Considéré comme l'un des meilleurs arrières gauches du monde, si pas comme le meilleur tout court à son poste, le Canadien Alphonso Davies fait les joies du Bayern depuis l'hiver 2019. Mais la joie semble finalement n'être qu'à sens unique à écouter ce que vient de révéler le rapide latéral. Ce week-end, il s'est en effet confié sur sa solitude, son absence d'amis et son ennui profond consécutifs à son statut de joueur de football.
Isolement et solitude à cause du football
Sur son compte Twitch, le défenseur, qui évolue un cran plus haut avec la sélection canadienne, vient de s'épancher sur la façon dont un footballeur professionnelle appréhende sa vie au quotidien. Il a tenu à ouvrir le débat en parlant du positif : « La vie de footballeur professionnel est formidable, sans aucun doute. Pour se détendre et profiter de la vie. » Mais il n'a pas tardé à pointer le négatif : « Mais après l'entraînement et les matchs, il n'y a plus rien à faire et on s'ennuie. »
Né au Ghana de parents fuyants la guerre civile au Libéria, Alphonso Davies avait rejoint le Canada à l'âge de cinq ans où il a pu connaître une vie à des conditions normales pour tout enfant. Mais son talent précoce lui a rapidement ouvert les portes du football professionnel et il a rejoint l'Allemagne avant même sa majorité. Un déménagement forcé qu'il doit assumer seul, loin de sa famille : « Pour moi, comme je n'ai pas de famille et que ma copine ne vit pas avec moi, je suis seul. Tout le temps. Je n'ai même pas vraiment d'amis, peut-être cinq au maximum. En fait, je suis un perdant populaire. »
Autre problème pour le latéral canadien, plus personnel cette fois, il assure ne pas avoir beaucoup de passions en dehors du ballon rond. Un manque qui le pénalise lorsque l'ennui guette : « C'est un peu inquiétant de ne pas avoir quelque chose à faire, et surtout quand tous tes amis ont du travail. » Le joueur du Bayern précise toutefois qu'il fait avant tout un constat et qu'il ne se plaint pas d'une vie qu'il sait privilégiée. Avec cette prise de parole, espérons que l'impact psychologique, très sous-évalué dans le football professionnel, commencera à être enfin pris sérieusement en compte.

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