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Ligue 1

Saint-Etienne - Les confidences de Claude Puel sur les conditions de son arrivée

10:18 UTC+1 01/11/2019
Claude Puel Saint-Etienne
Dans un long entretien pour L'Equipe, Claude Puel a expliqué pourquoi il avait choisi de relever le défi de l'AS Saint-Etienne.

"Si je suis carriériste, je ne viens pas, car il y a des choses à faire dont je ne vais pas pouvoir bénéficier à court terme pour "performer" ". Claude Puel a expliqué avec une grande transparence dans un entretien à L'Equipe pourquoi il avait choisi de relever le défi de l'AS Saint-Etienne.

En mauvaise posture, le club du Forez a fait appel à ce technicien coté pour succéder à Ghislain Printant. "Ce qu'on peut mettre en place et développer pour atteindre le très haut niveau, tout en obtenant des résultats, m'intéresse. Le challenge est là. J'ai connu ça, à Lille", a-t-il continué.

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"Quand je suis arrivé (en juillet 2002), les gens pensaient que le LOSC allait continuer à jouer la Ligue des champions, alors qu'on avait le plus petit budget de Ligue 1. Il y a eu une incompréhension et on a joué le maintien les deux premières années. Mais on a mis une politique et un projet de jeu en place. Ma ligne de conduite a consisté à prendre des profils techniques à 100 000 € maximum. Et ces mêmes joueurs qui avaient joué le maintien ont disputé la C 1. Il faut calibrer le projet aux dimensions du club, s'y tenir, et préparer l'avenir".

"J'ai horreur de subir les choses", insiste Claude Puel. "Je dois être l'acteur du devenir d'un club. D'en être l'initiateur. Sinon, ça ne va pas. Je suis libre dans ma tête. Jamais personne ne m'a mis de pression, ni imposé les choses. Les entraîneurs vont à l'essentiel : "performer" pendant la durée de leur contrat. Je ne suis pas comme ça. J'ai toujours voulu transmettre et laisser une trace aux clubs. Je me mets minable, dans des choix compliqués. C'est ça, le truc : on sort l'étendard et le petit va défier les gros. J'ai toujours trouvé cela plus noble. Cela demande beaucoup de boulot, d'exigence et de transversalité. Je me heurte à des gens en place. Mais non, personne n'a son pré carré. Car à un moment, cela a ses limites".

"Quand j'ai quitté Leicester (en février), dans ma tête, c'était pour repartir sur un projet à l'étranger. Je ciblais l'Angleterre ou l'Espagne. Ça a failli se faire en Espagne et j'ai refusé beaucoup de choses, en France et à l'étranger. Là, ça faisait des mois que j'étais tranquille, je m'étais ressourcé. J'étais prêt à accepter des projets comme celui de Saint-Étienne. Mais pas en juin. Parce que le club, l'équipe restaient sur une très bonne saison et, par rapport à ce que je ressentais de l'extérieur, les gens n'auraient pas été à l'écoute. Dans leur tête, après la quatrième place, il fallait terminer troisième. Je ne sentais pas la capacité de l'équipe à performer à ce point. Mon message n'aurait pas porté", a aussi précisé le technicien français.