Le Real Madrid a-t-il du mal à recruter les stars ? Recherche Galactique désespérément

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Le Real Madrid, qui a fait du recrutement de stars sa marque de fabrique, a du mal à séduire les grands joueurs aujourd'hui.

Quand on s'appelle le Real Madrid, qu'on base son recrutement et son modèle économique sur le recrutement onirique et que l'on n'attire plus les Galactiques alors que l'on vient de perdre un joueur qui marque 50 buts par saison (vous l'aurez compris, il s'agit bien sûr de Cristiano Ronaldo), on est en droit de se poser quelques questions.

Le temps où les plus grandes vedettes du football étaient diposées à balayer d'un revers de la main toutes leurs allégeances pour avoir une chance de rallier la capitale espagnole semble inexorablement s'éloigner. Et l'ont peut accuser plusieurs facteurs responsables de l'installation endémique de ce phénomène. Des facteurs contextuels et environnementaux.

Attrapez-les tous !

En contact avec Mauro Icardi, Harry Kane, Neymar, Salah, Hazard, Timo Werner, Lewandowski, Mbappé, ou Dybala ces derniers mois, Madrid n'a réussi à en attraper aucun. Et si Hazard semble afficher une certaine prédilection pour le club merengue et n'a d'ailleurs toujours pas prolonger son bail avec Chelsea, pour les autres joueurs, l'attitude varie, allant du refus tout net aux rumeurs laissées en liberté uniquement pour obtenir un nouveau bail avec leurs employeurs respectifs.

Aujourd'hui, le Real n'est plus tout seul en haut de la chaîne alimentaire. Plusieurs nouveaux prédateurs ont été introduits dans une jungle où les règles ont beaucoup changé. Dans ce nouvel écosystème, on notera plusieurs évènements majeurs, comme la montée exponentielle des droits TV en Premier League Anglaise, où des clubs de milieu de tableau comme Everton peuvent quasiment rivaliser avec Madrid ou Barcelone en termes de salaires proposés aux joueurs et ne se gênent pas pour débaucher des joueurs du Barça (des remplaçant, certes) comme ce fut le cas l'été dernier.

L'avènement de l'ère qatarie au PSG a également été un grand coup porté à la prééminence madrilène sur le marché des transferts. Le club parisien dispose d'une immense force de frappe au mercato et est prêt à faire énormément de concessions pour s'offrir le concours des plus grands joueurs de la planète. C'est encore Zlatan Ibrahimovic qui en parle le mieux, lui qui raconte ses négociations au moment de rejoindre Paris. « Quand j’ai parlé à Mino (Raiola, son agent, ndlr), je lui ai dit que nous rendrions la tâche difficile au PSG. Deuxièmement, je voulais garder le même salaire que je recevais à Milan et je voulais qu’ils disent quelque chose du genre : " Mec, tu exagères complètement, c’est assez. " C’était un moyen de les faire se retirer. Puis j’ai dit à Mino d’ajouter plein de choses et je les ai énumérées les unes après les autres. Quand nous sommes partis, j’ai dit à Helena, ma femme, qu’ils ne l’accepteraient jamais, qu’il n’y avait aucune chance. Mais au bout de vingt minutes à peine, Mino m’a rappelé et tout ce qu’il a dit était : "Tu as tout." »

Danse avec les stars

Voilà qui illustre bien le genre de nouvelle concurrence à laquelle doit faire face le Real Madrid aujourd'hui. Une concurrence à laquelle il n'était pas habitué. Une concurrence qui a contribué à faire significativement grimper les prix. On pense bien sûr à Neymar, pour qui le PSG n'a pas hésité à payer la clause libératoire de l'ordre de 222 millions d'euros. La Juventus émerge également comme un client d'envergure avec qui compter sur les sentiers de plus en plus fréquentés du mercato de luxe. 

En plus des droits TV gargantuesques de Sa Majesté et de l'apparition d'un nouveau prédateur APEX qui chasse les mêmes proies que lui, le Real a vu ses revenus diminuer au niveau des droits TV de son propre championnat, qui a récememnt opté pour une distribution plus juste et moins inique des revenus entre ses clubs. Le spectre d'une Liga bicéphale et bipolaire s'efface légèrement, même si les disparités entre le duo Barça/Real le reste du peloton sont toujours présentes. 

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Le Real est également confronté à d'autres problèmes, comme le Fair-Play Financier, qui impacte également ses concurrents, même si Madrid, avec les dépenses liées à son nouveau stade, est moins à l'aise ces derniers temps avec les grosses dépenses que d'autres formations continentales à cause des investissements colossaux consentis pour le nouveau Bernabeu. On parle de 525 millions d'euros. 

"Veux-tu jouer à Madrid ?"

Autre épine dans le pied du géant merengue, le fisc espagnol. Selon la presse espagnole, ce sont les autorités fiscales espagnoles qui auraient forcé Cristiano Ronaldo à quitter Madrid pour la Juventus l'été dernier, idem pour les velléités de départ d'un Modric ou d'un Marcelo. On peut imaginer que d'autres stars du football mondial hésitent à signer au Real (ou au Barça) de peur de se retrouver scrutées par l'oeil de lynx du fisc ibérique.

Le Real, triple champion d'Europe en titre, dispose néanmoins toujours d'un immense prestige et offre des garanties d'exposition sans commune mesure avec l'immense majorité des autres grandes écuries européennes à tout aspirant Galactique. Mais le temps où Florentino Pérez avait recruté Zinedine Zidane, alors meilleur joueur du monde, en lui écrivant sur une serviette de table "Veux-tu jouer à Madrid ?" lors d'un gala à Monaco semble définitivement révolu.

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