Impérial comme en quarts et en demies, Ronaldo a guidé le Real vers la gloire

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Ronaldo n'a pas manqué son rendez-vous en finale de la C1. Sur la lancée de ses prestations en 1/4 et en 1/2, il a été le grand bonhomme de la partie.

Il y a des matches qui vous font entrer dans la légende. Et celui-là en fait définitivement partie. Ce samedi, à Cardiff, là où il avait remporté le tout premier trophée de sa carrière il y a 13 ans (la FA Cup avec Manchester United), Cristiano Ronaldo a signé une prestation éblouissante et qui a été pour beaucoup dans le succès tonitruant glané par le Real Madrid aux dépens de la Juventus (4-1). Deux buts marqués de sa part, celui qui ouvrait le bal et celui qui scellait les débats, et les Merengue pouvaient tranquillement aller chercher leur deuxième Coupe aux grandes oreilles consécutive. Cela vaut bien un "siiiiiiii".

Ronaldo et le Real gardent leur couronne

Ce n'est pas la première fois que Ronaldo trouve la faille en finale de la Ligue des Champions. Il l'avait déjà fait en 2008 avec Manchester United, et en 2014 avec le Real. Mais, c'est bien la première fois qu'il en marque deux, et survole la rencontre avec autant d'efficacité et de personnalité. On dit que les grands joueurs se mettent en évidence lors des grands rendez-vous. Ronaldo en est bien un et depuis longtemps, mais il lui manquait encore ce type de prestation pour ne plus à souffrir de comparaisons avec les Pelé, Maradona, Zidane ou Cruyff. L'anomalie a donc été réparée.

Décisif sur l'un de ses premiers ballons

À force d'empiler les titres, la lassitude vous gagne et la motivation disparait. Mais, pas pour le Real, et surtout pour Ronaldo. Même à 32 ans, et après avoir déjà soulevé le trophée à deux reprises, l'enfant de Madère a toujours autant faim. On l'avait vu en quarts et demis où il a éliminé presque à lui seul le Bayern et l'Atletico et on l'a encore constaté lors de ce choc face à la Vieille Dame. Et assez vite. À la 20e minute de jeu, c'est lui qui d'une frappe limpide à l'entrée de la surface avait ouvert les hostilités. Avec conviction et précision, il obligeait Gianluigi Buffon à aller chercher une première fois le ballon dans ses filets. 

Si on excepte ce geste victorieux, CR7 n'a pas eu trop l'occasion de s'exprimer durant la première période. Toutefois, malgré le marquage strict qui lui était imposé, il a réussi l'ensemble de ses passes et a fait des efforts pour aider son équipe dans la construction. Le meilleur était cependant réservé pour le second acte. Celui où les Merengue ont complètement asphyxié leurs opposants. Bien que préposé à la finition, le Portugais a participé activement à cette demi-heure de grosse domination en proposant constamment des solutions. Et, s'il n'a pas été décisif sur le but du 2-1 de Casemiro, il a marqué celui de 3-1 trois minutes plus tard en venant sauter comme un mort-de-faim sur un centre de Luka Modric. Une réalisation symbolique puisqu'il lui permettait d'atteindre l'incroyable barre des 600 buts en carrière !

10 buts à partir des quarts

Avec deux buts d'avance, il ne faisait plus aucun doute quant à l'issue de la partie. Ronaldo et ses partenaires pouvaient alors tranquillement gérer leur avance. Mais, ce n'est pas dans leurs gènes. Jusqu'au bout, ils ont continué à attaquer, et cela leur a permis de marquer un quatrième et dernier but. Marco Asensio a apporté sa contribution à ce festival. Le dernier mot aurait cependant pu revenir aussi à Ronaldo. Dans les ultimes instants, il a eu un coup franc bien placé à exploiter, mais celui-ci a été contré par le mur. Dommage. Pour le triplé, on repassera.

Au coup de sifflet final, entre deux accolades avec ses coéquipiers, le héros du match a affiché une énorme joie et cela en dit long sur l'importance que cette finale avait à ses yeux. Les années passent, et le numéro 7 madrilène ne perd rien en productivité et on peut vraiment se demander si cette ère bénie du Real, marquée par 3 C1 en quatre ans, aurait été possible sans sa présence. Il y a débat. Ce qui est certain, par contre, c'est que sans lui et ses 10 buts inscrits à partir des quarts de finale, les Merengue auraient encore eu à attendre pour soulever la duo-decima. 

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