Roumanie, Albanie, Suisse… Le carnet de route des adversaires des Bleus

Commentaires()
Goal
À moins de trois mois du début de l’Euro 2016, Goal fait le point sur le parcours des trois adversaires des Bleus les plus déterminants dès l’entame de la compétition.

Plus que jamais, l’équipe de France est sur le qui-vive avant la réception de l’ Euro 2016 . À moins de 80 jours du début de la plus grande compétition continentale, la sélection tricolore n’a plus que trois petits matches à disputer pour se préparer et espérer soulever pour la troisième fois le fameux trophée.

Et pour signer son entrée dans la compétition le 10 juin prochain, lors de la phase de groupes, la nation hôte devra se défaire de trois adversaires du groupe A : la Roumanie, l’Albanie et la Suisse.

Mais que faut-il craindre des futurs adversaires des Bleus ? Qu’ont-ils démontré jusque-là ? Goal fait le point. Car si la France n'a pas eu à disputer les éliminatoires, il n’en est pas de même pour ses futurs adversaires.


GOAL LA ROUMANIE


Pour le match d’ouverture de l’Euro 2016, les Bleus ouvriront la marche contre la Roumanie au Stade de France, le 10 juin prochain.

La Roumanie, même si elle semble être un adversaire abordable, a atteint la phase finale quatre fois sur les six derniers tournois, et se montre donc finalement très expérimentée dans la compétition. D’ailleurs, sa brillante campagne de qualification, sans aucune défaite sur les 10 matches disputés (5 victoires et 5 nuls) témoigne d’une sélection sur une très bonne dynamique, qui n’a terminé que seconde de son groupe, à un point du premier, l'Irlande du Nord.

Même en match amical, la Roumanie a fait forte impression, arrachant un match nul contre l’Italie, l’un des prétendants au sacre européen, sur les terres transalpines (2-2).

Contre l’équipe de France, en revanche, la sélection roumaine n’a que des mauvais souvenirs puisqu’elle se n’est jamais imposée face aux Bleus, comme en témoigne d’ailleurs la dernière défaite des Roumains face aux Français, lors des éliminatoires de l’Euro 2012 (2-0).

Programme à venir : pour se préparer à l ’Euro 2016 , la Roumanie affrontera en matches amicaux la Lituanie (23 mars), l’Espagne (27 mars), et la Géorgie (03 juin).

Forces et faiblesses

Lors des éliminatoires, l’équipe d’Anghel Lordănescu n’a pas concédé une seule défaite, mais peut aussi se vanter de n‘avoir encaissé que deux petits buts, contre plus de 11 buts inscrits, ce qui a fait d’elle la meilleure défense des phases de qualification.

Portée par Razvan Raţ, capitaine et joueur du Rayo Vallecano, la sélection roumaine ne dispose toutefois pas vraiment de joueurs évoluant au plus haut niveau, d’autant plus que ses seuls représentants jouent très peu cette saison, comme Florin Gardos, qui n’a pas disputé un seul match de Premier League avec Southampton ou Vlad Chiricheş, qui n’a disputé que 6 matches de Serie A avec Naples. Seul Ciprian Tatarusanu peut se targuer d’avoir disputé 30 matches de championnat cette saison, avec le maillot de la Fiorentina.

Toutefois, la présence de nombreux internationaux dans le modeste championnat roumain peut être un point positif pour la sélection roumaine, puisque ses joueurs se connaissent bien. D’ailleurs, quatre d’entre eux évoluent ensemble chez le leader Astra, trois autres chez le troisième du championnat Pandurri, tandis que sept autres portent le même maillot de Steuea, cinquième.

Par ailleurs, la France devra avoir à l’œil les deux meilleurs buteurs de la sélection, Adrian Mutu (35 buts) et Ciprian Marica (25 buts), si toutefois ils sont retenus dans le groupe roumain. Les deux attaquants, trentenaires, sont même retournés joués dans le championnat roumain avec l’espoir de faire partie de l’aventure.


GOAL L'ALBANIE


Pour son second match du tournoi, la France devra se défaire de l’Albanie, le 15 juin prochain au Vélodrome de Marseille.

Durant les éliminatoires, l’Albanie a créé la surprise, décrochant la seconde place du groupe I derrière le Portugal, et ne concédant que deux défaites sur l’ensemble des huit matches disputés (4 victoires et 2 nuls), dont la belle victoire contre l’Arménie pour le tout dernier match en octobre dernier (3-0). Résultat, l’Albanie s’est offert sa première qualification à un Euro de son histoire, concrétisant ainsi les bonnes performances globales depuis l’arrivée du sélectionneur Gianni De Biasi en 2011.

Contre l’équipe de France, l’Albanie a d’ailleurs un historique plus que positif, arrachant en novembre 2014 un match nul sur le fil (1-1) à Rennes contre des Bleus pourtant vaillants à la sortie du Mondial Brésilien, avant de prendre définitivement le dessus sur les Français en juin 2015 sur leurs terres, lors de l’amical à Elsaban (1-0).

Programme à venir : pour se préparer à l’Euro 2016, l’Albanie affrontera en matches amicaux l’Autriche (26 mars), le Luxembourg (29 mars), et le Qatar (29 mai).

Forces et faiblesses

La sélection albanaise n’a rien à perdre pendant cet Euro 2016,  laissant la pression aux grandes nations du foot qui sont attendues au tournant. Pour sa première participation à la compétition, l’Albanie est un véritable outsider, qui a pourtant quelques atouts, comme son capitaine, un certain Lorik Cana, joueur le plus capé de la sélection albanaise et habitué du foot hexagonal puisqu’il évolue au FC Nantes… aux côtés de son coéquipier en sélection, Emri Lenjani.

En revanche, si l’Albanie semble prête à faire le jeu (elle a inscrit près d’un but en moyenne par match lors des éliminatoires), aucun des atouts offensifs de Gianni De Biasi ne sait réellement faire la différence de manière régulière devant les buts… Six joueurs se partageant le rôle de meilleur buteur des éliminatoires (Bekim Balaj, Shkelzen Gashi, Ermir Lenjani, Mërgim Mavraj, Armando Sadiku et Berat Xhimshiti) avec un petit but inscrit chacun.

Et malgré l’expérience des joueurs (26 ans en moyenne dans le groupe), seulement trois joueurs ont disputé l’intégralité des huit matches des éliminatoires, preuve que l’équipe est encore en construction.

Enfin, très peu d’Albanais évoluent aujourd’hui dans de grands clubs européens, et maintiennent ainsi un haut niveau de jeu, Berisha à la Lazio et Elseid Hysaj à Naples étant les seuls représentants.


GOAL LA SUISSE


Le 19 juin, l’équipe de France se rendra au stade Pierre Mauroy pour affronter son troisième adversaire, et certainement le plus compliqué du groupe, la Suisse. 

Durant la phase des qualifications, la Suisse s’est illustrée avec 7 victoires sur ses 10 matches disputés, contre seulement 3 défaites. Des résultats qui lui ont permis de terminer 2e du groupe E et de s’offrir une qualification pour l’Euro chez les voisins français. Pourtant, un constat nuance ces performances, puisque la nation helvétique s’est peut-être largement imposée contre les adversaires les plus abordables, 4-0 contre la Lituanie, 3-0 contre l’Estonie, 7-0 contre Saint-Marin… Mais a eu du mal à faire parler son potentiel à la fois offensif et défensif contre l’Angleterre, plus expérimentée, perdant à deux reprises les rencontres sur un score de 2-0.

Même en matches amicaux, la Suisse n’a pas fait preuve d’une franche régularité, s’imposant d’un côté contre l’Autriche (2-1), perdant de l’autre contre la Slovaquie (3-2).

De quoi laisser les Bleus rêver d’une première place du groupe, surtout que la phase de groupes du Mondial 2014 laisse un meilleur souvenir aux Français qu’aux Suisses, puisque ces derniers s’étaient très largement laissés dominer (5-2).

Programme à venir : pour se préparer à l’ Euro 2016 , la Suisse affrontera en matches amicaux la République d’Irlande (25 mars), la Bosnie-Herzégovine (29 mars), la Belgique (28 mai), et la Moldavie (3 juin).

Forces et faiblesses

Contrairement aux autres rivaux des Bleus, la Nati présente un effectif étoffé avec des joueurs expérimentés, évoluant dans tous les championnats européens. De Gökhan Inler, capitaine  de la sélection, à Lichtsteiner, solide pilier de la Juve, en passant par Ricardo Rodriguez de Wolfsburg ou Granit Xhaka de Mönchengladbach, la sélection suisse regorge de joueurs reconnus pour leur talent. Sans évoquer le fameux Xherdan Shaqiri, qui a déjà délivré 5 passes décisives et marqué à 4 reprises durant les qualifications,  et se montre plus affamé que jamais. À 24 ans, l’attaquant de Stoke City fréquente la sélection suisse depuis 7 ans déjà, et devrait être l’atout n°1 des hommes de Vladimir Pelkovic durant cet Euro.

D’autant plus que l’ancien coach de la Lazio compte tout miser sur les facultés offensives de son équipe, qui a inscrit pas moins de 2,4 buts par match durant les phases éliminatoires, contre 0,8 buts encaissés par match, tout en maintenant une moyenne  de 63% de possession du ballon. Par ailleurs, la Suisse est jusque-là la troisième nation ayant tenté le plus de tirs dans ces éliminatoires (195 au total), seuls l’Allemagne (231) et la Belgique faisant mieux (207). Une statistique impressionnante qui devrait mettre à rude épreuve la défense parfois friable des Bleus.

Fermer