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Hugo Lloris

Equipe de France, Hugo Lloris : "Le match le plus dur"

12:38 UTC+2 09/07/2016
Hugo Lloris
Avant d'affronter le Portugal en finale, Hugo Lloris est conscient que l'environnement d'un tel match va rendre la prestation des siens plus compliquée.

Lors du match d'ouverture face à la Roumanie, Hugo Lloris et ses coéquipiers avaient été submergés par la pression. Face au Portugal dimanche, les Bleus ne veulent pas reproduire le même schéma. 

24 heures avant ce match face au Portugal, dans quel état d'esprit êtes-vous ?

Hugo Lloris : C'est normal qu'il y ait un petit peu d'euphorie, on a bien profité après la victoire face à l'Allemagne mais cela a laissé place au calme et à la sérénité. C'est là qu'on sent qu'on a pris de la maturité car on est très vite passé à autre chose (....) A ce niveau-là de la compétiton, il n'y a pas de favori. C'est un trophée majeur qui est en jeu. On a envie de finir cette aventure en apothèose. Finir le travail de la meilleure des façons. On a besoin de se hisser au niveau que demande une finale de l'Euro. 

C'est le match d'une vie, c'est une formule ou c'est vraiment ce que vous ressentez ?

On ressent l'importance de chaque match depuis le début du tournoi. Jouer sur le sol français, c'est très fort, mais on s'est donné les moyens d'arriver jusqu'en finale. On a montré beaucoup de valeurs et on peut vraiment parler d'équipe maintenant. Il reste une marche à gravir, la plus dure face à un grand adversaire. On est focalisé sur cette finale et il y a encore cette petite étincelle qui nous guide depuis le début du tournoi. 

Quand est-ce que vous êtes devenus une équipe durant ce tournoi ?

La personne qu'il faut mettre en valeur pour ça, c'est le coach. C'est lui l'architecte, c'est lui qui a monté cette équipe. Malgré les soucis, il a su faire confiance à certains joueurs qui lui ont bien rendu. Il nous apporte cette sérénité, ce calme et cette envie de gagner ensemble. Il nous inculque cela au quotidien. On sent que tout le monde est au service du collectif, même ceux qui n'ont pas joué encore. C'est vraiment cette force qui nous permet d'avoir cette confiance, ce calme, cette sérénité. 

Cristiano Ronaldo est capable de monter très haut de la tête, cela va-t-il vous obliger à sortir plus souvent sur coups de pied arrêtés ?

C'est important de bien le serrer pour éviter qu'il prenne de la vitesse. Il n'y a pas uniquement Cristiano Ronaldo qui est dangereux. C'est toujours une réponse collective que l'on doit apporter à travers les coups de pieds arrêtés. On a progressé dans ce domaine. 

Samuel Umtiti a impressionné face à l'Allemagne, cela vous a surpris ?

Il est sûr de sa force, c'est important à ce niveau-là. Il y a un climat de confiance au sein de cette équipe. Quel que soit le joueur, ce climat lui permet de se sentir bien et de montrer sa valeur. Il est fort dans les duels et il a une qualité de relance qui lui permet de se distinguer. Il faut continuer car le plus dur reste à venir. 

Après ce qu'il s'est passé en novembre dernier, qu'est-ce que cela représente pour le public français de voir la France aller aussi loin ?

On a connu des moments difficiles cette année à cause de cet évènement mais aussi à cause des évènements extra-sportifs. Sentir cette joie renforce notre lien avec le public mais il reste encore une marche pour finir cette histoire de la meilleure des manières. Les Français ont eu besoin de s'évader à travers cette compétition. Cela vaut le coup de finir sur les rotules et de donner le maximum.

Vous revenez de très loin quand on se rappelle de Knysna il y a 6 ans, que s'est-il passé depuis ?

On a traversé une crise dans le football français mais on a su s'en relever. Cela n'a pas été facile, pas évident mais on l'a fait étape par étape. C'est le mérite de la FFF, des joueurs et des sélectionneurs. Le succès, on ne l'a pas créé du jour au lendemain, le temps et l'expérience cela ne s'achète pas. On a la possiblité de rentrer dans l'histoire, c'est une occasion unique et on doit en profiter au maximum. Le moindre effort ira dans ce sens dimanche.

Loïc Tanzi, au Stade de France