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Segunda División

"Je ne pensais pas revenir à Almeria", reconnaît Mathieu Peybernes

14:23 UTC+1 22/11/2020
Mathieu Peybernes Almeria
Après une saison à Lugo, le défenseur Mathieu Peybernes (30 ans) ne s'attendait pas forcément à revenir à Almeria l'été dernier. Il se confie à Goal.

Tout ne se passe pas toujours comme on l'avait prévu. Alors qu'il était dans l'optique de trouver un nouveau challenge à la sortie de son prêt à Lugo, Mathieu Peybernes est finalement resté à Almeria l'été dernier. Un virage inattendu pour l'ancien Bastiais qui ne cachait pas sa déception au départ. Aujourd'hui, il se concentre sur Almeria qui joue la montée en première division, et espère enchaîner les bonnes prestations à son retour de blessure.

Goal : La saison passée, vous jouiez le maintien en deuxième division avec Lugo. Cette saison, vous luttez pour les playoffs avec Almeria. Comment vivez-vous ce changement ?

Mathieu Peybernes : C'est vrai que c'est un changement de statut au sein de la deuxième division. On a un statut de favori. Tout le monde sait que l'objectif ici est de monter. Les choses sont claires depuis que le club a été racheté. Ça change de ce que j'ai connu à Lugo qui est un club plus modeste. Le cadre est plus professionnel, plus carré. On a beaucoup plus de personnes qui s'occupent de nous. Il y a davantage de docteurs, de kinés ou de moyens de récupération notamment.

On ne pensait pas vous revoir à Almeria cette saison. Et vous ?

Honnêtement non. Je ne pensais pas revenir à Almeria. Le coronavirus y est pour beaucoup. Le marché des transferts a été différent des années précédentes. La crise a impacté de nombreux clubs et continue de les impacter d'ailleurs. Les circonstances ont fait qu'Almeria a voulu me garder aussi. Ils ne m'ont pas laissé partir, ils ont refusé des offres concrètes. Après ma bonne saison à Lugo, ils se sont rendus compte que je pouvais être un élément important de l'équipe et que je pourrai faire partie du projet. Ils ont changé d'attitude. On a eu une discussion avec le directeur sportif quand on était en stage de présaison à Marbella. Il m'a expliqué ce qu'il attendait de moi. Il voulait que je sois un leader et un capitaine. J'ai décidé de prendre ce rôle, de l'accepter, et de jouer la montée en espérant que ça le fasse.

Quelles étaient les offres concrètes ?

Pas mal de clubs de deuxième division se sont renseignés. Certains ont fait des offres de prêt avec option d'achat, mais Almeria ne voulait pas en entendre parler. Si transfert il y avait, c'était un transfert sec, ce qui a fermé beaucoup de portes. J'ai été proche de Getafe pendant un moment pour un échange avec un défenseur de chez eux, mais ça n'a pas pu se faire. C'est la vie, il faut l'accepter. Je suis dans un club ambitieux, où il y a des choses à faire. Maintenant, c'est à moi de me concentrer sur ma saison.

Dans une interview pour Goal en mai dernier, vous disiez vouloir de la stabilité sportive. Cela signifie-t-il que vous pourriez envisager de rester plus longtemps à Almeria ?

Il y a eu des échanges à ce sujet cet été. On a dit que si je restais, il y aurait des discussions en décembre ou au mois de janvier pour peut-être prolonger et voir ce qu'on peut faire par la suite. C'est le discours qu'on m'a tenu. Pour moi, la stabilité c'est primordial. Si je peux la trouver ici, c'est tant mieux. Il y a un bon projet, de bonnes conditions et des moyens pour que de belles choses soient faites. Mais il faudra s'asseoir et discuter.

Avez-vous des regrets de ne pas être parti malgré tout ?

Au début j'en ai eus, mais au final je me suis dit que c'était à moi de faire ma saison, de rester positif et jouer pour être vu. Je joue dans un club qui a plus de visibilité que celui dans lequel j'étais la saison passée. Je me suis mis en valeur sur les aspects défensifs à Lugo, j'ai mis en avant mes qualités de leader dans un groupe jeune et inexpérimenté. J'ai découvert un club plus humble et aujourd'hui je lance un petit peu mon aventure à Almeria avec un an de retard finalement.

Si Almeria ne montait pas à la fin de la saison, ce serait un échec ?

Je pense oui. La saison dernière, ils ne sont pas passés loin de la montée. Cette année, l'équipe a été construite pour y arriver, même si la deuxième division est très homogène. On travaille tous les jours avec cet objectif en tête et ce serait forcément un échec pour nous si on ne montait pas à la fin de la saison.

Propos recueillis par Benjamin Quarez