Mamadou Koné (Aurillac, N3) : "Avec la Coupe de France, ça peut basculer pour moi"

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Le latéral gauche burkinabé d'Aurillac (N3) aborde le 8e tour de la Coupe de France avec ambition, dans l'espoir d'être repéré à l'échelon supérieur.

Du côté d'Aurillac, on en dit le plus grand bien. Pourtant, la carrière de Mamadou Koné (26 ans) n'a pas encore décollé. Le latéral gauche burkinabé dispute sa cinquième saison, déjà, avec l'équipe de National 3. Dimanche, il sera sur le terrain en Coupe de France, contre l'un des Petits Poucets de la compétition, le RC Sportifs Chapelains (R1). Un match très important pour la suite. "La Coupe de France, j'en parlais déjà avec des amis l'été dernier. Mon objectif, c'est d'arriver en janvier pour avoir la chance de tirer une Ligue 1 ou une Ligue 2. Sur un ou deux matches, tout peut changer. Ça peut être retransmis à la télévision. Je veux affronter une grosse équipe, en espérant que ce soit mon jour pour être mis en lumière. Le match de dimanche, pour moi, c'est le tournant de la saison. C'est là où tout peut basculer", nous a confié ce joueur à l'histoire singulière.

"Je joue au foot depuis que je suis tout petit. Au Burkina, tout le monde joue au foot dans mon quartier. Je suis arrivé en France en 2012. Mon cousin était à Argentat, du coup je suis allé là-bas en PH, après un petit passage à Paris. J'ai fait des essais au Paris FC et à Angers. Mais il fallait régler les histoires de papiers et je n'ai pas pu rester là-bas. À Argentat, le président [Marc Leyge] m'a dit que je n'avais rien à faire chez eux. Pour lui, c'était du gâchis", nous raconte-t-il. Du coup, il est parti. Très vite. D'autant qu'il ne jouait pas latéral à ce moment-là. "Je jouais milieu offensif. Pour moi, c'était facile, reprend-t-il. Il suffisait de faire parler ma vitesse. J'ai terminé deuxième meilleur buteur de l'équipe."

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"Beaucoup de gens me demandent pourquoi je joue encore en N3"

Bien installé désormais au poste de latéral gauche, Mamadou Koné reconnaît qu'il aurait aimé "quitter Aurillac au bout de deux ou trois saisons. Mais je suis resté, j'ai toujours joué. Grâce à Dieu, je n'ai pas eu de blessure. Chaque saison, je joue minimum 23/24 matches. Mon corps tient bien, il faut que ça continue pour espérer décrocher la lune." Et signer au moins dans un club de National 1. Peut-être même dès janvier. "Beaucoup de gens me demandent pourquoi je joue encore en N3. Certains disent même que c'est moi qui ne veux pas jouer plus haut. Mais c'est faux ! Je veux tout le contraire. J'espère que ça bougera pour moi en janvier. Pour ça, il faut que je casse tout", nous dit-il.

Mamadou Kone Aurillac
Le latéral Mamadou Koné a été convoqué pour la première fois en équipe nationale du Burkina Faso en mai dernier.

Depuis le printemps dernier, et sa première convocation avec l'équipe nationale du Burkina Faso, Mamadou Koné sait aussi qu'il a un coup à jouer en sélection. Il se souvient de ce moment incroyable. "Ça faisait quelques mois qu'on m'envoyait des présélections. Un soir, je rentrais à la maison. J'étais avec ma femme. Le téléphone a sonné. Et c'était l'entraîneur adjoint de la sélection. Il m'a demandé si ma saison était terminée, si je n'étais pas blessé. J'ai commencé à trembler, et il m'a annoncé qu'il voulait me convoquer pour me voir. Là, c'était la joie totale", explique le défenseur, suivi par des clubs français et étrangers, et qui échange régulièrement avec son ami Yacouba Coulibaly (Le Havre).

"Avec Yacouba, on vient du même quartier. Je l'ai eu au téléphone cette semaine. Au Burkina, je connais la moitié de l'équipe. J'ai envie de porter ce maillot et d'aider le Burkina Faso. Mais pour ça, il faut que je sorte de N3 pour jouer au moins en N1. Surtout qu'à mon poste, il y a un peu moins de concurrence. J'ai peut-être un coup à jouer, confirme Mamadou Koné. En mai dernier, il n'est pas entré sur le terrain lors du match amical contre le Cameroun (0-1). "Aujourd'hui, j'ai une convocation. Je n'ai pas joué. Mais j'espère être là en mars contre la Mauritanie". Un match capital pour la qualification à la Coupe d'Afrique des Nations 2019. Un rendez-vous auquel le latéral "porté vers l'avant, qui aime déborder, dédoubler et faire des centres", se sent de participer. Mais pour être de la partie, il sait ce qu'il lui reste à faire. Et la Coupe de France sera peut-être son coup de projecteur.

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