Équipe de France : pourquoi Kingsley Coman est déjà plus qu'un remplaçant

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Très convaincant depuis le début de l’Euro, Kingsley Coman s’impose comme une pièce maîtresse du collectif de Didier Deschamps.

Si on lui demandait quelle est son équipe type, Didier Deschamps répondrait invariablement qu’il a à disposition 23 joueurs susceptibles d’être titulaires ou remplaçants. Dans les faits, Kingsley Coman est le seul joueur des Bleus à ne pencher ni d’un côté ni de l’autre.

Aligné d’entrée sur deux des quatre matches de l’équipe de France, le jeune attaquant qui a récemment fêté ses 20 ans ne partait pourtant pas pour démarrer les rencontres. Aujourd’hui, l’incertitude plane quant à savoir où il prendra place au coup d’envoi du quart de finale face à l’Islande. Pour l’heure, le Bavarois est le 12e homme en termes de temps de jeu avec 199 minutes passées sur le terrain, soit plus de 55% du temps disponible depuis le début de la compétition.

Le cap international franchi sans encombre

Avant le match d’ouverture face à la Roumanie, beaucoup s’interrogeaient sur la jeunesse de l’équipe de France et sur sa capacité d’adaptation lors d’une grande compétition internationale. Laurent Koscielny, comme d’autres, avait répondu sans détour que l’âge n’avait pas grande importance. "Tous nos joueurs, même les jeunes, jouent dans des grands clubs et savent gérer ces moments", avait-il répondu. Le rapport entre le fait d’évoluer dans un grand club et être performant en équipe de France ne s’est cependant pas toujours vérifié mais Kinglsey Coman n’a pas fait mentir le défenseur central d’Arsenal, au contraire d’un Anthony Martial un peu plus à la peine.

Qu’il soit titulaire ou remplaçant, le joueur du Bayern Munich a montré une constante capacité à dynamiser le jeu de son équipe, à varier le rythme, à déborder, centrer ou combiner dans les petits espaces. En conférence de presse, Antoine Griezmann, qui de son propre aveu avait eu du mal à se montrer totalement à son aise en 2014 au Brésil (il fêtait alors ses premières sélections et jouait sa première grande compétition avec les Bleus, ndlr), y voyait presque une évidence. "Il joue dans un grand club, il a fait demi-finale de la Ligue des champions avec le Bayern, finale avec la Juve. Il connait les grands moments, c’est un joueur qui percute, qui nous fait énormément de bien sur le terrain".

Un apport différent, considérable et… Indispensable

Dans le jeu, Kingsley Coman offre des solutions différentes à Didier Deschamps. Dans son 4-3-3 préférentiel, le sélectionneur place Dimitri Payet sur le côté gauche et Antoine Griezmann sur le côté droit, reléguant ainsi Kingsley Coman au statut de super sub. Car à chaque fois que le joueur formé au PSG est entré sur la pelouse, des différences se sont créées. "Il fait très mal à l’adversaire, il amène beaucoup de vitesse, de percussion et de centres", témoignait Antoine Griezmann en conférence de presse. Alors que Dimitri Payet et Antoine Griezmann sont des milieux excentrés qui préfèrent l’axe, Kingsley Coman "mord" d’avantage la ligne et répond plus au profil de l’ailier traditionnel.

Sans se priver d’Antoine Griezmann, Didier Deschamps peut faire évoluer tous ses atouts offensifs dans un 4-2-3-1 qui replace le Madrilène dans l’axe, en second attaquant, la position qu'il préfère et qu'il occupe en club. Mais peu importe le système, le rôle de Coman est toujours le même et depuis le début de la compétition, il prouve que son apport est total, notamment grâce aux différences qu’il est capable de faire en un contre un.

Ces différences se traduisent immédiatement par des situations déséquilibrantes pour l’adversaire. S’il peut amener le danger seul, tout le collectif en profite pour la conclusion des actions.

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Dans tous les secteurs du jeu offensif, Kingsley Coman figure dans le top 5 des meilleurs atouts de l’équipe de France. Pour l’heure, selon si l’on préfère voir le verre à moitié plein ou à moitié vide, il n’est donc qu’un demi-remplaçant ou un demi-titulaire. Mais la balance penche clairement d’un côté concernant l’avenir.

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