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EXCLU - Wilmots : "Hazard doit marquer plus de buts"

10:52 UTC+2 24/10/2014
Marc Wilmots | Belgium
Marc Wilmots s'est confié à Goal. Il a évoqué les performances de la sélection belge, Eden Hazard, et son avenir.

Marc Wilmots a la cote au plat-pays. Sélectionneur d'une génération dorée, le coach de 45 ans a amené la Belgique en quart de finale de la dernière Coupe du Monde. Battus par l'Argentine, les Diables Rouges restent ambitieux et voient l'avenir avec sérénité. Wilmots aussi, après un début de phase de qualifications à l'Euro 2016 dont il se contente. "Je suis satisfait par notre nombre de points et parce qu’on a marqué sept buts en deux matchs. On aurait pu faire mieux contre la Bosnie. On a eu des bonnes occasions. On méritait les trois points mais le match nul me va. La Bosnie et nous sommes les favoris du groupe donc un point à l’extérieur, ce n’est pas trop mal." Large vainqueur 6-0 du Luxembourg, la Belgique veut mettre fin à sa réputation défensive. "On a joué avec un certain système les dernières années. Désormais, on veut pratiquer un football plus offensif. On veut créer plus d’espaces pour nos attaquants. Toujours en 4-3-3, mais le style sera ajusté. Notre but, c’est de nous créer plus d’occasions. En ce moment, on s’en crée sept ou huit par matchs, c’est ce sur quoi on travaille avec les joueurs et le staff technique. Il faut être patient, parce qu’on a une équipe assez jeune, qui a 24 ans de moyenne d’âge", prévient Wilmots.

Incarnée par Eden Hazard, cette Belgique ? La précocité de l'ancien lillois est un trait de caractère majeure de cette génération. Mais l'ailier des Blues peut encore progresser, selon son sélectionneur. "Eden Hazard est en train d’aller encore plus haut. A Lille, il était déjà un des meilleurs joueurs en France. Il a gagné le championnat et la Coupe de France, il connaissait le succès. Il a commencé tôt, à 17 ans. Je le connaissais déjà à l’époque. Aujourd’hui, il a 23 ans et c’est une star à Chelsea. Mais il doit faire une chose : marquer plus de buts. Cela vaut pour Chelsea et pour l’équipe nationale. Ce qu’il a accompli à son âge est impressionnant." Et prolonger son contrat dans l'équipe de José Mourinho ? "Je préfère ne pas en parler dans les médias. Mais si Eden veut mon conseil, j’échangerai avec lui", élude Wilmots, qui a vu un autre de ses joueurs, Romelu Lukaku, quitter les pensionnaires de Stamford Bridge. "C’était difficile pour Romelu à Chelsea. La concurrence était féroce. Aujourd’hui, il a trouvé en Everton un club familial et en Roberto Martinez un coach qui croit en lui. C’est important pour un avant-centre de sentir cette confiance. Dans mon équipe, il a pour concurrents Christian Benteke et Divock Origi. Donc ce n’est pas facile pour lui d’être titulaire (en équipe nationale, ndlr) non plus.

Celui qui est incontournable en revanche, c'est Kevin de Bruyne, auteur d'un fantastique début de saison à Wolfsburg et cadre de la sélection belge. "A mes débuts (en tant que sélectionneur, ndlr), Kevin était forcé de s’asseoir en tribune. Je lui ai tout de suite annoncé : “Tu vas jouer des matchs et jouer plus souvent.” Il est génial et il a la capacité de lire un match rapidement. Il peut créer et il peut marquer. Il court partout. Si j’y réfléchis bien, c’était sans doute le meilleur joueur de l’équipe nationale ces deux dernières années. Pour un coach, c’est le joueur parfait, parce qu’il peut jouer partout." De quoi convaincre de Wilmots de continuer à la tête de l'équipe nationale ? L'ancien bordelais a en tout cas prolongé son contrat récemment. Mais rien n'est gravé dans le marbre. "J’ai prolongé consciemment de quatre ans pour plus de clarté. Mais j’ai une clause de départ qui me permet de partir à tout moment. Je m’amuse et j’aime travailler avec mes joueurs, mais j’ai besoin d’une certaine liberté. Comme ça, si un projet se présente, je suis capable de décider si j’en ai envie ou non." Après la Belgique, Wilmots retournera sans doute au football de club. Il en a déjà eu l'occasion, mais a refusé de reprendre Schalke 04. Aurait-il aimé succéder à Jens Keller, récemment remplacé par Roberto Di Matteo ? "Oui, bien sûr. Quand je vais à Schalke, c’est comme si je rentrais à la maison. Il y a deux ou trois clubs avec qui j’ai cette relation particulière. J’ai vécu pendant six ans en Allemagne, à jouer pour Schalke, c’est quelque chose d’inoubliable. Peut-être que l’occasion se représentera. Voyons ce que le futur nous réserve."

Propos recueillis par Hassan Talib Haji.