Equipe de France, Bacary Sagna : "Perdre en demi-finale serait aussi un échec"

Commentaires()
Getty
Pleinement tourné vers le quart de finale de l'équipe de France face à l'Islande, Bacary Sagna ne veut pas entendre parler de satisfaction. Le défenseur vise la victoire finale.

Souvent contesté en équipe de France, Bacary Sagna vit sa première compétition "réussie" en sélection. Depuis 2010 et l'épisode de Knysna, le latéral droit n'était plus titulaire chez les Bleus lors des phases finales. Le défenseur de Manchester City profite mais ne veut pas se reposer sur cet acquis. Avec ambition, l'ancien joueur d'Arsenal considère qu'un tout autre résultat qu'une victoire finale serait un échec à l'Euro. 

Comment réussir à contrer la motivation des Islandais ?

Bacary Sagna : Pour beaucoup de personnes, c'est la surprise de l'Euro, le Leicester de cette compétition. Mais ils ont battu les Pays-Bas en phase de qualification, ils ont fait match nul contre le Portugal et puis ils ont battu l'Angleterre, ce n'est pas rien. L'Islande mérite d'être là, ils font partie des meilleures équipes jusqu'à maintenant. À nous de faire ce qu'il faut pour réussir ce match. 

Du coup, vous êtes un peu vaccinés contre une surprise ?  

Tout peut arriver mais les exemples du Portugal et de l'Angleterre sont des mises en garde. Il faut prendre le match par le bon bout et leur montrer qu'on est supérieurs, qu'on est prêts à aller au combat, qu'on a envie de s'imposer simplement.

Quels sont les principaux dangers que peut amener cette équipe ?

Le danger c'est aussi nous-même. On est capables du meilleur, on fait partie des favoris, on a un statut et il faut savoir le supporter. On a l'envie de trop bien faire dans cette compétition et c'est ce qui nous bride un petit peu. Il faut que l'on se mobilise et qu'on reste concentrés dès le début.

Si la France remporte ce match face à l'Islande, aura-t-elle rempli son objectif ?

On veut aller au bout, c'est notre objectif. Si on perd en demi-finale, ce sera un échec aussi. On a la capacité d'aller au bout.  Je ne pense pas à la défaite aujourd'hui, je ne me vois pas aller en vacances. Je ne me vois pas décevoir les Français donc je n'y pense pas. On a confiance en nos qualités.

Les Islandais jouent dans des clubs moins côtés que les Bleus, est-ce qu'un grand joueur de sélection est forcément un grand joueur de club ?

Pour moi il n'y a pas de différence. Les recruteurs ne sont pas tournés vers l'Islande, c'est la seule raison de ne pas les voir jouer dans des grands clubs. Après l'Euro, ils vont être sollicités, ils ont prouvé qu'ils pouvaient supporter la pression.

Pouvez-vous faire encore mieux collectivement ?

C'est en tant qu'équipe qu'on leur posera des problèmes, il faut qu'on commence le match comme on l'a terminé contre l'Irlande. Il faut qu'on soit conquérants, qu'on mette plus de vivacité et qu'on lâche le ballon un petit peu plus vite.

Pourquoi l'équipe de France doit être dos au mur pour se reprendre ? 

Je ne pense pas qu'on ait de tension particulière, c'est difficile pour tout le monde. Il n'y a aucune équipe de l'Euro qui s'est lâchée pour le moment. Je ne suis pas inquiet pour cela. Mais cela ne passera pas tout le temps, lorsqu'on va rencontrer une équipe plus compacte, cela ne passera plus. On en a conscience. 

C'est votre deuxième phase finale en tant que titulaire après 2010, comment avez-vous évolué ?

Je suis plus mature. Ma première compétition s'est mal passée (en Afrique du Sud, ndlr), ça fait beaucoup réfléchir et ça m'a permis de reprendre les bases. La Coupe du monde 2014, je l'ai passée sur le banc et ça fait réfléchir aussi. Ca donne envie de travailler pour revenir. Je suis heureux de jouer mais cette place ne m'appartient pas. Tous les joueurs peuvent me prendre la place et vont se battre pour l'avoir. Ce n'est pas un cadeau qu'on me fait. 

Avez-vous hâte de connaitre votre nouveau partenaire en défense, à choisir entre Samuel Umtiti et Eliaquim Mangala ?

Il va y avoir des réglages à faire. On ne sait pas encore qui jouera, je n'ai pas de conseils à donner, c'est le coach qui va faire son choix. Tout le monde doit être apte à débuter. On a travaillé comme on a l'habitude de le faire. On devra simplement bien communiquer entre nous. Chaque joueur de l'équipe de France est améné à nous aider grâce à son vécu. 

Est-ce que vous estimez que l'équipe défend bien depuis le début de la compétition ?

Je pense oui, même si on peut mieux faire. Contre l'Irlande on s'est fait prendre dans l'état d'esprit, on s'est fait prendre une fois mais ça ne se reproduira plus. 

Prochain article:
Burton-Manchester City 0-1, Man City termine le travail
Prochain article:
PSG - Blessé, Neymar quitte le terrain en pleurs
Prochain article:
Quand le chef de sécurité du Barça sortait Dembélé de son lit
Prochain article:
Frenkie De Jong : "Le PSG ? J'ai appelé Maxwell pour lui dire que je ne viendrai pas"
Prochain article:
OFFICIEL - Piatek quitte le Genoa pour l'AC Milan
Fermer