Interview - Zakarya Bergdich (Denizlispor) : "L'arrivée de Falcao, c'était un truc de fou"

bergdich

Avec deux victoires en trois matches, Zakarya Bergdich vit un début de saison idyllique avec Denizlispor. Le joueur de 30 ans a rejoint le championnat turc et le promu il y a un peu plus d’un mois en provenance de Belenenses au Portugal. L’international marocain (13 sélections) se confie pour Goal sur cette nouvelle aventure mais évoque aussi son envie de retrouver les Lions de l’Atlas et ses souvenirs de Lens, où il a débuté en professionnel.

Goal : Comment se sont passés vos premiers pas en Turquie ?

Zakarya Bergdich : Je suis arrivé ici et j’ai été bien accueilli, je suis quelqu’un de très sociable et souriant, ça a facilité les choses, comme on dit ça a pris car on a la chance d’avoir un bon groupe. On a très bien démarré contre Galatasaray, premier mois très satisfaisant.

Quelles sont les raisons principales de votre arrivée à Denizlispor ?

Il me restait un an de contrat avec mon club portugais (Belenenses), je faisais partie des cadres de l’équipe, j’avais besoin de changer d’air, d’un nouveau projet. J’ai discuté avec mon représentant pour voir s’il était possible de rejoindre la Turquie car je voulais signer là-bas. On m’avait parlé de la MLS, du Qatar J’ai même été contacté pour un retour en Ligue 1, par les deux clubs promus (Brest et Metz). Mais par rapport à moi et ma famille, j’ai privilégié la Turquie.

Comment expliquez-vous cette attractivité renforcée pour le championnat turc ?

La Turquie est un championnat qui est reste accessible pour les compétitions européennes tout en ayant la qualité de vie avec. Les stades sont souvent complets et on voit rarement ça dans d’autres pays. Ça motive clairement pour se donner à fond tous les week-ends.

bergdich

La ferveur est-elle aussi intense à Denizlispor qu’à Istanbul avec les gros clubs ?

C’est quelque chose l’ambiance ici ! Avant, je voyais ça d’un œil extérieur mais depuis que je suis ici, je suis impressionné. D’entrée, je joue mon premier match contre Galatasaray (victoire 2-0). Le stade était complet, les gens étaient à fond. les supporters sont venus nombreux à Antalia aussi. Les gens t’arrêtent dans la rue, ils ne te parlent que de foot, que des résultats. C’est une vraie passion.

"Je sens que les gens sont excités par la venue de Falcao"

Sentez-vous une 'Falcao mania' en Turquie depuis quelques jours ?

Son arrivée, c’était un truc de fou. Je ne pense pas que ça soit possible en France. On en a parlé entre nous dans le vestiaire. Je ne me focalise pas sur lui mais quand je me balade dans la rue, je sens que les gens sont excités par sa venue ici. Nous on est ravis de la venue d’un tel joueur.

On a vu récemment certains clubs avoir des soucis financiers et ne pas verser des salaires. Est-ce une source d’inquiétude pour vous ?

C’est du cas par cas je pense. Il ne faut pas généraliser. Le côté financier est quand même important, on ne va pas le cacher quand on signe ici. Cependant, il faut d’abord penser au football. Au Portugal c’est la même chose, voire pire pour certains clubs !

Où en êtes-vous par rapport à la sélection marocaine ? Votre dernière convocation remonte à 2013…

Je me considère encore comme un Lion. Il y a eu l’arrivée d’un nouveau sélectionneur. Vahid (Halilhodzic)  a sélectionné de nombreux joueurs en Turquie donc j’espère avoir ma chance un jour. Ça reste un de mes objectifs. Tant que je suis performant avec mon club,  je reste candidat à la liste mais si ce n’est pas le cas, je respecterai toujours les choix du sélectionneur et soutiendrai les Lions en tant que premier supporter.

2019-08-15 Vahid Halilhodzic

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur Lens, votre premier club professionnel ? 

Lensois un jour, Lensois toujours ! Je suis de la région parisienne à la base, mais c’est le club qui m’a tout donné, j’ai encore des amis là-bas, j’échange régulièrement avec eux. Je me tiens informé des résultats et je souhaite évidemment que cette équipe retrouve l'élite.

Si le Racing vous contacte pour un retour, cela pourrait vous faire revenir en France ?

Ça pourrait me faire réfléchir effectivement. Ce club me tient à cœur, même s'il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en compte. On verra bien dans le futur.

Propos recueillis par Adrien Mathieu.