Isolé et condamné à l'exploit individuel, Mbappé n'a pu faire la différence pour les Bleus

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Kylian Mbappé, s'il a été percutant, n'a pas connu une grande réussite face aux Pays-Bas.

Après la rencontre entre les Pays-Bas et la France (2-0), Didier Deschamps n'a pas cherché d'excuses en conférence de presse : "​Il y avait beaucoup d'envie en face, et pas suffisamment chez nous. Avec leur enthousiasme et leur qualité, on a eu beaucoup de mal et beaucoup de déchet dans notre jeu. Dans l'agressivité il n'y avait pas photo. Leur victoire est logique. Quand on est dans le confort, et je ne m'exclus pas de cette analyse, voilà ce qui arrive... Au haut niveau, il y a des exigences et, là, on n'y était pas", a-t-il assuré.

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Ronald Koeman, lui, s'est dit "surpris par la composition de l'équipe de France et la façon dont ils ont joué". Disposée dans un schéma classique, l'équipe dirigée par Didier Deschamps était privée de Paul Pogba et Lucas Hernandez, blessés et respectivement remplacés par Steven N'Zonzi et Lucas Digne.

Mais ce qui a surtout sauté aux yeux, c'est le manque de solutions fournies au porteur du ballon et l'impression permanente d'être dans l'attente d'un exploit individuel de la part de Kylian Mbappé. Le joueur du PSG a souvent été un élément cherché par ses coéquipiers mais sans relai autour de lui, et souvent pris par 2 voire 3 adversaires, il a eu une marge de manoeuvre limitée. Mbappé a gagné 42% de ses duels, pu conclure 3 dribbles et n'a frappé qu'une fois au but, hors cadre, contre la Hollande (statistiques Opta). 

Au sein d'une animation très basse, qui n'a pu s'exprimer de la meilleure façon possible, Mbappé a également dû composer avec des adversaires qui avaient visiblement bien étudié son style de jeu comme peut en témoigner l'intervention de De Ligt lors d'un duel en un contre un et une tentative de débordement annihilée de fort belle manière, faisant penser à celle de Koulibaly lors du déplacement du PSG à Naples (1-1) en Ligue des champions. 

Désormais, l'Equipe de France ne dépend plus d'elle-même dans ce groupe et devra attendre la rencontre entre l'Allemagne et les Pays-Bas, lundi soir (20h30), pour connaître son destin. Plus globalement, les paroles de Didier Deschamps peuvent sonner comme un avertissement à l'égard de son groupe : "Peut-être qu'il y a une part de décompression. C'est une période difficile, il y a des blessés, mais avec les joueurs qui sont là, on doit être capables de faire mieux. Je ne vais pas en pointer un plus qu'un autre. Nos insuffisances ont été criantes. Tout ce qui a fait notre force et nous a permis d'enchaîner de bons résultats, il n'y en avait pas assez."

Un constat partagé par Moussa Sissoko qui a mis en exergue l'intensité subie par les Bleus contre un adversaire survolté et techniquement très juste : "On s'est fait bouffer dans les duels, on a pas été solide défensivement, ce qui est normalement l'une de nos forces. On arrive à bien jouer en contre, ce soir (hier) on a pas su le faire".  Même si ce ne sera qu'un match amical, une réaction en adéquation avec le statut des Bleus sera attendue dès mardi face à l'Uruguay, au Stade de France (21h00). 

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