Equipe de France - Didier Deschamps : "Je ne me voile pas la face, on n'est pas les plus beaux"

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Après la courte victoire en Bulgarie (1-0) et à la veille du match face à la Biélorussie, Didier Deschamps s'est présenté en conférence de presse.

Après le très important succès sur la pelouse du stade Vassil-Levski de Sofia samedi dernier (1-0), l'équipe de France a besoin d'une victoire chez elle, au Stade de France (mardi, 20h45), pour s'assurer une qualification directe au Mondial 2018. 

Y-a-t-il une forme d'impatience de vivre un soir de fête comme celui de France-Ukraine ?

Didier Deschamps : On se prépare pour ça. Le match de demain (mardi) doit nous permettre de valider notre ticket. Cette équipe de France est aimée, elle est soutenue. Ca fait plaisir et je suis content pour les joueurs qui ont besoin de ça. En Bulgarie, il y avait 1000 personnes de prévues, mais ce n'était pas simple. Les joueurs ont fait ce qu'il fallait pour avoir ce lien même si on peut faire mieux. Ce soutien populaire, depuis un long moment, est important pour les joueurs.

Comment expliquez-vous ce soutien et cette grosse ambiance comme face aux Pays-Bas ?

Ce n'est pas que lié au jeu. J'ai connu des ambiances en tant que joueur un peu plus spectatrices, mais depuis des années il y a des efforts qui ont été faits de part et d'autre pour que le public vienne en nombre. Quelle que soit l'affiche, il y a au moins 80 000 personnes. Peu de stades en Europe ont le droit à ça. C'est important, je le répète, de sentir ce soutien.

Comment se sentent les joueurs et allez-vous effectuez des changements ?

Je ne vais pas vous répondre catégoriquement. On a perdu NG (ndlr, Kanté) qui est blessé. Aujourd'hui, je n'ai pas encore toutes les idées. On est à J+2. Certains joueurs qui ont joué samedi auront un entraînement aménagé. J'amènerai un peu de fraîcheur, mais je ne vous dirai pas où.

Se qualifier pour le Mondial est-il aussi important pour votre groupe que pour vous, quand vous étiez joueur ?

Il n'y a rien de plus beau que de jouer une Coupe du monde. C'est le must, ça l'a été tout le temps. Des fois, tu la regardes devant la télé. J'en ai vu deux devant ma télé. Dans mon groupe aujourd'hui, il n'y a que 7 joueurs qui ont connu une Coupe du monde. Une Coupe du monde, c'est sacré et on doit faire pour y aller.

Partagez-vous les quelques inquiétudes sur le fond de jeu de votre équipe ?

La meilleur façon de gagner les matches, c'est de mettre la manière et la maîtrise. Il faut aussi être efficace. Je pars avec les mêmes intentions. Je ne vais pas demander à mon équipe d'attendre et de voir ce qui se passe, mais on ne maîtrise pas tout. Le résultat était capital en Bulgarie. On n'a pas suffisamment maîtrisé. Sur le onze qui démarre en Bulgarie, on avait 7 joueurs qui avaient tout au plus 10 sélections. Ca fait partie de l'apprentissage. Ce n'est pas en claquant des doigts qu'on arrive à avoir l'expérience internationale. Le résultat est la chose la plus importante et mes joueurs vont apprendre. Les intentions sont toujours d'être le plus fluide possible, de maîtriser. Je ne me voile pas la face, on n'est pas les plus beaux, les meilleurs. J'ai des joueurs qui ont des qualités, mais il faut les aligner ensemble, qu'ils gagnent en complémentarité. Pour tous ceux qui ont joué (contre la Bulgarie), ça va leur servir.

Est-il possible de trouver des automatismes en sélection et devez-vous trouver une équipe-type ?

Oui, mais il faut du temps et il n'y en a pas, ou peu. En club, on trouve des automatismes grâce à la répétition. Plus les joueurs enchaînent, grâce à leur vécu, plus ils trouvent leurs repères. Forcément, si c'est toujours les mêmes qui jouent les matches, c'est plus facile de trouver des complémentarités, mais ce n'est pas le but non plus parce qu'un joueur s'il me manque 4 ou 5 joueurs, je fais comment ?

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Un joueur comme Kylian Mbappé peut-il être l'homme providentiel ?

Je ne pense pas que ce soit une bonne chose de parler d'homme providentiel. Antoine (Griezmann) a été décisif avec nous, Olivier (Giroud) aussi, même s'ils ne sont pas dans le même registre. Kylian (Mbappé) a des qualités, il n'a pas fait son meilleur match samedi, mais il a 18 ans. Il dépend des autres aussi, et Dieu sait qu'il a des qualités. Ce qu'il a vécu samedi va lui servir. J'ai beaucoup de joueurs offensifs avec des qualités, différentes. A moi de les aligner pour trouver la meilleure complémentarité.

Comment expliquez-vous qu'à Sofia il y ait eu zéro passe de Griezmann pour Mbappé et devez-vous changer le système ?

Plus ils se font de passes, mieux c'est. Il y a eu de la cohérence pendant la première demi-heure. Après, beaucoup moins. Mais ça ne vient pas que d'Antoine et Kylian Ca vient aussi des milieux et de la sortie de balle. Ce n'est pas que le fait d'un système, ce sont des situations de jeu où ils doivent trouver des solutions. Plus les joueurs offensifs peuvent combiner ensemble, mieux c'est.

J.Quelen & B.Quarez, au Stade de France

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