EXCLU GOAL - Alassane Pléa : "Aucun doute, Umtiti va faire une grosse performance"

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Alassane Pléa et Samuel Umtiti sont amis depuis leurs 17 ans. Dimanche, le Niçois sera dans les tribunes pour encourager le défenseur. Pour Goal, l'attaquant parle du Lyonnais.

Alors qu'il vient tout juste de reprendre l'entraînement avec l'OGC Nice, Alassane Pléa ne compte pas manquer le quart de finale de l'Euro entre la France et l'Islande. Pour une bonne raison : la première sélection de Samuel Umtiti, grand ami de l'attaquant depuis qu'il est arrivé à Lyon à 17 ans. Depuis le début de la compétition, le Niçois a suivi tous les matches des Bleus grâce au néo-barcelonais et il sera présent au Stade de France dimanche pour encourager le défenseur. Pour Goal, Alassane Pléa a accepté de nous parler de cette relation d'amitié entre les deux joueurs et de ce sentiment de fierté qui l'anime en voyant de la réussite de son ancien coéquipier.

Samuel Umtiti est en train de vivre une semaine exceptionelle entre son transfert à Barcelone et sa première sélection. Quelle a été votre réaction quand il vous l'a annoncé ?

Alassane Pléa : J'étais très content. Tout arrive vraiment très vite. La signature au Barça, c'est une grande fierté mais là il va jouer avec l'équipe de France peut-être dimanche, c'est ce qu'il a toujours voulu, c'est immense pour lui. Il va passer dans une autre dimension. C'est énorme mais Samuel vise très haut et vu ses qualités, il peut viser encore plus haut.

Son jeu peut correspondre à celui du Barça ? 

Complètement. C'est un défenseur qui est très dur sur l'homme. Je ne dis pas ça car c'est mon pote mais j'ai joué contre lui et c'est très dur. Il vient vous presser tout le temps, il aime le duel. Il a aussi une très bonne qualité de relance grâce à son pied gauche qui lui permet de casser les lignes. Il est à l'aise de la tête. Cette saison il a passé un gros cap avec Lyon. Il peut le faire maintenant avec l'équipe de France même si ce n'est qu'un match. S'il fait une grosse performance, ça peut le lancer et montrer qu'il a le niveau international.

Comment pouvez-vous le décrire ?

C'est quelqu'un de très gentil, blagueur. C'est marrant car il n'est pas le même sur le terrain et en dehors. Quand il joue, c'est un gagneur, un très mauvais perdant qui s'énerve un peu vite. Mais en dehors, il adore faire des blagues 

Depuis quand vous connaissez-vous ?

Depuis nos 17 ans, quand je suis arrivé à l'OL. Lui était déjà au club depuis très longtemps mais on a tout de suite accroché. Depuis on a gardé contact, même quand j'ai signé à Nice. On arrive à se voir, on part en vacances ensemble chaque été. Bon là ça va être difficile (rires) mais je suis content pour lui, il va être excusé pour cette année. Du coup, je suis venu voir tous les matches de l'équipe de France depuis le début de l'Euro. 

Vous avez parlé avec lui cette semaine de tout ce qui lui arrive ?

Oui mais j'essaye de le laisser un peu dans sa bulle. Il savait qu'on pouvait faire appel à lui en équipe de France, il se préparait pour ça. Quand il a été appelé, il nous a dit 'je vais me donner à fond à l'entraînement pour être prêt'. 

À 22 ans, il va connaitre sa première sélection lors d'un quart de finale de l'Euro, en France. Vous sentez un peu de pression chez lui ?

Il n'a pas de pression. Je n'ai jamais vu Samuel se mettre la pression. Il ne se prend pas la tête, dès qu'il rentre sur le terrain il sait ce qu'il a à faire. Si j'avais été à sa place, je peux vous dire que j'aurais eu la pression (rires). Mais lui non, c'est une force chez lui. Dès ses 17 ans, il a commencé à jouer avec les professionnels. On a très peu jouer ensemble en CFA justement pour ça. Du coup, il sait ce que c'est que de commencer jeune, ça va l'aider. Il n'a pas changé, il a gardé ce mental.

A-t-il douté lors de la préparation ?

Ce n'était pas gagné quand même. Il était réserviste au départ et on était tous déjà très contents. Puis on a été un peu dégoutés quand il n'a pas été choisi pour remplacer Varane mais il l'a très bien accepté. Malheureusement pour lui, Mathieu s'est ensuite blessé et à partir de ce moment là, on lui a dit d'aller gagner sa place à l'entraînement.

Si vous l'aviez devant vous à quelques minutes du match, quel serait votre discours ?

Je n'ai pas grand chose à lui apprendre, c'est plutôt le contraire. Il a plus d'expérience mais je lui conseillerais de jouer son jeu, de ne pas se prendre la tête. Je n'ai aucun doute, il va faire une grosse performance. 

Et si justement vous deviez le détendre avant le match, que lui diriez-vous ?

C'est très dur d'aller chercher une anecdote pour le faire rire car il y a en beaucoup. Ah si ! Un jour on était sur l'autoroute, on venait tout juste d'avoir notre permis, on avait 18 ans. Il s'est mis à pleuvoir et Samuel conduisait, il ne savait même pas mettre les essuie-glaces (rires). Il a appuyé sur tous les boutons avant de reussir. C'est une toute petite anecdote mais il va comprendre. 

Propos recueillis par Loïc Tanzi

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