Michael Carrick : "Le Barça m'a causé deux ans de dépression"

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Fautif sur l'ouverture du score du Barça en finale de la Ligue des Champions 2009, Michael Carrick a confié son malheur, dans une autobiographie.

Après douze saisons passées à Manchester United, Michael Carrick a pris sa retraite au terme du récent exercice. Joueur de devoir, le milieu de terrain aussi passé par West Ham et Tottenham est sûrement l'un des éléments ayant été parmi les plus réguliers chez les Red Devils durant la dernière décennie, ayant décroché pas moins de cinq titres de Premier League et surtout une Ligue des Champions en 2008. 

Toutefois, celui qui a honoré les couleurs des Three Lions à 34 reprises durant sa carrière débutée en 1998 aurait pu remporter une seconde fois la Coupe aux grandes oreilles, s'il n'avait pas croisé la route du FC Barcelone à Rome, en 2009. 

"J'étais vraiment déprimé, j'imagine que c'est ce qu'est la dépression"

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le principal intéressé semble avoir assez mal vécu cette défaite face aux Blaugrana de Lionel Messi et Andrés Iniesta, lui qui avait malheureusement été fautif sur l'ouverture du score d'un certain Samuel Eto'o, comme il l'a justement raconté dans son livre auotobiographique intitulé "Between the Lines", dont quelques douloureux extraits ont été publiés par le Times. 

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Michael Carrick United Barcelone UEFA Champions League Final 2009

"Ça a été la plus grande déception de ma carrière. Je pensais m'être laissé tomber dans le plus grand match de ma carrière. J'avais gagné la Ligue des champions l'année précédente, mais c'était totalement sans importance. J'étais vraiment déprimé, j'imagine que c'est ce qu'est la dépression. Je le décris comme une dépression parce que ce n'était pas une chose brève. Je me sentais mal après certains matchs, mais ça passait. Mais cette fois là, ce n'est pas passé (...) Le Barça m'a causé deux ans de dépression", a d'abord déclaré celui qui fait désormais partie du staff de José Mourinho à Manchester. 

"Trois Premier League et une Champions League, puis j’ai touché le fond. J'étais faible, naïf et assez anxieux pour penser après Rome : "Les meilleurs joueurs ne perdent pas de finale de Champions League. Si je suis aussi bon, alors pourquoi avons-nous perdu?" Rome m'avait vaincu", écrit aussi celui qui affirme avoir réalisé la pire saison de sa carrière après cette épisode, trop touché pour se relever. Des propos qui témoignent de la déception du joueur, mais aussi du degré d'implication d'un homme qui a toujours donné le maximum pour son club. Pardonné. 

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