Le "final four", la vie sans Pogba : les enjeux du match face aux Pays-Bas

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Les Bleus ont l'occasion de valider leur ticket pour le "final four" du mois de juin. Une qualification qu'ils doivent aller chercher sans Paul Pogba.

"C'est toujours mieux quand il y a un trophée à aller chercher", rappelait Blaise Matuidi mercredi dernier en conférence de presse pour adouber, une nouvelle fois, la Ligue des nations. Ce vendredi soir (21h00), les champions du monde auront l'occasion de se qualifier pour l'étape suivante, le Final Four, qui se déroulera au Portugal ou en Italie au mois de juin 2019. Car même si les règles établies de cette toute nouvelle compétition ne sont pas encore totalement appréhendées par tous, les Bleus ont retenu ceci : en allant chercher un point, à minima, à Rotterdam face aux Pays-Bas (second du groupe), ils sécuriseront la première place du groupe qui leur permettra d'aller disputer un nouveau tournoi et donc d'ajouter une ligne à leur palmarès. 

Steven N'Zonzi attendu, les latéraux aussi

Pour rallier les demi-finales du "final four", c'est bien Steven N'Zonzi qui, comme nous vous le révélions dès mercredi, devrait prendre place dans l'entrejeu aux côtés de N'Golo Kanté. Car si l'équipe de Didier Deschamps se présentera en grande majorité dans son apparât de championne du monde face aux Bataves, elle évoluera sans Paul Pogba (suspendu) pour la première fois depuis le troisième match de groupe du mondial face au Danemark, au mois de juin dernier. Lors de cette rencontre, Steven N'Zonzi avait d'ailleurs été associé à N'Golo Kanté dans un double pivot qui ne s'était pas vraiment montré à son aise. À l'heure du suppléer de nouveau Paul Pogba, le Romain devra donc se montrer à la hauteur de l'événement. 

Mais le longiligne milieu de terrain ne sera pas le seul à se sentir particulièrment observé. Sur les côtés, Benjamin Pavard et Lucas Digne sont également prévenus. Le premier, qui ne réalise plus les performances qui lui avaient permis de s'imposer avant le Mondial et qui éprouve de grandes difficultés en club, ne semble plus bénéficier d'autant de crédit. "Il n'était pas le meilleur latéral de la Coupe du monde, mais il n'est pas non plus devenu le plus mauvais, tempérait Didier Dechamps il y a quelques jours. Si [la période de moins bien] perdure, à moi de juger du niveau des joueurs, mais cela dépend aussi de la concurrence". Protégé par le manque de concurrence, Benjamin Pavard sera tout de même sous le feu des projecteurs au même titre que Lucas Digne, réserviste et toujours remplaçant du remplaçant. Le joueur d'Everton, lui, doit exister au sein d'une forte concurrence, accrue par la présence du Lyonnais Ferland Mendy. Quatre mois après le titre de champion du monde, la logique de groupe tient encore une place pregnante sur les choix du sélectionneur qui, jusqu'ici, ont toujours été validés par les résultats. À Rotterdam, plusieurs remplaçants auront une fois de plus l'occasion de lui donner raison.

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