Play Off Ligue 2 - Troyes-Lens : une destination nommée Ligue 1

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Troyes et Lens s'affrontent ce vendredi pour le deuxième play-off de Ligue 2 (18h). Le vainqueur continuera de croire à la montée.

C'est un billet pour le barrage d'accession qui se dispute ce vendredi au stade de l'Aube (21h05) entre Troyes et Lens. Deux équipes habituées aux joutes de l'élite, qu'elles ont respectivement quitté pour la dernière fois en 2018 et 2015. Deux équipes dont la seule et unique ambition est de remonter très vite parmi les vingt meilleures équipes françaises.

Il faudra pour cela s'imposer ce vendredi, puis se défaire du 18e de Ligue 1 – qui peut encore être Monaco, Amiens, Dijon ou plus probablement Caen. Un play-off pour lequel Troyes apparaît comme légèrement favori, mais que les deux équipes abordent avec beaucoup d'ambition et l'idée que seule la victoire compte. Ou surtout que la défaite est interdite. "On enchaîne les matchs importants. Ils sont très rapprochés. Cela demande beaucoup d'énergie et d'intensité. On est très heureux d'avoir passer la première étape", déclarait Guillaume Gillet ce jeudi en conférence de presse. La victoire de mardi sur la pelouse de Charléty face au Paris FC (1-1, 5-4 aux tab), loin d'être une fin en soi, n'était donc qu'une "première étape" pour le milieu de terrain artésien et ses coéquipiers. Un succès qu'ils n'ont que peu fêté après le coup de sifflet final afin de basculer rapidement dans la préparation de ce nouveau rendez-vous capital.

Troyes aborde ce match sur une série de huit victoires consécutives et de plus de trois mois d'invincibilité. Plus, les coéquipiers du futur retraité Benjamin Nivet ont assuré leur troisième place plusieurs levées avant la fin du championnat et ont pu se préparer physiquement et mentalement, pendant que les Lensois bataillaient jusqu'à la 38e et dernière journée pour devancer Lorient et continuer à y croire. Ils ont également dû aller se défaire du Paris FC au bout de 120 minutes particulièrement exigeantes mardi, tandis que les Aubois ont bénéficié d'une semaine complète pour se conditionner à l'événement.

RC Lens Fans

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Les joueurs de Philippe Montanier le savent : l'aspect physique sera déterminant ce vendredi. "On est capables de passer outre la fatigue car on est affûtés. Demain, je pense que ça va surtout se jouer dans la tête pour nous", estime encore Guillaume Gillet. Côté troyen, la différence de fraîcheur physique ne sera pas une excuse, et c'est davantage le mental qui a été mis en avant par le gardien, Mamadou Samassa : "Je pense que c'est un match qui va se jouer au mental. Même si on a plus de fraîcheur physique, ça se passera dans les têtes. On reste sur une série d'invincibilité, mais demain c'est une autre compétition. Il faut absolument le gagner pour continuer."

Chacune des deux équipes se prépare donc à ce que la rencontre bascule sur un détail. "Il faut que chaque joueur entre sur le terrain en ayant conscience de ce qu'il a à faire, individuellement et collectivement. Plusieurs joueurs ont vécu les barrages il y a deux ans (contre Lorient 2-1, 0-0, ndlr). Demain, ça sera une finale à gagner", a prévenu Rui Almeida, soucieux que ses joueurs ne tombent dans l'euphorie de leur belle fin de saison. L'implication, l'envie, le mental... Autant de facteurs au cœur des discours des différents protagonistes ces derniers jours. Guillaume Gillet encore : "Tout le monde sait qu'il faut être très professionnel et pointilleux."

Autre atout dans la manche des Nordistes : leur public, déjà présent en nombre et particulièrement bruyant à Charléty mardi soir. "Les images de mardi ont fait le tour de la France. Peu de clubs peuvent se targuer d'avoir ce genre de public. Lens a sa place en Ligue 1, mais tant que les joueurs ne font pas ce qu'il faut sur le terrain, le club restera en Ligue 2", constate l'ancien nantais. "On a des supporters de niveau Champion's League, un stade de niveau européen et de bonnes infrastructures. Mais tout se joue sur le terrain pour arriver en Ligue 1", renchérit Philippe Montanier. Les deux équipes n'ont d'autre choix pour parvenir à leurs objectifs que de s'imposer, sans quoi il faudra passer une nouvelle année au purgatoire. Malheur au vaincu.

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