Pogba, la liste, les remplaçants... Didier Deschamps revient sur la Coupe du monde de l'équipe de France

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Le sélectionneur des Bleus est revenu sur sa gestion des remplaçants et de la liste des 23. Il a encensé le leadership de Paul Pogba.

Dans une interview accordée à La Chaine L'Equipe, Didier Deschamps a évoqué plusieurs sujets en rapport avec la Coupe du monde de l'équipe de France de sa liste à la gestion des remplaçants en passant par le cas Paul Pogba.

Interrogé par Raymond Domenech sur l'égoïsme de Paul Pogba, Didier Deschamps a défendu le leader des Bleus : "Pogba n’est pas égoïste. Il a toujours eu une pensée pour les autres, il passe pour quelqu’un d’excentrique mais ce n’est pas le cas. Il a eu cette envie de gagner dès le premier jour. Il a pris ce leadership un peu plus expressif, parce qu’il était légitime. Il avait vécu avec des trentenaires en 2014 et 2016. Il faisait bien le lien entre les deux générations dans le groupe, il était le symbole de la jeune génération parce qu’il a 25 ans. Il a même pris du plaisir à défendre, ce qui n’est pas ce qu’il préfère. Il ne peut pas faire la relance, l’avant dernière passe, centrer et marquer. Il était prêt".

"Il ne faut pas perdre un joueur"

Paul Pogba France World Cup

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Le sélectionneur a évoqué sa gestion des remplaçants : "Les joueurs qui ne jouent pas, il faut passer du temps avec eux. Il faut être attentif. Chaque jour qui passe, il peut y avoir des soucis privés venant changer l’humeur des joueurs. Il faut faire attention aux signaux d’alertes, ça passe par des petites discussions autour d’un café, à bâton rompu, il ne faut perdre personne. La difficulté c’est de faire sentir à un joueur qu’il est important mais qu’il ne joue pas. Il faut leur donner ce petit plaisir d’être vraiment champion du monde".

Didier Deschamps est revenu sur la difficulté de faire une liste des 23 pour une grande compétition : "La liste ? Non ce n’est pas facile, mais c’est ma responsabilité. Non n’a pas peur de se tromper, on assume on réfléchit on échange, il faut trancher et après assumer ses choix. J’ai pris vingt-deux joueurs pour travailler plus sur le qualitatif, je l’avais pas fait pour l’Euro. On est obligé de prévoir aussi, on n’est jamais à l’abri d’un pépin. Oui, j’avais quelques joueurs sous le coude, ils le savaient. Il y en avait douze et ils avaient un programme à faire, qu’ils ont fait ou non".

Enfin, il a forcément parlé du sacre des Bleus : "L’image que je retiens de 2018 ? Ce n'est pas difficile, c’est quand on est champion du monde, que Lloris lève ce trophée, parce que c’est la concrétisation de ce titre suprême. C’est une concrétisation collective. En 2014 au Brésil on a commencé la compétition pour aller au bout. Favori, pas favori, on veut aller au bout, on est compétiteur c’est ce que j’attends de mes joueurs. L’ambition était celle-là dès le départ. En 2018, dès le premier jour de stage les joueurs étaient animés par cet état d’esprit là".
 

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