Mention bien. C'est une appréciation qui pourrait résumer cette troisième copie rendue par le Brésil dans cette Coupe du monde. Face à la Serbie ce mercredi, la Seleçao a en effet montré un bon condensé de ses qualités. Une défense hermétique, des vertus mentales pour bien gérer ses temps forts et ses temps faibles, et du talent devant, évidemment.
Rien n'a été simple, pourtant, encore une fois. Quand Marcelo a laissé sa place à Filipe Luis au bout de quelques minutes, le doute aurait pu ronger les Auriverde. Le joueur du Real Madrid, qui avait récupéré le brassard de capitaine à plusieurs reprises depuis le forfait de Daniel Alves, a une importance capitale dans le dispositif de Tite. Son bagage technique exceptionnel et son vice sont essentiels. Mais avec un profil différent à son poste, le Brésil a su s'adapter pour trouver un nouveau souffle.
Coutinho, grand bonhomme de ce premier tour
Une fois de plus, la Seleçao n'a pas forcément illuminé la rencontre, c'est à signaler également. Mais elle a su faire preuve de patience pour user son adversaire, avant de piquer. Le but de Paulinho sur un service magistral de Philippe Coutinho illustre toute sa variété. Et Coutinho, justement, a encore montré son influence, après avoir été décisif lors des deux précédents matches de poule. Buteur à chaque fois (et auteur d'un bijou contre la Suisse), le milieu offensif du FC Barcelone a cette fois-ci fait admirer ses qualités de passeur. La forme étincelante de Coutinho est une excellente nouvelle pour pallier la dépendance à Neymar.
Getty ImagesLa superstar du Paris Saint-Germain n'est pas encore à 100%, c'est une certitude. Tite l'a répété en conférence de presse. Mais Neymar est apparu libéré du poids de ses responsabilités, et cela lui a permis de jouer avec une certaine sobriété, en simplifiant son jeu. Pendant toute la seconde période, le numéro 10 a cherché à enclencher les actions ou à les finir, mais sans jamais tomber dans l'excès d'individualisme. Si la réussite n'a pas été au rendez-vous pour la finition, ses bonnes intentions ont été récompensées par une passe décisive pour son coéquipier dans la capitale, Thiago Silva, sur corner, comme à la parade. Une façon de mettre un point final aux supposées tensions entre les deux hommes. "Ce n’est rien, ce sont seulement les gens qui parlent beaucoup. Je n’ai jamais été fâché avec Neymar. Les journalistes ont mal parlé, mais il n’y avait rien de tout ça", a d'ailleurs lâché le défenseur central en zone mixte.
Le dernier mot est revenu à Tite. Le sélectionneur est clair : son Brésil monte en puissance. Et cela tombe bien, parce qu'une nouvelle compétition commence. "Nous ne vivons pas d'attentes mais de la réalité. Cette équipe est de plus en plus forte mentalement au fil de la compétition, et elle a évacué la pression grâce à une bonne prestation sur le terrain, a souligné le technicien. Les pronostics, ce n'est pas pour nous. Ce qui compte c'est que notre équipe devienne plus forte de match en match et progresse."





