Le nom de l'Italien Antonio Conte a été associé ces derniers jours à l'entraînement d'Al-Ahli Saudi, en tant que l'un des noms évoqués pour succéder au Néerlandais Marino Pušić, aux côtés du Portugais Nuno Santo, alors que la direction du club cherche à régler le dossier de l'entraîneur après le recul des résultats et du niveau de jeu.
Al-Ahli fait face à un casse-tête financier avant de prendre la décision de limoger Pušić, car il doit réunir environ 7,5 millions d'euros, correspondant au montant des engagements restants de son contrat, ce qui place la direction devant un défi de taille avant d'entamer des négociations avec un entraîneur du calibre de Conte, qui dispose d'un riche parcours sur les bancs et d'expériences réussies sur les terrains européens.
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Malgré l'attrait du nom du technicien italien, trois obstacles pourraient rendre son arrivée à Al-Ahli difficile dans l'étape actuelle, même s'il entre déjà dans les calculs de la direction.
Les exigences financières et le contexte économique
La contrepartie financière représente l'un des principaux freins à l'engagement de Conte, compte tenu du montant élevé que pourrait exiger le recrutement d'un entraîneur de son envergure, qu'il s'agisse du salaire ou du staff technique l'accompagnant.
Cette démarche intervient à un moment où Al-Ahli fait face à d'importants engagements financiers, après être désormais tenu de réunir 7,5 millions d'euros pour mettre fin au contrat de Pušić, une somme qui impose des pressions supplémentaires sur le budget du club et rend l'idée de s'engager dans un nouvel engagement financier colossal plus complexe encore, d'autant plus que la volonté d'injecter d'importants investissements supplémentaires au cours de la période actuelle n'est pas clairement établie.
Le calendrier de l'engagement et la difficulté de bâtir le projet technique
Conte préfère généralement prendre ses fonctions en début de saison, afin de disposer du temps nécessaire pour évaluer les éléments de l'équipe, définir ses besoins et imposer ses idées techniques et tactiques dès la période de préparation, plutôt que de reprendre une équipe en milieu de saison et de tenter d'en infléchir la trajectoire sous la pression des matchs et des résultats.
Ce facteur semble important dans les calculs d'Al-Ahli, qui a besoin de résoudre rapidement ses problèmes techniques, mais qui, dans le même temps, n'offre pas au nouvel entraîneur le luxe de repartir de zéro, d'autant que l'équipe est déjà engagée dans les compétitions de la saison, et que tout changement dans le style de jeu ou dans la configuration de l'effectif a besoin de temps avant que ses résultats n'apparaissent.
La nécessité d'un projet clair et de garanties techniques
Il ne s'agit pas uniquement du salaire ou du calendrier de l'engagement, mais de la capacité d'Al-Ahli à présenter un projet sportif clair à la hauteur des ambitions d'un entraîneur du calibre de Conte, qui cherche une opportunité réunissant les conditions propices à la réussite, et pas simplement à prendre les rênes d'un grand club.
Le technicien italien a en effet besoin de connaître la physionomie de l'équipe avec laquelle il travaillera, ainsi que les possibilités de renforcer les postes qu'il estime avoir besoin d'être améliorés, outre la clarté des prérogatives techniques et la coordination avec la direction au sujet des transferts.
Et au vu des pressions financières actuelles, Al-Ahli pourrait ne pas avoir la pleine capacité de répondre à tous ses besoins, ce qui ouvre la porte à des divergences de vues entre les deux parties avant de parvenir à un accord.
Par conséquent, l'engagement de Conte ne semble pas lié uniquement à ses compétences techniques ou à son grand nom, mais à la mesure dans laquelle Al-Ahli est prêt à réunir les conditions qui l'aideraient à vivre une expérience réussie, une équation qui paraît complexe au vu de la situation actuelle du club.



