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Olympique Marseille

Marseille - Qui est André Villas-Boas, pressenti pour succéder à Rudi Garcia ?

00:40 UTC+2 25/05/2019
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Pressenti pour succéder à Rudi Garcia du côté de l’OM, André Villas-Boas a vécu des hauts et des bas depuis le début de sa carrière d'entraîneur.

Nous y sommes ! Rudi Garcia vient de diriger son dernier match à la tête de l’Olympique de Marseille avec une victoire contre Montpellier (1-0) ce vendredi, dans le cadre de la 38e journée de Ligue 1. L’OM finira donc la saison en 5e position au classement, mais qui sera sur le banc pour entamer la suivante ? Beaucoup de noms circulent, mais celui d’André Villas-Boas - libre depuis la fin de son aventure chinoise au Shanghai SIPG - a résonné plus fort que les autres dans la journée.

Selon The Telegraph, le technicien portugais serait en discussions on ne peut plus avancées avec le directeur sportif marseillais, Andoni Zubizarreta, et il n’a récemment pas caché que le projet de l’OM pourrait l’intéresser. Mais beaucoup de supporters se posent la question : qui est André Villas-Boas ? Plus que "l’ancien entraîneur de Chelsea", celui qui n’a encore que 41 ans fait partie de cette nouvelle génération de coachs lusitaniens version Mourinho.

Le "Special Two" marche dans les pas du "Special One"

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Villas-Boas a longtemps été surnommé le "Special Two" en référence au sobriquet de son mentor. Et si le Mou aura au moins eu le mérite de fouler quelques pelouses professionnelles, AVB n’a tout simplement jamais été joueur auparavant. Sa carrière de coach a commencé alors qu’il n’avait que 17 ans, lorsqu’il a intégré le staff de Bobby Robson au FC Porto grâce à son expertise tactique.

Après une brève parenthèse en tant qu’entraîneur des Iles Vierges Britanniques, Villas-Boas décidait ensuite de revenir au bercail pour devenir l’assistant de Mourinho, qu’il suivra ensuite à Chelsea ou encore à l’Inter Milan, jusqu’à ce que l’Académica de Coimbra lui donne sa chance en 2009. Pour sa première sur un banc en tant que N°1, AVB sauvait l’équipe portugaise de la relégation et s’envolait pour Porto dès l’année suivante.

Avec Mourinho, la comparaison s’arrête à un moment

Le destin était en marche, Villas-Boas allait officiellement devenir le successeur de Mourinho. "Je sais que la comparaison va me suivre toute ma vie, mais je ne suis pas un clone", expliquait-il alors, malgré des ressemblances physiques et tactiques frappantes. Et dès ses débuts, le Portugais remportait immédiatement la Supercoupe devant Benfica avant de réaliser un triplé historique Liga, Coupe et Ligue Europa au terme de la saison. Des premiers pas fracassants, qui ont également été favorisés par l’excellente année du déjà très redouté Radamel Falcao…

Une victoire européenne à Porto avant de s’envoler pour Chelsea, comme le mentor ? Bingo ! Contacté par les Blues, Villas-Boas n’hésitait pas une seule seconde avant de partir pour Londres mais, à l’inverse du "Special One", le "Two" ne tenait pas très longtemps, malgré des techniques de management et de jeu similaires à celles de son aîné. Licencié en cours de saison, le Portugais voyait ensuite son équipe remporter la Ligue des Champions avec Roberto Di Matteo…

Villas-Boas a la bougeotte

Mais Villas-Boas a la bougeotte, et rebondit vite. Celui qui gardera pour longtemps le titre de plus jeune manager de Premier League filait donc à Tottenham et, pour sa première saison avec les Spurs, terminait 5e du championnat. L’exercice suivant tournera court : dès le mois de décembre, AVB prenait la porte en raison de résultats insuffisants. Suivront deux années au Zenith Saint-Petersbourg, histoire de garnir le palmarès, et une autre pige du côté du Shanghai SIPG, qu’il quittait en novembre 2017.

Depuis ? Plus rien. Le technicien lusitanien a été annoncé dans plusieurs clubs lorsque ces derniers ont perdu leur manager, mais sans suite. Une chose semble certaine : l’atmosphère sulfureuse du Vélodrome ne lui fera pas peur, et il semble avoir le profil pour gérer un vestiaire aussi compliqué que celui de l’OM. Reste à savoir si les dirigeants lui feront confiance, et si les joueurs en feront de même par la suite au cas où l’affaire se concrétiserait… Malgré tout, Villas-Boas reste un pari. L'OM peut-il se le permettre ?