Le 29 avril 2023 restera gravé dans les mémoires espagnoles : sous l’égide de Xavi, figure emblématique de l’âge d’or de la Roja et alors entraîneur du FC Barcelone, Yamal a fait ses débuts professionnels.
D’emblée, le style de l’adolescent évoque celui de Lionel Messi : il défie les défenseurs sans crainte et semble coller le ballon à son pied gauche. Un talent générationnel aussi rare fait le bonheur du FC Barcelone et de la Roja, qui traversent alors une période délicate.
Un peu plus d’un an plus tard, il est devenu un élément clé de la Roja, qui a retrouvé son éclat lors de l’Euro 2024 en battant l’Angleterre en finale. Ce nouveau joyau formé à La Masia a guidé une génération prometteuse comprenant Nico Williams, Unai Simon, Mikel Oyarzabal, Pedri, Gavi et Marc Cucurella.
Est-il équitable de placer le poids d’une nation entière sur les épaules d’un garçon qui n’a pas encore 20 ans ? Sans doute pas, mais Yamal, par ses performances étincelantes, a déjà prouvé qu’il pouvait assumer cette responsabilité… et même aller au-delà.
Même si toute comparaison reste prématurée, un joueur si jeune portant à ce point les espoirs d’une nation ne s’était pas vu depuis que Pelé, à 17 ans, guidait le Brésil vers le titre mondial en 1958.
Doté d’un talent brut, il a déjà prouvé qu’il pouvait éclabousser les grandes scènes. Mais pour soulever le trophée suprême, il faudra encore davantage.
Possède-t-il les qualités de leader dont l’Espagne a tant besoin ? Si ce n’est pas le cas, l’un de ses coéquipiers pourra-t-il endosser cette responsabilité ? Bien que cette nouvelle génération regorge de talent et figure parmi les meilleures sélections nationales, elle n’atteint pas encore le niveau de la génération de 2010.