Ligue des champions - Il y a dix ans jour pour jour, Iniesta envoyait le Barça en finale et mettait Chelsea à terre

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Le 6 mai 2009, Andrés Iniesta inscrivait un but épique après un match chaotique contre les Blues, notamment par rapport à l'arbitrage.
La reprise de volée de Zinédine Zidane contre Leverkusen, la remontada de Liverpool à Istanbul, les multiples succès de l’AC Milan, l'épopée monégasque… Au même titre que ces épisodes, les rencontres entre Chelsea et Barcelone sont devenus au coeur des années 2000 un classique de la scène continentale. Encore une fois, les Blues vont retrouver les Blaugrana dans un choc à élimination directe. Si le pointu de Ronaldinho et le lob de Ramires ont marqué les esprits, incontestablement la demi-finale retour de la saison 2008-2009 a traversé le temps pour devenir mémorable. Entre les multiples erreurs d’arbitrage et le but salvateur d’Andres Iniesta, ce sont 90 minutes riches en émotions qui nous contemplent depuis.

Le pétage de plomb de Drogba, le mea culpa de Piqué

Tout avait été réuni ce 6 mai 2009 entre le Chelsea de Guus Hiddink et le Barcelone de Pep Guardiola, alors novice. Une dramaturgie intense qui avait fini par éliminer les Blues, furieux et frustrés à l’image de Didier Drogba devant les caméras avec son désormais célèbre : "It’s a f****** disgrace" (c’est une p***** de honte). Mais pourquoi l’attaquant ivoirien avait-il ainsi laissé exploser sa colère ? Un homme avait focalisé toute l’attention par la suite : Tom Henning Ovrebo, l’arbitre norvégien qui avait dirigé les débats.

Selon les observateurs, pratiquement quatre penalties auraient pu être accordés aux Blues qui avaient été supérieurs sur cette rencontre, jusqu’au temps additionnel fatidique. Gérard Piqué, protagoniste de la rencontre, avait par la suite reconnu qu’il avait commis une main dans la surface ce qui a accentué la déception des Blues.

Dans une interview accordée à Marca, Ovrebo s’est exprimé sur cette fameuse soirée qui a mal tourné pour lui, victime par la suite de menaces de mort. "À la fin du match, je n'ai parlé à aucun joueur, j'ai quitté le terrain et je suis rentré aux vestiaires. Ensuite, nous avons dû changer d'hôtel, car il y avait de nombreuses personnes hostiles. [...] Il y a eu plusieurs erreurs et tout le monde a un avis sur ces actions, mais j'insiste sur le fait que les entraîneurs et les joueurs font aussi des erreurs."

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Une égalisation pour l’éternité

Côté Barcelone, malgré une possession de balle favorable (60%), la prestation avait été médiocre et bien en-dessous des attentes. Les absences de leaders comme Thierry Henry, Rafael Marquez et Carles Puyol avaient sans doute pesé dans la balance. Il a tout de même fallu attendre la 93e minute pour voir les Blaugrana réaliser leur première frappe cadrée de la soirée mais l’attente valait bien le coup. À la suite d’un centre de Dani Alves, Éric Abidal transmet comme il peut à Lionel Messi. Encerclé par trois joueurs, le numéro dix argentin ne peut que décaler Andres Iniesta. À l’entrée de la surface, le joueur formé à la Masia envoie une frappe limpide dans la lucarne gauche de Petr Cech. Stamford Bridge est alors réduit au silence, hormis le kop catalan qui célèbre ivre de joie ce hold-up avec son équipe.

Que reste-t-il alors de ce match invraisemblable ? Pour César Azpilicueta, il s’agit d’un souvenir lointain qui apporte encore de la rancoeur au sein du club londonien. "Je pense que les supporters de Chelsea l’ont toujours en tête, déclarait-il à AS l'an dernier avant les retrouvailles entre les deux équipes. Je pense qu’Andres continue de provoquer des cauchemars et je ne pense pas qu’il sera bien reçu." Une nouvelle confrontation remportée par les Catalans, supérieurs cette fois-ci (1-1, 3-0).

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