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Gamba Osaka v Tokyo Verdy - J.LEAGUE MEIJI YASUDA J1 100 YEAR VISION LEAGUE Playoff Round 1st LegJ.LEAGUE
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Les tactiques de Yenz Vising… Le « principe de Schmidt » sauve Al-Nusairi et Aouar, mais met Diaby en difficulté à l'Al-Ittihad

Les supporters d’Al-Ittihad s’apprêtent à découvrir une nouvelle approche tactique la saison prochaine, après la nomination de l’entraîneur allemand Jens Wessing, qui succède au Portugais Sérgio Conceição.

Le club a officialisé ce vendredi la signature d’un contrat de deux saisons avec l’Allemand, soit jusqu’en 2028.

  • Le principe de Schmidt

    Il est prématuré de parler d’une « école tactique » distincte pour Vissing : l’entraîneur allemand n’a en effet jamais dirigé de club en solo, hormis le Gamba Osaka japonais lors de la seconde partie de la saison passée.

    Malgré son inexpérience comme entraîneur principal, Vissing a mené le club nippon vers son premier sacre en Ligue des champions de l’AFC, en s’imposant lors d’une finale historique face à Al-Nassr au stade Al-Awal Park de Riyad.

    Ce succès confirme l’influence de l’école de Schmidt, ou « principe de Schmidt », une philosophie tactique née sous l’égide de l’entraîneur allemand de renom Roger Schmidt.

    Vissing a passé trois ans comme adjoint de Schmidt, d’abord à Eindhoven (2021-2022), puis à Benfica (2022-2024), avant de rejoindre Thomas Lech comme assistant à Red Bull Salzbourg.

    Au fil de ces trois années, Vising a assimilé les subtilités de la philosophie de Schmidt, qu’il a ensuite appliquée avec succès au Gamba Osaka et qu’il devrait transposer à l’Al-Ittihad la saison prochaine.

  • Fabinho effectuera-t-il son retour ?

    Vissing s'appuie principalement sur un schéma en 4-2-3-1, avec deux joueurs au poste de milieu défensif (numéro 6), ce qui lui permet de tirer parti de cette configuration tant dans la construction du jeu que sur le plan défensif.

    Vissing leur demande de constituer le socle du jeu, de sorte à recevoir le ballon des deux défenseurs centraux ou du gardien, tout en autorisant les arrières latéraux à se projeter.

    En phase défensive, le technicien allemand leur intime de rester en couverture, sans monter, afin d’assurer la protection des arrières latéraux et de contrer les contres.

    Ce choix tactique pourrait même redonner un rôle au Brésilien Fabinho : malgré l’expiration de son contrat et la non-reconduction décidée par le club saoudien, le système de Vissing pourrait changer la donne.

    Sous les ordres du Français Laurent Blanc, l’Al-Ittihad avait déjà brillé avec ce schéma, tirant parti des qualités de Fabinho et, auparavant, de N’Golo Kanté avant son départ pour Fenerbaçhe.

    En cas de départ du milieu brésilien, Al-Ittihad devra se tourner vers le marché des transferts pour trouver un nouveau sentinelle, d’autant que le Malien Mamadou Doumbia est actuellement à l’infirmerie.

  • La crise de Diaby

    Lors de la deuxième phase de construction du jeu, les ailiers doivent impérativement s'enfoncer dans la profondeur afin de créer une densité dans cette zone et de contraindre l'adversaire à s'y regrouper.

    Cette occupation centrale crée de vastes espaces sur les côtés, que les arrières latéraux peuvent exploiter pour apporter un danger réel devant le but adverse.

    Cette approche profitera sans doute à certains joueurs, notamment le latéral droit Muhannad Al-Shanqiti, dont les montées offensives sont une arme majeure, mais elle risque d’affecter d’autres éléments clés, à commencer par l’ailier français Moussa Diaby.

    Diaby s’est imposé comme un ailier droit fidèle à sa ligne, exploitant sa vitesse pour débouler sur le flanc droit et adresser des centres aux attaquants, ce qui en fait l’un des meilleurs passeurs décisifs d’Al-Ittihad ces derniers temps.

    Le contraindre à s’enfoncer dans l’axe l’obligerait à se rapprocher du but, réduisant son avantage sur l’aile et exposant son principal point faible : la finition, un véritable casse-tête pour un joueur dont la force réside dans la projection latérale.

    L’arrivée de Vising pourrait même présager un départ de Diaby l’été prochain, d’autant que son profil ne correspond guère au style de jeu prôné par l’entraîneur allemand.

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  • Le sauvetage de Al-Nusairi et d’Awar

    En revanche, la méthode de Vissing pourrait bien constituer une bouée de sauvetage pour l’attaquant marocain Youssef En-Nesyri et le meneur de jeu algérien Houssem Aouar, l’entraîneur allemand ayant besoin de joueurs dotés de leurs capacités spécifiques.

    Une fois le ballon sorti du premier tiers du terrain, l’équipe de Vissing s’appuie sur le principe de la « troisième passe », qui nécessite la présence d’un attaquant de pointe comme Youssef En-Nesyri ou d’un meneur de jeu comme Aouar.

    Ce principe consiste à faire transiter le ballon directement du cœur de la défense vers l’avant-poste offensif ou le meneur de jeu, qui le redonne aussitôt à un milieu de terrain lancé depuis l’arrière ; ce dernier l’adresse enfin au latéral qui s’élance dans l’espace libre sur l’aile.

    De manière générale, le technicien allemand s’appuie beaucoup sur les centres, profitant de la montée des arrières latéraux et des incursions des ailiers comme attaquants aux côtés de la pointe, afin de créer une densité offensive dans la surface.

    Cette stratégie profite non seulement à Al-Nassiri, mais aussi à l’ailier néerlandais Steven Bergwijn, dont la capacité à conclure les actions fait la différence.

  • Le principe de Yaisle

    Sur le plan défensif, Fesing s'appuie sur un principe popularisé par son compatriote Matthias Jaissle, l'entraîneur du rival historique Al-Ahly : le pressing inversé.

    L’entraîneur allemand exige un pressing rapide, à quatre ou cinq joueurs, dès la perte du ballon, afin de le récupérer en quatre ou cinq secondes.

    Cette approche implique de repositionner la ligne défensive très haut, presque au niveau du milieu de terrain, afin de réduire les espaces et d’empêcher l’adversaire de sortir proprement le ballon.

    Si ce dispositif permet souvent de récupérer le ballon rapidement, il exige un effort physique soutenu et expose à des contres dangereux lorsque l’adversaire parvient à percer derrière la ligne défensive.

    Yaisle en a lui-même mesuré les risques, ce qui l’a parfois conduit à l’abandonner ou à le rectifier pour en limiter les écueils.