PSG - Neymar, l'épouvantail brésilien d'Emery

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La star brésilienne a très souvent connu des problèmes avec ses entraîneurs. Mais au PSG, il est juste le reflet d'un mal plus profond.

À 222 millions d'euros, on cristallise forcément l'attention. Est-ce que Neymar est heureux à Paris ? Oui, il semble l'être. Est-ce que Neymar a pris en grippe Unai Emery ? La réponse est plus compliquée. 

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En arrivant au PSG, Neymar ne connaissait pas vraiment le Basque, mais cela ne l'a pas empêché de signer dans le club de la capitale. L'objectif était clair dès le départ : lui permettre de remporter des trophées et des titres individuels. Et cela semble bien parti tant les Parisiens font presque un sans-faute depuis le début de saison. Mais, le 17 septembre dernier au Parc des Princes face à Lyon, un point de rupture entre le Brésilien et son entraineur semble avoir été atteint. L'affaire du pénaltygate éclate et Neymar ne s'en remet toujours pas. Comment se fait-il que lui, la star de l'équipe, n'ait pas le privilège de tirer tous les penalties ? À partir de ce moment-là, Neymar va se focaliser sur les petits détails.

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Il y a d'abord les séances d'entraînement qu'il juge trop physiques et que l'ancien barcelonais n'affectionne pas. Puis les joueurs qui taclent un peu trop fort lors des oppositions. Ensuite, il y a les sessions vidéos trop longues à son goût. Les individuelles, lorsque le technicien lui apprend comment éviter de se faire tacler, puis les collectives pendant lesquelles il se focalise sur...Neymar. Au total, deux heures de vidéo quand le sélectionneur de la Seleçao, lui, y passe 15 minutes. Pour terminer, il a du mal avec la personnalité froide de son coach, lui qui est de nature expansive.

Les joueurs brésiliens du PSG à la racine du problème ? 

Entre Neymar et les entraineurs, les relations ont toujours été difficiles. "Il n'aime aucun entraineur. Depuis qu'il est à Santos, il a eu des problèmes avec tous ses entraineurs, que ce soit en club ou en sélection", nous confie un proche de la star brésilienne. Effectivement, il y a eu les insultes envers Dorival Junior quand il a refusé de le laisser tirer le pénalty accordé à son équipe (le coach a été viré dans la foulée). En Catalogne, il s'est plaint des entrainements de Luis Enrique, de ses choix tactiques. "Il se plaignait de ses méthodes de travail en général, de ses choix sur les joueurs titulaires et les remplaçants. Le point culminant a été le coup de sang contre Unzue, l'assistant d'Enrique, quand ce dernier lui a dit de faire attention à ne pas terminer comme Ronaldinho et à se concentrer plus sur son football". Mais la presse catalane a évité d'ébruiter les problèmes rencontrés par le club : "Il y a comme un devoir de protection de la part des journalistes qui suivent le Barça. C'est assez politique. J'ai pu comparer la presse de mon pays, celle de Barcelone et celle en France. Neymar est assez choqué de voir comment des éléments peuvent paraitre aussi rapidement, qu'ils soient vrais ou faux d'ailleurs..." En sélection, il y a eu Dunga. Aujourd'hui, c'est Unai Emery qui en fait les frais. 

Mais le numéro 10 parisien est en fait l'épouvantail d'une partie de l'équipe qui ne le supporte plus, comme le confirment plusieurs proches de la Seleçao : "À part Thiago Motta et Dani Alves qui n'a pas trop d'avis sur le sujet pour le moment, aucun des autres Brésiliens n'apprécie réellement Emery. En particulier, Lucas Moura à cause de son faible temps de jeu. Neymar et lui sont très proches donc forcément ça l'influence dans son jugement. Mais ce ressentiment date de la saison dernière, et seul Neymar ose vraiment le faire comprendre ". La fronde a peut-être déjà commencé. Récemment, à la question : "Qui va tirer le prochain pénalty", le capitaine du PSG Thiago Silva avait répondu à la télévision brésilienne : "Nous avons décidé que ce serait Neymar". Avec l'arrivée de la star de Sao Paulo, les langues se délient. La concurrence ayant toujours été présente au sein de l'équipe, ses compatriotes avaient moins la liberté de s'exprimer. Désormais, avec Neymar, ils se sentent plus protégés. Si cette situation perdure, il semblerait que même si Emery atteint les objectifs demandés par le club, il sera sur un siège éjectacle. 

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