Zidane, Mourinho et ces coaches qui ont quitté leurs clubs après un triomphe européen

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Zidane a abandonné son poste alors qu'il sort d'une campagne européenne victorieuse. Mais il n'est pas le premier coach à avoir fait un tel choix.

Zinedine Zidane n'est plus l'entraineur du Real. Il s'en va alors que son bilan sportif est excellent. Il peut même difficilement être meilleur, puisqu'en 29 mois passés à la tête du club madrilène, il a conquis neuf trophées. Dans l'histoire de ce club, seul Miguel Munoz a fait mieux. Le technicien français a notamment réussi à conquérir trois Ligue des Champions consécutives, ce qu'aucun entraineur n'a jamais fait avant lui dans l'histoire du football.

Zidane délaisse ses fonctions en étant au sommet. C'est surprenant, mais ce n'est pas inédit. Avant lui, d'autres coaches avaient choisi de partir en ayant remporté la plus belles des coupes européennes. Ils sont treize pour être précis, entre ceux qui ont choisi de relever un nouveau challenge et ceux qui ont décidé de se retirer de la scène footballistique.

Heynckes et Mourinho, les "spécialistes"

Depuis que la Ligue des Champions dans son nouveau format existe (1992/93), deux entraineurs ont abandonné leur poste en étant sur le toit du Vieux Continent. Il y a Jupp Heynckes et José Mourinho. Le premier l'a fait avec le Real en 1998, puis avec le Bayern Munich en 2013. Et à chaque fois c'était pour se mettre en retrait et profiter d'un repos bien mérité. Concernant The Special One, il avait été sacré avec le FC Porto (2004) et l'Inter de Milan (2010). Lui a, en revanche, délaissé ces formations parce qu'il avait reçu des propositions de clubs plus huppés, à savoir Chelsea et le Real Madrid.

Au Real Madrid, outre Zidane et Heynckes, un certain José Villalonga a choisi de délaisser son poste en étant au firmament. C'était en 1958, après avoir remporté deux Coupes des Champions. Par ailleurs, dans le sens inverse, les Merengue ont aussi accueilli deux coaches champions d'Europe en titre. Mourinho, en 2010 donc, et aussi le Néerlandais Rinus Michels (1971).

En France, le seul triomphe d'un club de Ligue 1 dans la plus belle des épreuves a aussi vu l'entraineur couronné délaisser son tablier. Le Belge Raymond Goethals a abandonné son poste après avoir mené l'OM à la gloire en 1993. Quelques mois après, il s'était offert un ultime challenge à Anderlecht.

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On se souviendra aussi de l'illustre Béla Guttmann, qui a quitté le Benfica Lisbonne en 1962, mais un peu à contrecœur. Il avait demandé une revalorisation salariale à ses dirigeants portugais, mais elle lui a été refusée. C'est alors qu'il a la claqué la porte, en prenant le soin de jeter un sort aux Aigles. Il leur a promis qu'ils ne remporteraient plus de compétition européenne. Jusqu'à aujourd'hui, la malédiction n'a toujours pas été vaincue.

Des entraineurs ont aussi tourné le dos aux clubs qu'ils venaient de faire champions d'Europe parce qu'ils souhaitaient se tester sur la scène des sélections. C'est le cas de l'ancien patron des Bleus, Stefan Kovacs, vainqueur de la C1 en 1973 avec l'Ajax, et du Roumain Emerich Jenei, devenu sélectionneur de son pays après avoir créé la sensation avec le Steaua Bucarest (1986).

Enfin, et pour n'oublier personne, les Nereo Rocco (Milan, 1963), Udo Lattek (Bayern, 1974), Artur Jorge (Porto, 1987) et Ljupko Petrovic (Etoile Rouge de Belgrade, 1991) ont aussi opté pour un changement après avoir guidé leurs équipes respectives vers le sommet continental.  

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