Equipe de France, Coman ou Sissoko : le choix stratégique de Deschamps

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Si l'équipe de France se dirige vers un 4-4-2 pour affronter l'Islande dimanche, Didier Deschamps va devoir faire un choix entre Kingsley Coman et Moussa Sissoko.

C'est le grand jeu autour de l'équipe de France depuis plusieurs jours : arriver à trouver quelle équipe alignera Didier Deschamps face à l'Islande dimanche au Stade de France en quarts de finale de l'Euro. Il faut dire que le sélectionneur a beaucoup modifié son système depuis le début de la compétition. "Je me retrouve dans différents systèmes par rapport à ce que je veux faire, explique-t-il. Je fais des choix au départ, je suis amené à changer ensuite. On peut avoir une "équipe type" cela peut évoluer mais je considère plus cela comme un avantage."

À chaque veille de match, DD brouille les pistes en zappant la traditionnelle opposition entre titulaires et remplaçants potentiels pour le lendemain. C'est donc sans surprise que l'ancien entraîneur de l'OM a continué dans sa logique samedi à Clairefontaine. Si le 4-4-2 (ou 4-2-3-1 pour certains) devrait avoir la préférence du sélectionneur pour démarrer dimanche, un doute subsiste sur l'identité du joueur titularisé sur le côté droit de l'attaque française. 

Sissoko pour épuiser la défense, Coman pour profiter des espaces 

Si le 4-3-3 a toujours été l'option privilégiée par Didier Deschamps depuis qu'il est en poste en équipe de France, le sélectionneur a vu face à l'Irlande (2-1) qu'un changement tactique pouvait s'imposer lorsqu'une équipe était très regroupée défensivement. Mais aussi qu'il correspondait à une problématique du moment. Face à l'Albanie (2-0), les Tricolores ont commencé avec le même 4-2-3-1 qu'en fin de rencontre face à la Roumanie (2-1), avant de rebasculer vers un 4-3-3 après 45 minutes.

Dans ce contexte, il y a deux choix qui s'offrent à l'équipe de France : tenter d'utiliser la vitesse de Coman pour surprendre l'Islande dès le coup d'envoi ou rentrer dans le jeu des adversaires en utilisant la puissance de Sissoko. "Il faudrait avoir un peu d'ambition, tout en respectant cette équipe, avance Ghislain Printant, ancien entraîneur de Bastia aujourd'hui libre. On va avoir le ballon, donc en mettant Coman on va les chercher sur un terrain qu'ils n'aiment pas."

Il y a cependant d'autres éléments qui doivent être pris en compte. "Vous n'avez pas toutes les cartes en main", a lâché Didier Deschamps en direction de la presse samedi. Kingsley Coman n'est peut-être pas suffisamment rétabli de sa blessure à la cheville contractée face à l'Irlande dimanche dernier. Moussa Sissoko - qui lui n'a pas joué face à l'Irlande - peut apparaître comme la solution idoine pour le technicien. Le milieu de terrain est un joueur polyvalent pouvant évoluer à tous les postes côté droit. Sa présence dimanche apporterait une touche plus physique. "Sissoko a besoin de partir de loin pour prendre de la vitesse et faire parler son physique, reprend Printant. Mais la complémentarité offensive serait plus forte avec Coman."

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"Anthony Martial aussi peut mettre le feu en fin de match"

Peut-on alors imaginer une équipe de France qui débute avec Sissoko pour fatiguer les défenseurs islandais avant que Coman ne profite des espaces en entrant en cours de match ? "Ce serait une lecture de match qui se tient, concède Ghislain Printant. Mais cela voudrait dire qu'on imagine être à 0-0 jusqu'en fin de match pour profiter de Kingsley Coman. Il faut que cette équipe prenne les devants au score. Qu'elle envoie certains signaux."

Depuis le début de l'Euro, les Bleus commencent doucement leur match avant de prendre le dessus en deuxième mi-temps, souvent après un changement tactique de Didier Deschamps. "L'idéal c'est de bien commencer et bien finir, concède Didier Deschamps. Mais j'ai vu des équipes très bien commencer et mal terminer. Et quand vous terminez mal... ce n'est pas bon signe. Mais il faut aussi prendre en compte l'adversaire qui commence très bien puis qui flanche un peu."

"Il ne faut pas oublier Anthony Martial aussi qui peut mettre le feu en fin de match", insiste Printant. Après 45 minutes titubantes face à l'Albanie, il serait difficile de voir l'attaquant mancunien débuter dans un match aussi important. Mais comme Didier Deschamps aime avancer ses pions cachés ces derniers jours... Ce serait un beau pied de nez au jeu des journalistes.

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