Leipzig-OL, Nagelsmann : "Guardiola est mon modèle"

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Julian Nagelsmann, le coach de Leipzig, a indiqué que Pep Guardiola est le technicien qui l’inspire le plus dans son travail.

Julian Nagelsmann fait partie de la nouvelle génération des entraineurs qui montent en Europe. À seulement 32 ans, il est déjà considéré comme une référence. Et il n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Alors qu’avec son équipe de Leipzig il s’apprête à défier l’OL en Ligue des Champions, le technicien qui fait la fierté de l’Allemagne a reconnu qu’il lorgnait sur l’excellence et qu’il a bien l’intention de marcher sur les pas de ceux qui lui ont donné l’envie de faire ce métier.

Un ancien du Barça pour remplacer Guardiola à City ?

"Mon modèle c’est Pep Guardiola de Barcelone, a-t-il déclaré dans une interview à France Football. J'ai toujours observé son travail, et notamment la façon dont a son équipe de se projeter vers l'avant en une fraction de seconde après la récupération du ballon. Il a marqué de son empreinte cette époque-là, digne de Johann Cruyff. Peu équipes parviennent à maîtriser aussi bien le jeu de possession en jouant aussi haut. Au Bayern, il a été très bien sur le plan tactique avec un jeu ultradominateur ».

« Je me vois bien rester toute ma carrière en Allemagne »

Tout comme il apprécie les méthodes du coach catalan, Nagelsmann a aussi reconnu être séduit par le travail de Thomas Tuchel. « Guardiola m'a beaucoup inspiré, à l'image de Thomas Tuchel aussi, que j'ai eu comme coach à Augsbourg. C'est quelqu'un de très exigeant qui ne laisse rien au hasard. C’est un perfectionniste. Ce qu'il réalise au PSG mérite le respect. La manière dont il gère Neymar est impressionnante et entraîner le PSG, ce n’est pas facile".

Les entraineurs cités ont comme pour point commun d’être sortis de leur zone de confort en tentant leur chance dans un championnat étranger. Nagelsmann n’écarte pas cette éventualité, mais il précise que ce qui n’est pas ce qu’il envisage à court terme : «Je me vois bien rester toute ma carrière en Allemagne, car j'adore cette ferveur autour des matches, cet engouement, ces magnifiques stades toujours pleins. Je ne ressens pas le besoin d'aller à l'étranger, mais je n'exclus rien. »

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« Montrer ses émotions, c’est contagieux pour les joueurs »

L’autre point que l’ancien entraineur de Hoffenheim n’a pas l’intention de changer c’est sa façon de travailler et la manière dont il se comporte avec ses troupes : "Je suis quelqu'un d'authentique, je ne change pas. Mes joueurs voient que je suis compétent, et que je ferai toujours le maximum pour qu'ils progressent. Du coup, le respect se fait naturellement. Montrer une forme d'enthousiasme dans sa tâche au quotidien est toujours important. Les joueurs remarquent que mon coeur fonctionne encore parfois comme si j'étais joueur. Le fait de montrer mes émotions après un but ou au coup de sifflet final, c'est contagieux pour eux".

Enfin, celui qui bat tous les records de précocité en Bundesliga affirme que le métier d’entraineur ne le faisait pas rêver au début, mais qu’une fois qu’il l’a découvert, il n’est plus parvenu à s’en passer. « Au départ, je ne me voyais pas entraîneur. J'avais envisagé une autre vie. Mais la fin prématurée de ma carrière a fait que je suis devenu entraineur-adjoint chez les jeunes, et très vite j'ai compris que ce métier me procurait énormément de plaisir. Qu'il était fait pour moi si je m'y consacrais pleinement. Mais je ne me vois pas dans ce métier jusqu'à 60 ans ».

 

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