Benzema, Griezmann, Mbappé… L’attaque de l’équipe de France pourrait avoir encore plus fière allure qu’elle ne l’est déjà et pourtant, on ne verra certainement jamais ce trio associé ensemble. Absent de la sélection française depuis six ans et le début de l’affaire de la sextape à l’encontre de Valbuena, Karim Benzema n’a depuis plus été rappelé par Didier Deschamps.
En plus de cette affaire judiciaire, l’attaquant du Real Madrid s’était montré loin d’être irréprochable dans sa communication, laissant notamment sous-entendre dans une interview à Marca que le sélectionneur avait "cédé à une partie raciste de la France". Certainement la goutte de trop pour Deschamps même si ce dernier pourrait ne pas être le principal responsable de l’absence de Benzema.
"Si Didier a un problème avec quelqu'un, il l'appelle et il règle le problème. Surtout avec quelqu'un qu'il connaît, qui l'aurait déçu, a déclaré l’ex-agent de KB9, Karim Djaziri, sur RMC. (...) Didier a repris des joueurs qui ont insulté sa famille. Il a excusé bien pire à des joueurs."
"En juillet 2017, Karim me dit d'appeler le président [Le Graët] pour organiser un rendez-vous avec Didier. J'ai appelé le président, mais il n'a pas voulu organiser ce rendez-vous. (...) On ne sait même pas s'il au courant."
A la question de savoir si finalement le président Le Graët n’était pas le principal réticent au retour de l’ancien Lyonnais, Djaziri n’y va pas par quatre chemins.
"Clairement. Deschamps était très proche de Benzema. C'était une relation père-fils. C'était son gars."
Des propos qui laissent donc des regrets de ne pas voir celui qui tire le Real Madrid vers le haut depuis deux saisons enfiler de nouveau le maillot des Bleus et ainsi rendre la France encore plus favorite qu’elle ne l’est à l’Euro. Mais un coup de téléphone et tout pourrait changer.
"Bien sûr qu’il veut revenir. (...) Il est prêt depuis six ans. Ça fait six ans qu'il attend. C'est un joueur qui aime trop le foot."
L’appel du pied du clan Benzema a peu de chances d’aboutir tant la relation Le Graët - Deschamps est forte. Et on voit mal le sélectionneur aller à l’encontre de son président alors que les deux hommes forts du football français ont construit une vraie structure chez les Bleus.



