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Eliminatoires coupe du monde Asie

Hervé Renard : "Me remettre en question"

09:09 UTC+2 10/09/2019
Morocco's head coach Herve Renard.
Après son aventure avec le Maroc, le Français a choisi de relever le challenge avec l'Arabie Saoudite et justifie sa décision.

Hervé Renard va tenter de rebondir avec l'Arabie Saoudite. Champion d'Afrique avec la Zambie et la Côte d'Ivoire, le sélectionneur français, longtemps appelé le "magicien blanc" sur le continent africain, sort d'un échec monumental avec le Maroc. En effet, les Lions de l'Atlas ont été éliminé dès les huitièmes de finale de la dernière Coupe d'Afrique des Nations par le Bénin. Hervé Renard a maintenant tourné la page et ambitionne d'amener l'Arabie Saoudite à la prochaine Coupe du monde.

Une campagne qui va déjà débuter face au Yémen pour la nouvelle sélection d'Hervé Renard. Dans un entretien accordé à L'Equipe, l'ancien entraîneur de Lille a justifié son choix d'entraîner l'Arabie Saoudite : "J'avais envie de changer de continent, de garder une équipe nationale. Quelles opportunités s'ouvraient à moi en Europe ou en Amérique du Sud ? Aucune. Je n'allais pas attendre en me disant ça va venir... On doit être conscient des réalités".

"Pas un choix financier"

"Et j'avais l'Asie, où j'avais reçu depuis un certain temps de bonnes propositions. C'est un beau challenge, une nouvelle vie, une nouvelle culture. C'est enthousiasmant. J'ai été accueilli avec une grande hospitalité. Il y a de très bonnes conditions de travail, comme au Maroc. Il faut maintenant qualifier la sélection, qui était à la Coupe du monde 2018, pour celle de 2022, c'est le contrat", a ajouté le sélectionneur français.

Hervé Renard a hâte de vivre ce nouveau défi : "C'est un pays qui a une passion pour le foot. Il y a des grands clubs qui jouent devant 60 000 personnes leurs matches importants. On a fait un match nul contre le Mali. On commence au Yément une campagne de qualifications très longue. Il faut que je m'habitue à passer par un traducteur. Je dois me remettre en question. J'arrive ici comme un entraîneur qui doit faire ses preuves, contrairement à l'Afrique où je suis reconnu".

Le Français a vite tordu le coup aux rumeurs concernant un choix financier : "L'argent ? Ce n'est pas l'objectif premier, même si ce n'est jamais négligeable. Mais je ne serais pas venu sans un challenge sportif. J'avais d'ailleurs des propositions de clubs plus intéressantes sur le plan financier, mais j'avais envie d'une sélection, de revivre une Coupe du monde. Il n'y a pas mieux pour un joueur ou pour un sélectionneur. C'est magique ce que j'ai vécu en Russie avec le Maroc, un rêve".