Équipe de France : insaisissable face à la Belgique, Kylian Mbappé continue d'éblouir le monde

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Le prodige français s'affirme toujours plus comme le danger numéro 1 des Bleus. Le plan que les Belges avaient mis en place sur lui n'a pas suffi.

Il ne faut pas lui parler de son âge, alors n'en parlons plus, promis. Ou juste une dernière fois. Juste pour rappeler que Kylian Mbappé s'apprête à disputer une finale de Coupe du monde du haut de ses 19 ans, dimanche 15 juillet, avec l'équipe de France. Juste pour dire qu'il a été champion de France deux fois en un an et demi. Juste pour râbacher qu'il a battu tous les records de précocité. Ce sont des faits. Mais au-delà de tout cela, ce qui est certainement le plus fort, c'est sa faculté à absorber le film de sa jeune vie de footballeur avec une telle facilité. Ce gamin jongle avec les obstacles de la célébrité comme il esquive ses adversaires. C'est fabuleux, vraiment.

Son plus beau coup d'éclat est dans un trou de souris

Depuis le début de cette phase à élimination directe, Kylian Mbappé a eu rencontré trois types de configurations différentes. Il y a eu l'Argentine (4-3), qu'il a torpillé à lui seul à coup d'acclérations fulgurantes dans de longs espaces. Il y a eu l'Uruguay (2-0), où même face à un bloc beaucoup plus compact, le jeune Parisien a mis son adversaire direct au supplice sur son côté droit. Et puis il y a la Belgique (1-0), un mélange des deux en quelque sorte, le tout avec un degré de difficulté plus élevé. Car si, comme contre l'Argentine, Kylian Mbappé a pu profiter de l'histoire de ce match - où les Bleus ont été repoussé dans leur camp - pour partir des très loin, il s'est aussi frotté à une équipe qui ne laissait pas les largesses de l'Argentine. Roberto Martinez s'était attelé à ne pas laisser Jan Vertonghen en un-contre-un contre le prodige, mais les prises à deux n'ont pas suffi. Incisif, tellement juste et toujours dans le bon tempo, Kylian Mbappé a tout bien fait.

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Pour boucler cette copie presque parfaite, il est simplement dommage qu'il n'ait pas pu inscrire un but ou distiller une passe décisive. Son bilan statistique méritait d'être étoffé. Le deuxième cas de figure a même faillu se produire à deux reprises. Son inspiration géniale sur une sorte de "roulette renversée" pour Olivier Giroud a encore prouvé qu'il ne fallait pas le réduire à un simple sprinteur de longues chevauchées. Sur le banc de la Belgique, Thierry Henry a aussi pu constater à quel point "le gamin pense", quand il a vu ce jeune homme né en 1998 conserver le ballon le long de la ligne de touche avec un aplomb de vieux briscards dans les dernières minutes de ce grand match. Tout juste avait-on pu lui pardonner un contre mal joué quelques minutes plus tôt sur une énième course à haute intensité.

"Moi je veux la Coupe du monde, être Ballon d'Or c'est pas mon problème"

Alors qui arrêtera Kylian Mbappé ? Poser la question, c'est aussi se demander qui peut stopper ces Bleus-là. Le jeune homme voit l'affaire comme cela, en tout cas. Après la rencontre, ses considérations personnelles étaient très loin. "C'est inimaginable. C'est le rêve de toute une vie, même dans mes plus grands rêves - pourtant je suis un grand rêveur -, je n'ai jamais imaginé ça", a-t-il lâché sur TF1. "Il reste une étape, mais on est fier de ce qu'on a fait. Didier Deschamps était content. On est tous content. Tout le monde est avec nous, les Français sont là, tout le monde est là. Le président Macron a dit qu'il nous avait donné rendez-vous en demi-finale et qu'il allait revenir pour nous voir avec la Coupe. Lorsque vous ne trichez pas et que vous travaillez pour le collectif, ça fait partie de mes qualités, si je peux aider l'équipe en faisant des talonnades ou en taclant je le ferais. Moi je veux la Coupe du monde, être Ballon d'Or c'est pas mon problème". En quelques mots, Kylian Mbappé avait résumé l'état d'esprit de ce groupe exceptionnel. Il reste une dernière marche, à Moscou, pour basculer encore dans un nouveau monde.

 

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