Tactique - Comment vont jouer les Bleus à l'Euro 2016 ?

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TACTIQUE - Comment va jouer l'équipe de France à l'Euro 2016 ? Le système, le style de jeu, le choix des hommes, Goal vous dit tout...

Qu’est-ce que la tactique ? On dit souvent que le temps file mais que les vertus du football restent les mêmes. Le charme de ce sport réside dans son universalité, son incertitude, ses idées, ce mélange des genres et des forces qui entretient le flou et casse les vérités. La tactique, elle, serait comme une sorte de ligne directrice, une pensée plus accentuée que les autres pour construire une victoire, pouvoir l’expliquer, traverser les époques, et plaire.

Il y a deux ans, au Brésil, l’équipe de France de Didier Deschamps n’a rien révolutionné mais elle a laissé quelques images, assez pour qu’on puisse l’identifier. Elle a aussi laissé l’impression de faire partie de ces équipes qui savent où elles vont. Elle ne révolutionnera rien en juin prochain, mais l’harmonie qu’elle trouvera déterminera son parcours. C’est une vraie mission. Johan Cruyff l’avait dit, un jour. "Le football est simple, mais il est difficile de jouer simple". 


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LES SYSTÈMES 


Le 4-3-3, l'option privilégiée

Depuis le début de l’ère Deschamps, le 4-3-3 à pointe basse est le schéma le plus utilisé par l’équipe de France. Si sa lecture diffère au gré des problématiques de matches pour les Bleus, quelques constantes reviennent : contrôle du milieu, importance cruciale de la sentinelle en phase défensive et dans la relance, influence des circuits sur les côtés (le triptyque latéral-milieu relayeur-ailier) pour l’exploitation de la largeur.

Ce 4-3-3 souligne surtout à quel point le milieu est aujourd’hui le secteur le plus dense de l’équipe. "On se rend compte que c’est le système le plus utilisé actuellement", note d’ailleurs Jean-Marc Furlan, l’ancien entraîneur de Troyes, pour Goal. "Je pense que la première qualité de ce système pour eux, c’est la présence de la sentinelle. Il y a un losange entre le gardien, les deux défenseurs centraux et la sentinelle qui va générer une sécurité importante pour la récupération du ballon. La défense centrale est plus protégée. Et dans les sorties de balle, c’est aussi une possibilité intéressante pour se greffer aux deux défenseurs centraux".

A contrario, le 4-3-3 appellera toujours la créativité, la liberté individuelle. Les prestations les plus ternes l’ont souligné, ce schéma-là nécessite une réflexion et une mobilité plus importantes qu’un 4-4-2 à plat, système plus aisé dans sa compréhension (sur toutes les phases de jeu). C’est au milieu et sur les côtés, avec la richesse de profils à disposition pour les postes de relayeurs (Pogba, Matuidi, Cabaye, Sissoko) ou d’attaquants excentrés (Griezmann, Valbuena, Martial, Payet, Coman, Fekir…), que Deschamps doit trouver les clés pour son animation. "Une équipe a peur quand la défense centrale a peur", poursuit Jean-Marc Furlan. "L’idée est de venir faire percuter des joueurs en permanence. Il faut des joueurs capables d’être à la finition".

Avantages : une maîtrise collective accrue au milieu, un système modelable avec les profils hybrides que Deschamps a à sa disposition, une sentinelle multifonctions (colmater les brèches et aider à la relance), une bonne occupation de la largeur.

Inconvénients : la nécessité de dézoner et de s’intercaler entre les lignes, épauler un avant-centre isolé et éviter la tendance au ronronnement contre un bloc bas, une participation offensive des latéraux qui doit être plus importante.

Le 4-2-3-1, la première alternative

Le 4-2-3-1 est une alternative naturelle pour Didier Deschamps, qui l’a déjà exploré à plusieurs reprises dans la première partie de son mandat. On se souvient de son coaching contre la grande Espagne de 2012, un soir d’automne, où il repositionna Valbuena en meneur axial pour décrocher un nul à la saveur d’une victoire au bout de la nuit madrilène (1-1). Si ce schéma inverse visuellement la pointe du triangle, dans les faits, il modifie surtout l’expression des deux autres milieux et des joueurs de côté… Mais les grands 10 sont aussi l’ADN des Bleus.

La présence d’un joueur libre plus haut peut fluidifier le jeu si ce meneur a les aptitudes spécifiques du rôle : aimanter les ballons et naviguer entre les lignes, toujours. Jean-Marc Furlan résume le dilemme. "Le 4-2-3-1 demande beaucoup plus d’exercices de répétition à l’entraînement parce que le meneur de jeu doit avoir une certaine liberté, sachant qu’on le retrouvera aussi à la finition. C’est quelque chose qui vient naturellement quand on a le joueur idoine. En sélection, c’est plus difficile à créer du jour au lendemain, il y a le risque de voir ce joueur un peu perdu. Mais Payet peut être ce joueur-là…".

Valbuena l’a souvent été en équipe de France, aussi. Sur une partie de match, une réplique tactique à donner, voir Didier Deschamps opter pour ce schéma est une vraie possibilité. Son pragmatisme le pousse à tous types d’ajustements quand l’étau se resserre. Reste à savoir si le sélectionneur national compte aussi sur Dimitri Payet pour creuser l’option. Car c’est ce rôle-là qui a donné à Payet une dimension plurielle à son jeu la saison passée, sous Bielsa. Cette expérience en fait le joueur qu’il est aujourd’hui à West Ham. Un créatif irrésistible, dans l’axe ou sur un côté. 

Avantages : la liberté du meneur, la fluidité dans la préparation, la possibilité de contrarier la relance d’une sentinelle adverse. 

Inconvénients : un circuit difficile à perfectionner, un rôle restreint pour Pogba et/ou Matuidi (bridés "territorialement" pour assurer l’équilibre), se priver d’un de ces deux-là ou de Lassana Diarra.  

Le 4-4-2 est-il possible ?

Depuis plusieurs années, le 4-4-2 est en voie de disparition dans les matches à très haute intensité. Prisé dans les années 90, ce système s’est essoufflé progressivement avec une sorte "d’effet boule de neige" quand les tâches défensives se sont intensifiées pour les attaquants. Avant Deschamps, Blanc, qui l’avait utilisé de temps à temps à Bordeaux, répétait souvent qu’il lui était inconcevable de se priver d’un deuxième joueur sur les phases défensives. Mais là aussi, plus que le système à coucher, ce qui prime, ce sont les intentions de jeu pour l’animer.

Dans notre cas, ce n’est pas un classique 4-4-2 à plat (avec deux lignes très compactes), mais un losange que Deschamps avait expérimenté à la fin de l’été dernier, au Portugal, pour associer Karim Benzema et Nabil Fekir. Leurs périodes fastes appelaient la tentation du duo, une autre ère se serait peut-être dessinée pour les Bleus, mais l’élan de Fekir a été coupé ce soir-là. Et puis Deschamps avait confié la pointe haute du losange à Paul Pogba, un rôle qui ne lui correspond pas. "Je le referai" , avait pourtant lâché DD après coup. On attend toujours. 

Avantages : deux finisseurs, plus de présence, plus d’improvisation pour le meneur et les deux attaquants, un jeu très vertical, une atypie systémique qui surprend l’adversaire.

Inconvénients : une complémentarité à trouver pour le duo d’attaque, dangereux à la perte du ballon si le coulissage dans la couverture n’est pas parfait (le plus difficile à assimiler lorsqu’une équipe utilise rarement ce système).


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LE STYLE


Aborder le style de ces Bleus-là revient à poser deux questions : comment vont-t-ils attaquer, comment vont-ils défendre ? On dit souvent qu’attaquer est ce qu’il y a de plus compliqué. Nuançons cette formule, elle s’applique plus aux traits des joueurs qu’aux principes mêmes du jeu. Attaquer nécessite chez le joueur un talent, une vision et une capacité d’improvisation plus développés mais le poids de la stratégie est le même dans les deux phases. Il y est question de coordination, d’intelligence collective.

Vitesse et transition, aux bons souvenirs du Brésil 

Personne n’a oublié le premier match frisson du Mondial brésilien entre l’Espagne et les Pays-Bas (1-5), il y a deux ans. L’équipe de Louis van Gaal avait alors atomisé la plus mauvaise version de la Roja, une Espagne engoncée dans sa possession sans changements de rythme. Ce match, une sorte d’ode à la verticalité, avait annoncé la grande tendance de l’été car l’équipe de France avait aussi emprunté cette voie.

Arrêts sur image. Suisse-France. 2-5. Deuxième but des Bleus. Benzema exploite une mauvaise relance pour trouver Matuidi à gauche, lequel enchaîne un tir instinctif premier poteau. Récupération haute, deux passes, cinq secondes. Autre genre, troisième but des Bleus. Giroud s’impose sur un corner défensif, combine avec Benzema puis Varane avant de remonter 80 mètres pour délivrer une offrande à Valbuena. Récupération basse cette fois, quatre passes, quatorze secondes. Si l’élaboration varie, dans les deux cas, la transition "brise" l’adversaire.

Jean-Marc Furlan appuie. "C’est notre grande force. Notons trois temps : la phase sans ballon, la récupération du ballon, la transition. Ce dernier temps est notre spécialité en France. On l’a vu au Brésil, on a cette capacité à annihiler le jeu de l’adversaire et faire ‘la balance’ très rapidement" . Culturellement, dans l’histoire de ses grandes conquêtes, l’équipe de France a souvent utilisé cette arme directe, primaire diront certains. Mais sa signature se résume grandement à ce type d’images depuis 1998. Elle doit l’appuyer.

Une réussite discutable sur attaques placées

Si la France retrouve la Suisse au premier tour de cet Euro (il serait d'ailleurs surprenant de voir la Nati aussi naïve), les deux rencontres qui précèdent (Roumanie et l’Albanie) sont deux autres parties d’échec. C’est un problème vieux comme le monde : Deschamps avait pu le voir contre les coéquipiers de Cana, ces Bleus peinent à trouver le décalage contre un bloc bas et compact. Il y a quand même une question de contexte, de dispositions physiques et d’audace là-dedans.

Par la force des choses et l’opposition (l’Albanie donc, mais aussi l’Arménie, le Danemark, la Serbie, et même le Portugal), ils ont été souvent confrontés à ce type de quadrillage. Leur réussite est variable, mais tout n’est pas à jeter. La première période du dernier France-Serbie (2-1) était une vraie bouffée d’air, par exemple. Le France-Danemark (2-1) avec un onze remanié (un trio Griezmann-Payet-Lacazette), aussi, même s’il était passé inaperçu entre les deux revers contre le Brésil (1-3) et la Belgique (3-4). Dans les deux cas, les mouvements perpétuels de Valbuena, Griezmann ou Payet avaient été déterminants dans la préparation.  


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POINTS CLÉS POUR LE CHOIX DES HOMMES


Pour optimiser les qualités de ce groupe et créer un collectif fluide, Deschamps aura quelques choix cornéliens à faire.

Benzema vs Giroud, quel changement ?

Tout a été dit ou presque sur Karim Benzema et Olivier Giroud, sur leur profil, sur ce qu’ils peuvent ou ne peuvent pas offrir. En supposant que le premier puisse être convoqué, sa forme actuelle (il présente actuellement le meilleur ratio buts/minute d’Europe) en ferait l’option numéro 1. Benzema est un facilitateur de jeu qui aime se mouvoir entre les lignes pour aiguiller ses coéquipiers. Sa complicité technique avec Griezmann est un vrai atout. Giroud, lui, peut permettre aux Bleus de sauter les lignes pour trouver un point d’appui. Les deux partagent néanmoins un altruisme et un sens du jeu qui se reflètent dans leurs déplacements.

Leurs stats cette saison en championnat. Benzema traverse la période la plus faste de sa carrière. 

Koscielny vs Sakho, quel changement ?

Qui de Laurent Koscielny ou Mamadou Sakho accompagnera Raphaël Varane ? La complémentarité de Sakho avec le Madrilène, plus à l’aise axe droit, a commencé à germer lors de cette soirée où beaucoup de choses sont nées, fin 2013, contre l’Ukraine (3-0). De l’eau a coulé sous les ponts, depuis. Sa qualité de relance peu académique est compensée par sa puissance et la bonhommie qu'il dégage, mais ses turbulences traversées chez les Reds ont compliqué sa vie en Bleu. Laurent Koscielny en a profité pour prendre les devants en confirmant ses qualités et en gommant un peu ses défauts. Rien n’est figé, pourtant.  

Quel genre d’ailiers ?

Dans le 4-3-3 de Deschamps, deux types de profils émergent pour les "attaquants de côté" : des joueurs à l’aise dans le jeu court pour renforcer la maîtrise collective (Griezmann, intouchable, Valbuena dont la saison inquiète, ou Payet), et des solistes aux points (très) forts pour créer des brèches : Martial, Coman voire Dembélé (vitesse, débordements, puissance, dribble et percussion) ou Fekir et Ben Arfa (qualité de dribble pur dans les petits espaces), Ntep étant quant à lui plombé par ses pépins physiques. "Avoir des joueurs comme Griezmann ou Valbuena permet d’accentuer la possession. Mais quand un latéral adverse monte trop souvent, positionner au bout d’un moment un joueur de couloir qui est une ‘bombe’ va l’éteindre un peu", note Jean-Marc Furlan.


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LES COUPS DE PIED ARRÊTÉS 


La précision et le sens du détail exigés pour les coups de pied arrêtés nous inciteraient presque à les mettre à part, mais ce n’est pourtant pas qu’une affaire d’organisation. Pascal Grosbois, initiateur de la méthode au SCO d’Angers, l’équipe de Ligue 1 la plus habile dans le domaine, nous livre sa recette. "La clé pour les coups de pied arrêtés, c’est de pouvoir exploiter le temps d’avance au mieux pour mettre la pression sur l’adversaire. C’est individuel, mais c’est une affaire collective", détaille-t-il d’emblée.

Attaquer : une "bulle de concentration" et un signal à mettre en place

Là encore, la question consistera à savoir comment attaquer, déjà, puis comment défendre. Le job n’est pas le même. Pour Pascal Grosbois, l’approche d’un coup franc offensif relève presque du rituel. "Il faut un voire deux bons tireurs et combiner, de façon efficace et harmonieuse, avec les receveurs. Il y a une zone à exploiter, et ensuite un signal à mettre en place de façon à avoir ce temps d’avance. Il y a de la répétition mais surtout de la mise en condition psychologique. Comment se concentrer dans toutes les situations ? Les situations de jeu, les situations de stress …".

Depuis la dernière Coupe du monde, l’équipe de France a marqué 31% de ses buts sur coups de pied arrêtés (8 sur 26 – 5 sur corner, 1 sur coup franc direct, 2 sur penalty). Elle est passée dans la case des bons élèves, mais elle peut mieux faire. "J’ai analysé les coups de pied arrêtés de la dernière Coupe du monde, c’était très moyen. Il y a eu une progression constante dans la compétition par rapport à Valbuena, qui frappe tous les coups de pied arrêtés, mais il n’y a pas beaucoup d’effet de surprise", renchérit Pascal Grosbois, qui relève donc l’importance de Valbuena dans le genre. "Même avec lui, il manque un autre tireur. Il faut dans l’idéal un droitier et un gaucher".

Défendre : la zone ou l’individuel, l’importance de Lloris

L’autre partie de la mission est aussi attachée à cette notion de duel avec tout l’élan psychologique qui va avec. Le reste est une question de choix. Plusieurs équipes adeptes du marquage en zone "greffent" de l’individuel sur les corners ou les coups francs indirects. L’image de Varane face à Hummels contre l’Allemagne, il y a deux ans, est restée. Le Madrilène peaufine ses réflexes, depuis. "L’individuel reste le mieux pour moi", note Pascal Grosbois.

Le style du gardien a aussi son importance dans cette espèce de plan d’alerte où chacun connait son périmètre. Hugo Lloris a rodé dans les batailles anglaises une vivacité et des habitudes qui peuvent être précieuses. C’est ce que Pascal Grosbois appelle "le style et le commandement" du gardien. "Est-ce qu’il sort ou pas ? Est-ce qu’il reste sur sa ligne ? Est-ce qu’il met un ou deux joueurs aux poteaux ? Par exemple, il est bon d’avoir quelqu’un au deuxième poteau sur les corners sortants parce qu’une grande proportion des buts sur les corners sortants sont marqués sur une déviation au deuxième poteau. Il y a tellement de choses à prendre en compte…".


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2 DÉTAILS QUI PEUVENT TOUT CHANGER


Au-delà des schémas, de l’identité de jeu préconçue, au-delà, finalement, de tout ce que l’on lie à la stratégie, l’équipe de France et son sélectionneur seront aussi attendus sur leur faculté à simplement surprendre l’adversaire. Nous parlons ainsi de toutes ces vertus que l’on ne mesure pas, de l’instinct de survie, de l’intelligence situationnelle, de cette faculté à répondre au scénario d’un match en proposant autre chose.

Le coaching de Deschamps

Parce que la réussite d’un entraîneur dépend de ses joueurs, et que la réussite d’un joueur, elle, dépend de tellement de facteurs, le coaching est une tâche ingrate. Mais il n’est pas à négliger, Deschamps le sait. Ses choix peuvent changer un rapport de forces. Il y a du flair, de la conviction là-dedans. De la compréhension, aussi. Et un zeste de calcul, encore. "On base aussi notre stratégie dans ce que j’appellerais ‘le pouvoir d’accélération’ dans les dernières minutes. L’intention de l’adversaire, la capacité athlétique, la concentration baissent. Ce pouvoir d’accélération est une stratégie capitale pour un entraîneur. Il faut du talent sur le banc, mais aussi des joueurs qui comprennent cela", explique ainsi Jean-Marc Furlan.

Les dépassements de fonction

C’est l’autre point primordial pour l’expression de cette équipe de France. Quand elle s’engonce dans son schéma en respectant proprement ses positions, elle souffre dans la créativité. Son système et son style exigent un supplément d’âme et d’idées. Au Brésil, c’est avec ce genre d’intuitions individuelles qu’elle avait cassé des verrous. Pogba (par le dribble ou la qualité de passe) et Matuidi (par ses perforations dans son style très vertical et ses courses répétées) - ou leur alternative Sissoko - illustrent bien l’idée. Comme Griezmann et Valbuena.

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Et puis cela définit ce que cette équipe doit faire pour y croire. Se battre, lutter, oui, mais aussi réfléchir, imaginer, créer, séduire. Pourquoi ne pourrait-elle pas plaire, après tout ? Son abnégation et son goût pour l’effort la feront entrer dans les cœurs, mais c’est la beauté de son expression qui la fera entrer dans les rétines, comme l’Espagne avant elle. Si elle grimpe sur le toit de l’Europe, elle aura assez de hauteur pour regarder les autres et leur rappeler que le foot est un art. C’est comme cela, aussi, que l’histoire s’écrit. Le chant d’une victoire résonne toujours plus fort quand la symphonie est belle.

Retrouvez le premier volet de notre grande rubrique "La France compte sur eux" : Deschamps, l'atout maître des Bleus

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