Cristiano Ronaldo, l'idole de tout un peuple en route pour l'exploit

Commentaires()
Getty
Alors qu'il a déjà tout raflé avec le Real Madrid, Cristiano Ronaldo (31 ans) court toujours après la consécration sous le maillot du Portugal. L'Euro est sa mission de l'été.

Il y a le Cristiano Ronaldo en club et le "CR7" en sélection. L'un enchaîne les buts, les titres et les exploits. L'autre, comme le Roi Arthur, est en quête du Graal. Jeudi, face à la Pologne de Robert Lewandowski, l'attaquant vedette du Real Madrid va tenter de qualifier le Portugal pour les demi-finales de l'Euro. Une performance inédite pour le triple Ballon d'Or, irrégulier depuis le début de la compétition malgré ses deux buts face à la Hongrie (3-3) et une action décisive en huitième de finale contre la Croatie (1-0 a.p).

L'ancien Mancunien est face à son destin. Un destin doré car sans lui, le Portugal serait déjà éliminé. Le compère de Nani en attaque a une bonne étoile au-dessus de la tête et peut encore rêver soulever le trophée au Stade de France le 10 juillet. Ce soir-là, sur les coups de 23 heures, les cloches sonneront, et Ronaldo sera peut-être sur le toit de l'Europe. Mais avant d'y penser le Portugais doit atteindre la finale. Un objectif commenté par László Bölöni, qui l'a pris sous son aile au Sporting alors qu'il n'avait que 16 ans.

Bölöni : "Ronaldo doit réaliser un Euro miraculeux"

"Le Portugal a un joueur exceptionnel, c'est Cristiano Ronaldo. Il a un très bon joueur : Nani. Et un défenseur très costaud qu'est Pepe. Mais le reste...", tempère l'ancien entraîneur du Sporting, également passé par Nancy, Rennes, Monaco et Lens. "La grande responsabilité repose sur le dos de Ronaldo et il doit réaliser un Euro miraculeux pour amener son équipe sur le podium. C'est tout ce que je lui souhaite parce que s'il y arrive il sera définitivement le Dieu vivant du Portugal !"

Cette expression, l'entraîneur roumain l'avait déjà utilisée. À l'époque, Cristiano Ronaldo n'avait pas encore signé à Manchester [pour 15 millions d'euros]. C'était il y a 14 ans. Et, pour lui, le jeune prodige avait déjà tout pour faire mieux que Luis Figo et Eusebio. "C'est quelqu'un qui, malgré son jeune âge, parlait déjà par son jeu, son courage et sa maturité. Quand il est parti à Manchester United, je n'étais pas convaincu, mais il m'a vite fait comprendre qu'il avait fait le bon choix et, avec tout le respect que j'ai pour Figo et Eusebio, je pense qu'il a déjà réussi à les dépasser. Ce qui lui manque désormais c'est d'offrir quelque chose à sa nation. Pourquoi pas l'Euro...", ajoute Bölöni, un brin sceptique.

La tâche s'annonce rude pour la bande à Fernando Santos qui est la seule à avoir atteint les quarts de finale sans remporter le moindre match au terme des 90 minutes. Troisième d'une poule à sa portée dans laquelle on retrouvait la Hongrie, l'Islande et l'Autriche, le Portugal est passé tout près d'une élimination surprise. Mais plus la compétition avance, plus les joueurs prennent confiance en eux. Au pays, on commence même à y croire et la victoire face à la Croatie, certes poussive, a redonné de l'espoir à tout un peuple.

Dans sa lutte à distance avec Lionel Messi, Ronaldo, qui n'est qu'à un but d'égaler Michel [meilleur buteur de l'histoire de l'Euro], a aussi l'occasion de frapper un grand coup. Alors qu'il avait l'opportunité de remporter la Copa America pour la première fois dans la nuit de dimanche à lundi, l'Argentin a raté le coche. L'annonce de sa retraite internationale a sonné comme un coup de tonnerre. De quoi donner des ailes à Ronaldo ? Pas forcément... D'ailleurs, pour Bölöni, la comparaison entre ces deux "OVNIs" a peu de sens.

"Qui est le meilleur ? C'est difficile à dire. On met des barèmes, on compte les buts, les titres... Mais on sait très bien que tous ces comptes ne sont pas réalistes", regrette-t-il. Toutefois, s'il devait choisir entre les deux hommes, son cœur pencherait forcément pour Ronaldo qu'il définit comme "un travailleur exceptionnel avec un talent miraculeux". Ce talent, le capitaine du Portugal en aura bien besoin pour hisser son pays en finale. Une mission digne des plus grands pour un joueur décidément pas comme les autres...

Prochain article:
Le Bétis Séville s'impose au finish contre Gérone (3-2)
Prochain article:
Gattuso "accepte" la décision d'Higuain
Prochain article:
Monaco, Thierry Henry annonce Subasic "apte" et des "choses avancées" pour un attaquant
Prochain article:
Higuain non retenu dans le groupe du Milan pour le Genoa
Prochain article:
Mercato - Julian Weigl au PSG, c'est "non" pour le directeur sportif de Dortmund
Fermer