PSG : l'UNFP soutient Adrien Rabiot

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Le syndicat des joueurs professionnels a publié un communiqué ce mardi soir au sujet de la situation d'Adrien Rabiot.

Lundi soir, le PSG a annoncé via son directeur sportif Antero Henrique qu'Adrien Rabiot ne signerait pas de nouveau contrat.

La situation du jeune milieu français par rapport à son club formateur a engendré beaucoup de commentaires. L'UCPF, syndicat des footballeurs professionnal, a affiché son soutien un joueur à travers un long communiqué.

"Beaucoup de parents nous contactent et sont inquiets. Ils sont menacés pour les obliger à accepter, au nom de leurs enfants mineurs, les propositions du club dans lequel ils évoluent. C’est : ‘‘Soit il signe un nouveau contrat aux conditions qu’on lui propose, soit il ne joue plus et il ne sera jamais footballeur professionnel’’… C’est inadmissible, ce sont des pratiques d’un autre temps, des pratiques malheureusement courantes de nos jours !", a indiqué le président de l'instance, Philippe Piat.

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"C’est exactement, aujourd’hui, ce qui se passe avec Adrien Rabiot, livré à la vindicte médiatique et populaire par un club où il termine sa dixième saison et pour lequel il a successivement été aspirant en 2010, apprenti en 2011 et professionnel depuis le 5 juillet 2012, date de la signature de son premier contrat pro, renouvelé avant son terme en 2014 et pour quatre ans fermes soit jusqu’au 30 juin 2019", a poursuivi le communiqué.

"Adrien Rabiot n’est donc ni un cas à part, ni un cas isolé, mais simplement, compte tenu de son statut et des évènements de l’été dernier, la partie émergée d’un des nombreux dysfonctionnements du football professionnel en France, que l’UNFP dénonce sans relâche depuis… sa création. Serions-nous revenus en 1961 ? Bien sûr l’économie du football n’est plus la même, bien sûr les salaires sont sans commune mesure avec ceux de l’époque, mais l’objectif des clubs restent le même pour un certain nombre de joueurs à fort potentiel : il ne faut en aucun cas qu’ils puissent être libres afin de pouvoir leur imposer les conditions voulues par le seul club ou afin de pouvoir négocier leur transfert en gonflant leur valeur marchande au regard des années de contrat qu’il leur reste à honorer. C’est la négation du contrat à temps, obtenu en France en 1969, puisqu’une seule des parties s’arroge le droit d’imposer à l’autre le terme de la relation contractuelle entre l’employeur et l’employé, que ce soit lorsque l’on ne veut plus du joueur dans l’effectif ou parce que l’on a décidé d’en retirer le meilleur prix".

 

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