Zlatko Dalic : "La France était plus chanceuse et pas meilleure que nous"

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Getty Images
Le sélectionneur croate, Zlatko Dalic, a admis qu'il avait du mal à digérer la défaite concédée en finale de la Coupe du Monde face à la France.

Il y a exactement une semaine, l'Equipe de France montait sur le toit du monde en dominant la Croatie en finale du tournoi planétaire (4-2). Pour les Tricolores, ce fut le bonheur total à la suite de cette consécration, mais pour les Vaterni, les sentiments étaient mélangés entre la fierté d'être allés aussi loin et la désillusion d'avoir échoué tout près du but. Une sensation aigre-douce qui est toujours présente aujourd'hui.

La frustration continue des Croates est perceptible à travers l'interview accordée par leur sélectionneur, Zlatko Dalic, au quotidien Vecernji List. Alors qu'après le match, il s'est montré plutôt fair-play dans ses déclarations, ce dernier a tenu un discours différent dans cet entretien, laissant notamment sous-entendre que la France ne méritait pas son succès. "Je suis triste, et je le serai pour le reste de ma vie. Cela reste un grief car la Croatie n'est pas championne du monde, et nous aurions dû être les vainqueurs en raison de notre qualité et celle de notre jeu, a-t-il déclaré. Mais, le bon Dieu ne voulait pas que nous l'emportions. Nous n'avons pas perdu face à une meilleure équipe que nous. La France a juste eu plus de chance. La peine que je ressens par rapport à cette défaite ne s'estompera jamais".

"Un sélectionneur doit être protégé par sa fédération"

Dalic n'a pas le moral au plus haut en ce moment, et pas seulement en raison de ce revers en finale. Le jeune technicien en veut aussi à sa fédération pour ne pas lui avoir permis de préparer ce tournoi dans les meilleures conditions. "Je les remercie pour la chance qu'ils m'ont donnée. Mais il y a des choses qui m'ont dérangé et je les ai dites. L'entraîneur en chef doit être protégé, peu importe son nom. Si je veux que mon adjoint soit une personne spécifique (ndlr, Drazen Ladic), alors il faut le faire venir et ne pas me laisser me battre pendant des mois pour qu'il soit recruté ! Il y avait le Mondial et je ne voulais pas abandonner mes fonctions car je savais que nous allions faire quelque chose de grand en Russie".

Sous contrat avec sa fédération jusqu'en 2020, Dalic est prêt à poursuivre sa mission, mais sous certaines conditions seulement. "En mars dernier, j'étais prêt à partir. Je ne peux pas accepter que des gens qui n'ont jamais frappé un ballon décident de ma destinée. Je suis libre et indépendant et je ne veux pas qu'on joue avec moi ou quelqu'un tente de me virer dans quelques mois", a-t-il lâché. Alors qu'on lui prête des contacts avec de nombreuses sélections (Iran, Ouzbekistan, Egypte et Japon), le successeur d'Ante Cacic a affirmé que l'argent n'a jamais été sa motivation première, même si en tant que "deuxième meilleur entraineur au monde" il doit être justement rémunéré. "Cinq millions par an, c'est trop peu", a-t-il confié avec humour. 

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