Nantes - Waldemar Kita : "Il faut arrêter de faire croire aux gens qu'on a forcé Emiliano Sala à partir"

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Quatre mois après la disparition d'Emiliano Sala, le président nantais, Waldemar Kita, est revenu sur les critiques dont il fait l'objet.

Visiblement très affecté depuis la mort de l'ex-attaquant nantais, Emiliano Sala, le président du FC Nantes ne semble plus vouloir trop s'exprimer face à la presse. Depuis le décès de son ancien attaquant, victime d'un crash d'avion le 21 janvier dernier quelques jours après son transfert pour Cardiff, Waldemar Kita est sous le feu des critiques. En effet, certains supporters et la famille de l'Argentin accusent Kita et le club breton d'avoir obligé le départ de Sala. 

"Je suis un peu surpris de cette haine à mon égard. Surpris et déçu car je me comporte du mieux possible avec les gens. En même temps, en tant que dirigeant, je dois aussi accepter une vision différente de la mienne. Mais ces critiques sont très dures car ce n’est pas du tout moi.

(...) Nantes ne peut pas être responsable. Il faut avoir une culture juridique. Je veux bien tout prendre. Mais quand même... À partir du moment où il a signé à Cardiff, je ne suis plus responsable du joueur. N'oubliez pas quelque chose : il était très content (de partir), il l'a dit à tout le monde quand il est revenu au club. Il faut arrêter de faire croire aux gens qu'on l'a forcé à partir. Cardiff est responsable, pas Nantes." a expliqué l'homme d'affaire dans les colonnes de L'Equipe

emiliano sala nantes

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"Je ne veux même pas de cet argent"

Transféré cet hiver à Cardiff contre 17 millions d'euros, Emiliano Sala aurait dû toucher un salaire mensuel d'environ 300 000 euros. Mais depuis le drame, Nantes n'a toujours pas récupéré l'argent du transfert et est en conflit judiciaire avec Cardiff. Bien que Kita assure qu'il ne souhaite pas récupérer cet argent, le président du FCN s'est expliqué : 

"Je ne veux même pas de cet argent et peut-être que je ne le toucherai jamais. Mais n'oubliez pas qu'il y a un club, Bordeaux, qui doit toucher la moitié du transfert et qui suit l'affaire. On doit le rémunérer, ainsi que les agents. Si je voulais vraiment gagner de l'argent, ce n'est pas comme cela que je procéderais, car à la fin, il ne reste pas grand-chose. Gagner de l'argent sur quelqu'un qui est décédé, cela ne m'intéresse pas" a terminé l'homme d'affaire franco-polonais. 

 

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