EXCLU - Cavani : "Thomas Tuchel nous a fait grandir en tant que groupe"

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Edinson Cavani s'est livré sur son ressenti actuel, sa persévérance et la méthode de Thomas Tuchel au PSG, en exclusivité pour Goal.

Il a l'air bien loin le "Edi" à la mine déconfite. Sous le beau soleil qatarien, le meilleur buteur de l'histoire du Paris Saint-Germain est apparu décontracté, souriant. Toujours très philosophe sur le football (et la vie en général), il a dévoilé son état d'esprit du moment, positif. 2019 sera une année plus sereine pour le numéro 9, si l'on en croit son interview. 

La tournée au Qatar

"Nous venons au Qatar quasiment tous les ans. Après une première partie de championnat, pendant laquelle nous avons fait de bonnes choses, des choses positives en sont ressorties, venir au Qatar, sachant qu’on a commencé l’année 2019 de façon compliquée, avec une élimination en Coupe de la Ligue qui n’a pas été positive pour nous… Pour beaucoup de choses je pense que c’est une bonne chose d’être en groupe, de venir trois jours en tant qu’équipe, groupe, rechercher une bonne ambiance. Tout ça est positif... Sans oublier la chaleur aussi (rires)".

"Le football, ces dernières années, se transforme en quelque chose de commercial, pas seulement passionnel comme ça a été le cas avant, la passion totale. En plus de la partie émotionnelle il y a aussi la partie commerciale. Il y a beaucoup de choses à faire par rapport à l’image, la publicité etc... Je pense que nous avons tous en tête cela, nous savons qu’il y aura des moments où on devra faire ce type d’opérations. Mais bien sûr il n’y a pas que la partie commerciale, pour moi venir trois jours en groupe c’est aussi préparer le prochain match et ceux d’après".

Le début d'année 2019 compliqué pour le PSG

"Ce sont les choses (qui arrivent, ndlr) dans le football. Par moment on a la forme maximale de l’équipe, et d’autres fois il nous manque un joueur et nous devons faire des remplacements… Ce sont des choses normales. Comme je l’ai dit avant, ce n’est que le début de l'année 2019, nous avons eu la trêve hivernale, mais juste avant nous avons atteint des objectifs importants pendant la première partie, comme avoir 50 points en championnat, se qualifier et prendre la première place du groupe en Ligue des Champions, être premiers en Ligue 1… Il y a des choses importantes que nous avons acquises et d’autres à améliorer pour que nous puissions monter en puissance".

La difficulté face aux équipes de L1 très défensives

"Je pense que c’est toujours très difficile pour toutes équipes qui en affrontent d’autres qui défendent bien, en bloc. Pour nous, c’est encore plus compliqué quand nous affrontons différentes équipes qui sont fermées, qui défendent en bloc. C’est normal parce qu’il y a moins d’espaces et il faut en trouver pour marquer le premier but au moins. Après ce premier but, nous pouvons commencer à fonctionner différemment. L’autre équipe doit aussi sortir un peu pour donner plus d’espaces, que nous puissions jouer et montrer notre football. C’est difficile, pas seulement pour nous mais pour toutes équipes qui affrontent ce type d’adversaires, très fermés".

Le PSG Ligue des Champions vs le PSG en compétitions nationales 

"Je ne pense pas que nous ayons un visage en Ligue des Champions et un autre en compétition nationale. Ce qui se passe c’est que, d’un point de vue extérieur, on croit que nous jugeons la Ligue des Champions comme quelque chose d’extraordinaire et que le championnat c’est différent parce que la Ligue 1, pour le PSG, c’est facile. La première des choses c’est de gagner et après avoir gagné, nous pouvons parler. Sincèrement, je pense que vous l’avez vu notamment contre Amiens, nous avons rencontré un adversaire très difficile jusqu’à ce qu’il y ait eu le premier but, puis la rencontre a été un peu plus facile. Il ne faut pas oublier aussi que nous avons perdu face à Guingamp, c’est une preuve que le football est comme cela et tout peut arriver. Nous commençons plus ou moins bien en Ligue des Champions et nous avons pu terminer premiers de la poule. Je pense que c’est un peu tout ce qui s’est créé, ce qui s’est dit mais en vérité ce que nous vivons sur le terrain, c’est autre chose. Quand on a la passion et quand on aime le football, on sait que tous les matches sont importants et que nous voulons tous les gagner". 

Sa méforme et comment il remédie

"Ce sont des périodes difficiles, avec des hauts et des bas mais cela ne m’importune pas plus que ça parce que je sais que ce sont des moments dans le football que n’importe quel joueur vit dans sa carrière. Mais cela ne m’a pas fait renoncer à mes rêves. C’est normal de ne pas être bien quand on ne marque pas de buts parce qu’on veut aider notre équipe. C’est notre rôle, surtout moi en tant qu’avant-centre de marquer des buts mais je ne crois pas à la personne qui est à 100% tout le temps. Et ça ne s’arrête pas au football, c’est important de l’avoir en tête". 

La métamorphose du vestiaire par Tuchel

"Le coach a créé une ambiance positive, d’union. Il a réussi à faire en sorte que, petit à petit, nous arrivions à nous connecter un peu plus. Pas seulement sur le terrain mais aussi en dehors. Il nous a fait grandir et ce n’est pas une tâche facile. On ressent cette union et ce sentiment d’amitié. Nous espérons tous continuer sur ce chemin, doucement mais sûrement. Nous affrontons les situations difficiles comme une équipe et je pense que ça peut nous emmener loin".

Sa connexion avec Neymar et Mbappé

"Tout est question de temps, de travail, de disponibilité aussi. De n’importe quel joueur de football, que ce soit un ou plusieurs. J’estime que tout le monde réagit différemment dans le groupe, d’une meilleure manière. L’énergie est différente et je pense qu’avec le temps cela s’est réalisé, cette connexion".

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Sa mise à l'épreuve perpétuelle

"Dans la vie en générale, et pas seulement que dans le football, une personne doit essayer de s’améliorer, de grandir, d’avoir des objectifs. Chaque année, les objectifs sont les mêmes : gagner, rester à 100% pour pouvoir jouer le maximum de matches, aller le plus loin possible avec le PSG. Je suis passé, personnellement, par des moments difficiles mais je pense vraiment que le fait de savoir qu’il faut continuer de travailler, que c’est le seul chemin qui mène au succès, qui permet un résultat, est important. Je ne renoncerai jamais à travailler encore plus pour être à 100% et pouvoir donner à mes coéquipiers le meilleur".

Le match à Manchester

"Je suis comme Tuchel, je pense qu’il ne faut pas trop se projeter et prendre les matches un par un. Mais je ne suis pas le seul, la plupart de mes coéquipiers pensent aussi de cette façon. Chaque match est une préparation pour la rencontre suivante et une série de matches peut être la préparation pour faire face à une finale ou un autre match qui pourrait venir plus tard. Nous devons nous concentrer sur le championnat parce que c’est le seul moyen d’arriver préparés au match de Manchester. Nous devons penser à nous et pas aux autres équipes. Nous devons penser à ce que nous devons faire en tant qu’équipe, connaître nos qualités et nos défauts pour arriver au prochain match prêts, de la meilleure des manières et en forme".
 
"Nous savons que Manchester United est passé par une période plutôt négative, le changement d’entraineur a amené un changement d’énergie aussi, différente. Ils ont commencé à avoir des résultats positifs, cela crée plus de motivation et c’est normal. Mais nous les étudierons plus spécifiquement au moment du match, pas avant".

Propos recueillis par Sabrina Belalmi, à Doha (Qatar)

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