Les répercussions de la crise qui oppose actuellement Al-Hilal à son homologue Renaissance Berkane se poursuivent, suite à la plainte déposée par le club soudanais auprès de la Confédération africaine de football (CAF) concernant l'éligibilité du joueur Hamza El Moussaoui pour les deux rencontres entre les deux équipes dans le cadre des quarts de finale de la Ligue des champions africaine.
L'équipe marocaine avait réussi à décrocher son billet pour les demi-finales, après un match nul (1-1) au Maroc, avant de remporter le match retour (1-0) au Rwanda.
La direction du Hilal estime que la participation du joueur était illégale, affirmant qu'il n'avait pas le droit de disputer ces deux matches en raison de la preuve de sa consommation de substances dopantes, ce qui a poussé le club à demander l'ouverture d'une enquête urgente et approfondie sur cette affaire.
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Une décision obscure attise la colère
Dans un communiqué officiel publié ce lundi soir, Al-Hilal a fait part de sa profonde inquiétude face à l'évolution de l'affaire, indiquant avoir reçu la réponse de Renaissance Berkane adressée à la Commission de discipline de la Confédération africaine de football, dans l'affaire n° DC23337.
Le communiqué précise que la levée de la suspension provisoire du joueur, le 14 mars 2026, fait suite à une demande formulée par Nahda Berkane par courrier électronique envoyé à 23 h 20 le soir même de l'imposition de la suspension.
Al-Hilal a ajouté que la Confédération africaine avait accédé à cette demande en seulement trois jours, sans fournir de justification claire, sans tenir d’audience et sans remplir les conditions prévues aux articles 35 et 36 du Règlement antidopage de la Fédération internationale de football (FIFA) de 2021. Aucune autre partie concernée par l'affaire n'a été informée ou consultée.
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Une décision sans précédent
Le communiqué souligne que la levée d’une suspension provisoire en seulement deux jours, dans une affaire concernant une infraction avérée liée à l’usage de substances dopantes, et sans suivre les procédures légales habituelles, constitue un précédent inhabituel et soulève de réelles inquiétudes quant à l’avenir de l’application des règles antidopage dans le football africain.
Al-Hilal a également souligné que les derniers courriers émis par la Confédération africaine ne faisaient aucune mention de la démission du responsable ayant pris la décision de lever la suspension provisoire, décision qui est au cœur du litige actuel.
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Conflit d'intérêts
Le club soudanais a confirmé qu'il attendait de ce responsable qu'il se retire de son poste de son plein gré, ou que la Confédération africaine de football (CAF) désigne un autre responsable pour examiner l'affaire, avertissant qu'il déposerait une demande officielle pour soulever la question du conflit d'intérêts si cela ne se produisait pas avant l'audience.
Le communiqué a révélé que l'audience se tiendra le 9 avril 2026, soit 26 jours après la décision de lever la suspension et seulement deux jours avant la demi-finale, ce qui rend la situation d'autant plus délicate.
Al-Hilal a conclu son communiqué en affirmant qu'il présenterait tous ces faits lors de l'audience, exprimant sa confiance dans le fait que la Confédération africaine prendra la décision qui garantira la justice et préservera l'intégrité de la compétition, tout en réaffirmant son engagement total à défendre ses droits et à préserver la crédibilité du football africain.
