MHSC-PSG : les remplaçants ont manqué à l'appel

Commentaires()
Gettyimages
Au vu du nombre de matches, Emery a fait tourner. Mais les habituels remplaçants, titulaires face à Montpellier, n'ont pas su saisir leur chance.

La concurrence au PSG est rude cette saison et ce, à tous les niveaux. Alors quand une occasion est donnée à un des remplaçants habituels de briller, ce dernier a plutôt intérêt à la saisir. Vite. Car le train passe rarement deux fois à Paris. 

Les trois choses à retenir du nul entre Montpellier et Paris 

"Nous avons trois matches importants à venir donc je pense que j’aurais besoin des deux joueurs." Interrogé sur la concurrence Kurzawa-Berchiche en conférence d'avant-match, Unai Emery avait fait comprendre que l'arrière gauche espagnol allait prendre la place de titulaire lors d'un des trois matches de la semaine. Et c'est donc à Montpellier qu'il lui a donné sa chance. Malheureusement, à l'image de toute son équipe, l'ancien joueur de la Real Sociedad n'a pas réussi à faire la différence, comme il avait pu le faire lors de ses entrées précédentes, ou bien quand il a joué 90 minutes à Metz. Toujours aussi bon en tacles (il en a réussi 2/2, affichant encore un taux de réussite de 100%), il a en revanche parfois laissé son couloir gauche à la portée du montpelliérain Aguilar. Mais plus alarmant, il n'a réussi aucun de ses quatre centres tentés durant la rencontre. Pourtant, c'est sur ce point précis que la comparaison se fait avec Kurzawa, ce dernier ratant systématiquement ses tentatives. Autre point de comparaison : alors que l'on reproche au jeune Français de monter trop haut et de délaisser son couloir, Yuri lui n'a pas répondu présent offensivement. Que Kurzawa se rassure, ce n'est pas avec ce match qu'il sera relégué au statut de numéro 2.

Thomas Meunier Jerome Roussillon Montpellier PSG Ligue 1 23092017

L'article continue ci-dessous

Toujours sur la ligne de la défense, Thomas Meunier, remplaçant de Dani Alves, a commencé la partie à sa place. Le Brésilien ayant été recruté dans l'objectif d'apporter son expérience en Coupe d'Europe, le Belge avait la possibilité de montrer ses qualités qui lui avaient permis de prendre la place d'Aurier, la saison passée. Très discret dans son couloir, il a tenté seulement deux centres et n'en a réussi qu'un seul. Il affiche également un taux de réussite de tacles assez faible (33%) puisqu'il n'en a réussi qu'un seul sur les trois tentés au cours de la rencontre. Devant l'évidence, il a dû laisser sa place à la 71ème minute, laissant l'ancien barcelonais reprendre sa place. Une mauvaise opération pour le natif de Sainte-Odois. 

Julian Draxler, le grand perdant 

Le grand gagnant de cette rencontre aurait pu être Julian Draxler. Non pas qu'une bonne prestation (même une prestation hors-norme) aurait pu mettre sur le banc la recrue la plus chère de l'histoire du football, mais il aurait pu prétendre à plus de temps de jeu sur les compétitions jugées mineures par le club. Mais l'ancien joueur de Wolfsburg a été transparent. Il aura fallu attendre un bon quart d'heure avant de le voir déborder sur son couloir avant de centrer vers Cavani, ou bien encore après la pause avec cette action dangereuse du trio offensif devant le but. Premier joueur à se faire remplacer (par Lucas à la 66ème), il n'aura touché que 52 ballons, faisant 35 passes et ne tentant que trois tirs dont aucun cadrés (seul Mbappé a réussi cet exploit). L'Allemand a été à l'image de toute l'équipe, bien en-dessous du niveau attendu du PSG cette saison. 

Paris vient donc de laisser filer deux points à Montpellier (0-0). Un coup d'arrêt que les hommes d'Unai Emery connaissent avant chaque match de Ligue des Champions. La saison dernière, en dix matches joués avant une rencontre en Coupe d'Europe, ils ont connu seulement six victoires contre deux nuls et une défaite. Et si on vous disait que cette défaite, c'était justement contre Montpellier (3-0) ? 

Fermer