme par rapport à tous ça, mais ça fait plaisir. Il faut arriver à transformer ça en énergie positive.
Il y a eu des forfaits, comme Raphaël Varane, est-ce facile de créer des automatismes en défense aussi rapidement ?
La solidité défensive part de tout le collectif. Après il y a des absences, des malheureux, des choix pour le sélectionneur... il faut composer avec ça. A partir de maintenant, nous sommes 23 (les réservistes ont quitté le groupe ce dimanche, ndlr), on est tous concernés et on a envie de réussir de belles choses à commencer par le match face au Cameroun.
Est-ce que ce match face au Cameroun est important de ce point de vue là ?
On a toujours envie de jouer, de sentir l'odeur des matches. Ce n'est pas facile de se juger à l'entraînement. Il faut du temps de jeu pour régler des détails qui seront importants pendant la compétition.
On a senti dans le groupe une atmosphère joviale ces derniers jours, est-ce que le départ des réservistes a changé quelque chose ?
Cela ne fait pas plaisir de voir des coéquipiers quitter l'équipe mais c'était prévu. Je tiens à féliciter les réservistes car ils ont apporté leur professionnalisme jusqu'aux dernières séances avec le bon état d'esprit. Après le plus important c'est que l'équipe de France marche, réalise de belles choses et ils y auront contribué.
Loïc Tanzi, à Nantes





