Pourquoi le penalty de Liverpool contre les Spurs en finale de la Ligue des Champions a été accordé

Moussa Sissoko, Mauricio Pochettino, Damir Skomina
Getty
L'arbitre de la finale de la C1 a sifflé d'entrée contre Moussa Sissoko pour un ballon touché de la main après un rebond sur la poitrine.

La finale de la Ligue des champions a connu un début de match controversé. Liverpool a hérité d'un penalty pour une main du milieu de terrai français de Tottenham, Moussa Sissoko, à la toute première minute de jeu. La tentative de centre de Sadio Mane a été bloquée par la poitrine de Sissoko, puis le cuir a été dévié par son bras. Et c'est ce qui a amené l'arbitre Damir Skomina à pointer immédiatement le petit point blanc de la surface.

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La star de Liverpool, Mohamed Salah, a converti le penalty pour donner l'avantage à son équipe à la deuxième minute de cette confrontation à Madrid, mais cette action a suscité beaucoup de débats parmi les supporters et les observateurs. La décision de l’arbitre semblait sévère, bien que Sissoko avait les mains décollées du corps, le ballon a tout d'abord heurté sa poitrine et il n'avait visiblement pas l'intention de le toucher avec son bras.

L'UEFA a toutefois adopté une politique plus stricte en matière de main en Ligue des champions cette saison, à la suite de l'introduction de l'assistance vidéo (VAR) en huitièmes de finale de la compétition.

En janvier, le responsable des arbitres de l'UEFA, Roberto Rossetti, a précisé qu'une situation similaire à celle qu'a vécue Sissoko serait sanctionnée.

Mohamed Salah, Liverpool

"On se base surtout sur la position du bras", a-t-il déclaré au Times. "Lorsque le bras est totalement décollé du corps ou au-dessus de l'épaule, alors la faute est sifflée. Si le défenseur agrandit sa surace d'intervention afin de bloquer le ballon, c'est une faute. Par contre, c'est différent si le défenseur essaye d'intervenir et que le ballon lui rebondit dessus.  Mais s'il cherche à bloquer un centre ou un tir au but et que le joueur essaie d'écarter son corps alors il s'agit d'une faute de main."

David Elleray, directeur technique de l'International Football Association Board (IFAB), a ajouté: "Si les bras sont prolongés au-delà de la silhouette, alors la surface d'intervention aggrandit anormalement, dans le but de constituer une plus grande barrière pour l'adversaire ou le ballon. Les joueurs devraient avoir le droit d'avoir les bras sur le côté car c'est leur silhouette naturelle."

Mo Salah, Liverpool

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L'IFAB a introduit de nouvelles règles dans le jeu à compter du jour de la finale de la Ligue des champions, notamment des modifications de la loi sur les fautes de main, bien qu'elles ne s'appliquent pas au match opposant Tottenham à Liverpool.

Selon la nouvelle règle, une faute de main sera signalé si le ballon “touche la main ou le bras d'un joueur qui a rendu sa surface de corps anormalement plus grande”, ou “le ballon touche la main ou le bras d'un joueur lorsqu'il est au-dessus de l'épaule (sauf si le joueur a délibérément joué le ballon qui touche ensuite leur main / bras) "

Mais des situations comme celle de Sissoko ne seraient pas pénalisées, car il n'y aurait pas de coup franc ni de pénalité si "le ballon touche la main ou le bras d'un joueur directement depuis sa tête, son corps, son pied ou la tête, le corps ou le pied d'un autre joueur qui se trouve à proximité".

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